Weblog du Lycée Polyvalent de Louhans

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vendredi 3 juillet 2009

Entre Planches et Bastringue

6 juillet au 12 juillet 2009 - Département de Saône et Loire (71) 3ème édition de la tournée "Entre Planches et Bastringue" Animation chez l'habitant, théâtre, musique, bal folk...

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Maisons d'écrivains

Les manifestations littéraires de cet été en France

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samedi 20 juin 2009

EAF: sujets 2009

Centres étrangers

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mardi 16 juin 2009

Les rendez-vous de l'été 2009 !

Communiqué de Fabien Waltefaugle et de la Compagnie "Pièces et main d'oeuvre"

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vendredi 5 juin 2009

Maisons d'écrivains

Infolettres de mai en téléchargement

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lundi 1 juin 2009

Florilettres: le numéro de mai consacré à Rilke

Rainer Maria Rilke, écrivain autrichien (1875-1926)

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jeudi 21 mai 2009

Cérémonie de remise du prix des lycéens

19 mai 2009 - Zénith de Dijon

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jeudi 14 mai 2009

Finale du prix des lycéens le 19 mai à Dijon

Modalités pratiques :
Les élèves doivent emmener leurs sandwichs et leurs boissons. Pour les élèves demi-pensionnaires et les internes, des sacs seront préparés par l’établissement.
Les sacs devront être gardés avec soi pendant la cérémonie.
Les portables doivent être éteints.
Les photos sont permises.
Garder les lieux propres (car, salle de spectacle).
Pause déjeuner de 12h30 à 13h30. Retour en salle à partir de 13h20.
Il est interdit de sortir de l’enceinte du Zénith.
Groupe intervenant sur scène :
Rendez-vous dans le hall du Zénith à 13h15.
A très bientôt pour ce spectacle littéraire !

samedi 9 mai 2009

Georges Dandin: une représentation unique

Communiqué de Fabien Waltefaugle

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mardi 5 mai 2009

Florilettres : sommaire du dernier numéro de la revue littéraire de la poste

  • Dossier sur Emile Meyerson (1859-1933), épistémologue(1) à l'occasion de la publication de sa correspondance avec des philosophes, artistes, savants du XX° siècle (Einstein,Bergson, Valéry, Apollinaire etc.).
  • Présentation de la biographie de Simone Weil par Christiane Rancé : Simone Weil, Le courage de l'impossible
  • Mahmoud Darwich, La Trace du papillon. Journal poétique (Eté 2006 - été 2007).
  • Haruki Murakami, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (autobiographie)
  • Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne. (roman)
  • Expositions, spectacles, prix littéraires, soutien aux jeunes talents...
    Pour les esprits curieux (au bon sens du terme), à consulter sur le site "Florilettres". Bonne lecture!

(1) L'épistémologie est l'étude de la connaissance scientifique

mardi 24 mars 2009

Atelier théâtre

Cette année, nous participons une fois de plus, au prix littéraire des lycéens de Bourgogne.
A cette occasion, nous préparons une représentation théâtrale en nous inspirant des livres.
Voici des photographies de nos essayages de costumes.


lundi 16 mars 2009

L'évènement Barack Obama:



Né d'un père noir kenyan et d'une mère blanche originaire du Kansas, Barack Obama est diplômé de sciences politiques et de relations internationales. Il commence par travailler dans la finance. Il s'investit ensuite dans les ghettos noirs de Chicago oû il y devient animateur.
Puis il commence à étudier le droit avant de devenir le premier rédacteur en chef noir de la prestigieuse Harvard Law Review. Il acquiert une réputation de spécialiste dans la défense des droits civiques au sein d'un prestigieux cabinet d'avocat. En 1992, il soutient Bill Clinton aux élections présidentielles et est élu sénateur démocrate de l'Illinois en 1996: il se bat en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, défend les droits des gays et des lesbiennes et fait voter une réforme sur la peine de mort dans l'Illinois.

En 2004, il est élu au Sénat des Etats-Unis avec 70 % des voix. Il se fait remarquer en juillet 2004 lors de la Convention démocrate par un discours qui fait l'éloge du rêve américain. Stimulé par sa popularité au sein du parti démocrate et auprès de la population américaine, Barack Obama se présente à la campagne présidentielle de 2008 en concurrence pour les primaires avec Hillary Clinton. Au mois de juin, les primaires se terminent et Obama sort victorieux : il représente alors le Parti Démocrate au mois de novembre. Le 4 novembre 2008, Barack Obama est élu 44eme président des Etats-Unis face à McCain .
L'année 2008 marque l'histoire des Etats-Unis d'Amérique avec l'élection du premier président noir et l'aboutissement d'une partie du rêve de Martin Luther King et de millions de personnes.


Born from a Kenyan black father and a white mother from Kansas, Barack Obama graduates in political sciences and international affairs. He starts by working in finance. Then he gets involved himself in the black ghettos of Chicago where he becomes an activities organizer there. Then he starts to read law before becoming the first black editor-in-chief of the prestigious Harvard Law Review. He acquires the reputation of a specialist in civil rights defense within a prestigious law firm. In 1992, he supports Bill Clinton for the presidential elections and is elected as a Democratic senator of Illinois in 1996: he fights for the extension of the medical cover to help poor people. He defends the rights of the gays and lesbians and gets a law voted against the death penalty in Illinois. In 2004, he is elected in the Senate of the United States with 70% of the votes. In July 2004, he attracts the attention of the democratic Convention with a speech praising the American Dream. Stimulated by his popularity within the democratic party and the American population, Barack Obama runs for presidency in competition for the primaries with Hillary Clinton. In June, the primaries are over and Obama is victorious: then he represents the Democratic party in November. On November 4th, 2008, Barack Obama is elected the 44th president of the United States. The year 2008 marks the history of the United States of America with the election of the first black president and one part of Martin Luther King's and of millions of people's dream has come true.







Barack Obama est en effet le premier président de couleur des Etats-Unis d'Amérique. Son élection a eut l'effet d'une bombe dans le monde entier et un d'éclat de lumière pour la population Afro-Américaine. “Les Noirs ne sont plus condamnés à n'être que des rappeurs, des joueurs de basket ou des dealers de drogues” s'exclamait une admiratrice de Barack Obama lors de son avénement. Un réel rêve qui devient réalité pour un peuple qui a dû combattre quatre siècles durant pour ses droits. Quel meilleur symbole d'ailleurs que cette femme de 106 ans qui a vécu la période ségrégationiste, les combats pour les droits civiques... Aujourd'hui, Anne Nixon Cooper, a voté pour la victoire d'un Afro-Américain à la tête de la première puissance mondiale.
Lors de son discours à Chicago, Barack Obama a fait de cette femme de 106 ans l'un des symboles de l'évolution des Etats-Unis d'Amérique.
L'élection d'Obama a effectivement enterré brutalement toute forme de discrimination. Mais la marche vers l'égalité devient une marche pour “la recherche de l'unité du peuple américain”, ce vieux rêve qu'Obama veut poursuivre...





« We must make more efforts to inspire the young and encourage them to take an interest in our inheritance as well as to know what being black means in America today ». Rosa Parks

« Nous devons redoubler d'efforts pour essayer d'inspirer notre jeunesse et les inciter à vouloir étudier notre héritage ainsi qu'à savoir ce que cela signifie être noir dans l'Amérique d'aujourd'hui »

La discrimination positive et ses conséquences

« The problem of the 20th century will be the frontier between colours »

« Le problème du XXeme siècle sera la frontière entre les couleurs » (DuBois, XXeme siècle)


Même après l'abolition de l'esclavage en 1863, la population Afro-Américaine reste inférieure au reste de la population Américaine.
Au cours du XXème siècle, des mouvements et révoltes emmenés par des figures emblématiques comme Martin Luther King, Rosa Parks ou encore Malcolm X ont certainement été le point de départ de l'évolution de la situation des Noirs aux Etats-Unis. Nous sommes maintenant dans les années 60, les mouvements pour les droits civiques ont été entendus par la population noire et créent de violentes émeutes dans certaines villes et dans les ghettos favorisées par des mouvements révolutionnaires noirs tel que les Black Panther. De plus, l'assassinat de Martin Luther King aggrave la situation. En 1968, l'année du décès de King, un rapport de la commission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et sert de base de réflexion pour l'élaboration de la politique de l'"Affirmative Action" ou discrimination positive.



« We are not looking for equality as a right or a theory, but equality as a fact and equality as a result » Lyndon Johnson

« Nous ne sommes pas en quête de l'égalité comme droit ou comme théorie, mais de l'égalité comme fait et de l'égalité comme résultat »



Le premier à utiliser l'expression "Affirmative Action" est le président John F. Kennedy en 1961 mais son assassinat en 1963 retarda le programme politique . C'est son successeur Lyndon Johnson qui mettra en place le procédé d'intégration sociale. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs étaient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés,les universités,les médias... Les résultats sont aujourd'hui convaincants puisque en 1960, 13% des Afros-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66% en 2000. Ce programme a en effet permis de dégager une certaine élite dans la population Noire dont le couple Obama fait partie.
Cependant la discrimination positive ne résout pas tous les problèmes raciaux.
En effet, la population noire occupe toujours le bas de l'échelle sociale, pour exemple 9% des Noirs sont au chômage, plus du double des Blancs. L'"Affirmative Action" a résolu certains problèmes sociaux. Mais le racisme moral est bel et bien toujours présent, d'ailleurs aux Etats-Unis le racisme ordinaire et quotidien est bien plus condamnable que le racisme moral. Souvent les Afros-Américains restent incompris, méprisés ou isolés. Ils expriment d'ailleurs cette incompréhension et leur combat quotidien dans la musique avec notamment le Rap ou le Jazz.

Tout comme dans la chanson de Tupac, rappeur des années 1980-1990, qui à travers ses textes nous fait part de sa vie dans la violence.

Traduction “Changes”

Je ne vois aucun changement, je me réveille le matin et me demande
La vie vaut-elle la peine d'être vécue ou devrais-je plutôt en finir?
J'en ai assez d'être pauvre et pire que ça, je suis Noir
J'en ai mal au ventre alors je cherche un sac à dérober
Les policiers n'en ont rien à faire des « nègres »
Il appuie sur la gachette, tue un nègre et c'est un héros
Donner de la drogue aux gosses, qui s'en préoccupe?!!
Une bouche de moins pour la sécurité sociale
Filez-leur la drogue et laissez-les la revendre
Donnez-leur des armes, reculez, et regardez-les s'entretuer
C'est l'heure de se battre, disait Huey*
Deux balles dans l'obscurité maintenant Huey est mort
J'aime mes frères mais on ne pourra aller nulle part
Si l'on ne partage pas entre nous
On doit commencer à changer certaines choses
Apprendre à se voir comme des frères plutôt que comme des étrangers
Et c'est ainsi que les choses doivent se passer
Comment le mal pourrait-il emporter un frère si il m'est proche?
J'aimerais retourner en arrière quand nous jouions enfants
Mais les choses ont changé et c'est ainsi

C'est ainsi
Rien ne sera plus jamais pareil
C'est ainsi
x2

Je ne vois aucun changement, tout ce que je vois sont des visages racistes
La haine déplacée déshonore nos origines
Je me demande ce que ça coûte de préparer
Un monde meilleur, effaçons les causes perdues
Enlever le mal des gens pour qu'ils se conduisent bien
Car Noirs et Blancs fument le « crack » ce soir
Le seul moment où l'on se sent bien est lorsque l'on s'entretue
Il faut des connaissances pour être raisonnable, du temps pour cicatriser ensemble
Et même si le ciel semble nous protéger
Nous ne sommes pas prêts de voir un président Noir
Ce n'est pas un secret, ne cache pas le fait
Que les prisons sont pleines, pleines de Noirs
Et il y a des choses qui ne changeront jamais:
On essaye de t'aider mais tu restes dans le jeu de la drogue
Maintenant, dis-moi ce qu'une mère peut y faire?
Etre vrai ne te raisonne pas
Tu choisis la facilité
« Je me suis fait un G* aujourd'hui » mais tu l'as fait lâchement
En vendant de la drogue aux jeunes  « Je dois être payé »
C'est ainsi que ça se passe

Refrain x2

Nous devons changer le cours des choses
Il est temps pour nous, en tant que peuple, de commencer des changements
Changeons notre façon de manger, changeons notre façon de vivre
Et changeons la façon de nous traiter les uns les autres
Vois, l'ancien comportement ne marchait pas donc c'est à nous de faire
Ce qu'il faut pour survivre
Et je ne vois toujours aucun changement, mes frères peuvent-ils vivre en paix?
C'est la guerre dans la rue et la guerre au Moyen-Orient
Au lieu d 'une guerre contre la pauvreté, c'est une guerre pour la drogue
Donc la police peut me chercher des ennuis
Je n'ai jamais commis un crime que je n'étais pas obligé de commettre
Mais revenons-en aux Noirs et je te le redis
Ne les laisse pas s'emparer de toi, te rabaisser
Te mettre dans le monde de la drogue et profiter de toi
Tu dois apprendre à te comporter
Ils sont jaloux quand ils te voient avec ton téléphone portable
Mais va dire aux flics qu'ils ne peuvent y toucher
Je n'ai pas confiance, quand ils se ramènent, je sors mon flingue
C'est le bruit de mon jouet, tu dis que c'est pas cool
Mais maman n'a pas élevé un idiot
Et aussi longtemps que je serai Noir, je dois rester armé
Et ne pourrai jamais avoir de repos
Car il faudra tout le temps que je me méfie des retours de flamme
Des types avec qui j'ai été brutal
Qui reviennent après toutes ces années
Rat-a-tat-tat-tat-tat* c'est ainsi


  • Huey est un des fondateurs des Black Panthers



  • G est l’abréviation du mot « gangsta » issu de l’argo anglophone gangster.



  • onomatopée d’un fusil mitrailleur






Vieux quartier Noir à Harlem


La discrimination positive a donc permis de créer une mixité sociale dans la société Américaine, cependant elle a posé aussi d'importantes questions.
Effectivement, si elle a élevé le niveau social des Noirs, elle a aussi créé des inégalités dans la population américaine et est aujourd'hui sérieusement remise en cause. Car même si la ségrégation a pratiquement disparu, la précarité des Noirs est toujours présente et les inégalités sociales sont toujours d'actualité. En effet, même si les Afros-Américains se sont installés dans plusieurs domaines comme le sport ou le cinéma, l'intégration reste difficile au niveau supérieur : par exemple, il y a plus de jeunes Noirs dans les prisons que dans les grandes écoles, seulement 44 députés sur 445 sont Noirs alors que l'on peut compter prêt de 40 millions d'Afros-Américains aux Etats-Unis.




Cependant, Barack Obama a justifié ce statut d'infériorité et a expliqué que « le combat doit maintenant être mené dans les têtes » car « la pauvreté des familles noires ne s'explique plus aujourd'hui par la ségrégation ou le racisme » mais par le lourd passé de leurs ancêtres esclaves, et qu'il faut aujourd'hui « accepter ce fardeau du passé sans en subir les conséquences ».Barack Obama a donc montré la voie pour poursuivre le combat de Martin Luther King.....


« We must learn to live together as brothers,otherwise we 'll die together like idiots » Martin Luther King 1968

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

L'apport de BLACK BOY

Ce roman autobiographique est un chef d’œuvre. La richesse de cet ouvrage est démontrée en plusieurs points. Premièrement, dans les progressions parfaitement visibles par le lecteur, que ce soit la progression dans le temps, puisque l’histoire se déroule de 1912 à 1929, ou la progression de l’état d’esprit de Richard qui passe de l’enfance naïve pour se rendre compte au final que même s’il existe une supériorité entre Blancs et Noirs, des améliorations sont à venir.

Richard Wright a retransmis toute l’histoire de son peuple que sont les Afro-Américains en commençant par des débuts tragiques mais réalistes pour atteindre un point culminant qui est l’espoir d’une liberté à venir, liberté aujourd’hui encore restreinte, mais présente, puisque, le 4 Novembre 2008, pour la première fois dans l’histoire, Blancs et Noirs réunis ont confié les clés de la première puissance mondiale, à savoir les Etats-Unis d’Amérique, à Barack Obama, un Afro-Américain.

Résumé de BLACK BOY de Richard Wright (1945)

Nous sommes en 1912, Richard à quatre ans, et le petit Afro-Américain vît avec ses parents, son frère et sa grand-mère dans la ville de Memphis, Tennessee.

L’éducation qu’il reçoit est loin d’être digne: en effet, souvent battu, le jeune garçon se sent perdu. Un jour, n’étant pas conscient de ses actes, il met le feu à sa maison qui finit en cendres. Pour cet acte de barbarie, il est sévèrement puni à coups de fouet. Peu après, le père abandonne sa famille. A seulement cinq ans, Richard tombe sous l’emprise de l’alcool, et rentre fréquemment ivre, recevant corrections sur corrections. Sa mère le sentant faible,celle-ci lui apprend un beau jour à se défendre, aux dépends d’une bande de gamins blancs. La mère ne pouvant plus subvenir aux besoins familiaux, ils déménagent à Jackson, plus au sud.

Le jeune garçon y découvre la soif d’aventure et la littérature grâce à Ella, qui est en quelque sorte son institutrice vivant également dans la maison. Mais ne s’y sent pas bien, et dépasse les limites. L’histoire se finit mal, la famille déménage chez la tante Maggie et Richard semble avoir trouvé en ce lieu un peu de réconfort. Mais une fois encore, le sort s’acharne sur la pauvre famille Wright car l’oncle Hoskins, mari de tante Maggie, est un soir abattu par les Blancs pour la simple et unique raison que celui-ci ne voulait leur vendre son petit commerce. Richard est alors contraint de retourner chez sa grand-mère où il est envoyé à l’école pour la première fois. Il est si terrifié qu’en classe, le pauvre enfant n’arrive à s’exprimer, ni même à prononcer son nom tellement sa frayeur est intense. Mais les choses s’arrangent finalement pour lui et il se fait même quelques amis. Comme dans beaucoup de cas, les bagarres éclatent à l’école, de plus, la mère de Richard perd la santé. Richard travail pour amasser quelques cents mais ce n’est pas suffisant et ils déménagent trois fois en quelques semaines, se retrouvant alors dans une maison guère plus grande qu’une caravane. La mère de Richard finit paralysée et les deux frères sont séparés.

Le petit est pris en charge par tante Maggie, qui réside aujourd’hui à Détroit. Richard quant à lui, choisit d’aller s’installer chez son oncle Clark, à Greenwood, à quelques kilomètres seulement de la maison de la grand-mère, là où est placée sa mère souffrante. Dès son arrivée, Richard est épié. Il retrouve une nouvelle école où il est vite accepté surtout pour sa force dans les bagarres, mais la peur s’empare de lui lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon aujourd’hui décédé vivait dans la même chambre. Dès lors, il ne peut plus dormir et ne veut que retourner vivre auprès de sa mère. Celle-ci va mieux mais elle rechute, devenant un corps presque inanimé.
Richard a douze ans et sa grand-mère veut l’initier à la religion, ce qui ne lui plaît guère, d’une part parce que l’institutrice même est sa tante Addie, femme qu’il ne veut pas respecter, et d’autre part, parce que cela ne l’intéresse que très peu. Un soir, cela dégénère car Richard refuse d’être battu par sa tante Addie pour une erreur qu’il n’avait pas commise, se défendant avec un couteau. A l’école, les jeux violents font leur apparition. Richard découvre peu à peu l’adolescence et se refuse toujours à la religion. Un vieil homme nommé « l’ancien », vient pour le convertir mais en vain.

Le jeune garçon écrit ses premiers vers qui sont pour la plupart des hymnes, et il commence à prier, afin de plaire à sa famille et trouve ici un bon moyen d’occupation le soir. Richard remarque que son niveau à l’école est plutôt bon mais cependant, il se bat et ne travaillant pas, il ne peut manger à sa faim. Il découvre grâce à un ami les journaux et trouve en eux de quoi le rendre heureux puisqu’il va par la suite les vendre, lui permettant d’obtenir quelques sous et d’ainsi améliorer sa condition de vie. Mais peu après, il est remis sur le droit chemin par un homme du quartier, qui lui montre le vrai sens de ce qu’il vend. Alors Richard démissionne aussitôt et se met à travailler au service des Blancs pour cinq dollars la semaine.

Mais de nouveau, la pauvre famille est privée de bonheur puisque le grand-père tombe malade et décède quelques jours après. Richard continue de travailler pour des Blancs et va à l’église dans le seul but de voir ses amis qui eux veulent l’accepter à condition qu’il devienne croyant. Alors il est baptisé mais ce n’est pour lui qu’une simple formalité. Des ennuis se présentent à nouveau à lui et cette fois-ci, c’est oncle Tom qui veut battre Richard, mais n’ayant rien à se reprocher, il se défend avec deux lames de rasoir.

Richard trouve des petits boulots et garde en lui cette envie d’écrire qui s’amplifie chaque jour. Il met alors son projet à exécution et sa première nouvelle est diffusée en plusieurs parties dans un journal local. Mais Richard ne trouve pas le plaisir espéré, car sa famille n’est pas intéressée par les histoires qu’il publie et de plus, ils ne le voient pas devenir écrivain.

Richard a seize ans et voit se rapprocher peu à peu les examens finaux de sa modeste éducation. Il est aujourd’hui en « neuvième », équivalent de la troisième de nos jours. Reçu avec brio, Richard est chargé d’écrire le discours de ce qui est en quelque sorte sa promotion. Après cela, Richard comprend qu’il lui faut un travail assez important pour pouvoir nourrir sa famille. Richard met peu de temps à trouver un travail qui le conduit dans l’optique, où il est chargé de l’entretien de l’atelier ainsi que d’aider les employés lors de leurs surcharges de travail. Il souhaite bien évidemment en savoir plus sur ce métier qui pourrait le conduire très loin dans le monde du travail, mais hélas pour lui, les deux principaux employés sont des Blancs racistes et lui barrent la route, voulant même le battre, alors il quitte son travail recommençant à zéro.

Dans son esprit, Richard commence à comprendre que ce monde est plein de danger pour la population Afro-Américaine, de plus, on découvre le difficile passage de l’enfance aux dures réalités de la vie qui l’attendent. Etant un garçon pour le moins organisé et qui, malgré sa pauvre éducation, sait réfléchir à son avenir, il se met en tête le projet de partir plus au nord pour s’installer, lui et sa famille, dans un lieu plus paisible vis-à-vis des Blancs.
Richard enchaîne les boulots de toutes sortes toujours avec cette peur de récolter des ennuis, ce pourquoi il ne reste jamais bien longtemps dans le même endroit. Son désir de s’en aller s’intensifie, et il connaît un moyen de se faire plus d’argent en peu de temps : la fraude. Elle est très pratiquée par les Noirs afin de soutirer de l’argent aux Blancs, mais la peur d’être débusqué le fait hésiter de longues heures. Sa soif de l’argent a finalement raison de lui et il parvient sans encombre à s’attribuer quelques dollars avec l’aide d’autres employés.

Puis le jeune homme part plus légèrement plus au nord, afin d’éviter les soucis, pour une courte durée, bien loin de son but. Le jeune homme est de retour dans la ville de Memphis, et trouve une chambre chez une dame charmante vivant seule avec sa fille. Il y est très bien accueilli et va même flirter avec Bess, la fille. Celle-ci tombe amoureuse de Richard et souhaite passer sa vie avec lui, mais le jeune homme refuse logiquement. Les liens entre eux se brisent et Richard trouve de l’occupation comme plongeur dans un cabaret. Cela lui permet d’économiser un maximum pour entreprendre son ultime projet, réunir sa famille et partir au nord. Mais afin de récolter plus d’argent, Richard pense à obtenir un meilleur travail et il pense également à se servir de son expérience dans l’optique. Par chance, il trouve une très bonne place, et après deux premiers mois prometteurs, les ennuis reviennent à lui. Cette fois ci, c’est son patron en personne, un Blanc du nom de Mr. Olin, qui lui joue un mauvais tour. Jaloux de son talent, il va monter un employé de la boîte concurrente contre Richard et inversement. Les deux hommes, conscients de cette embuscade, refusent au départ. Mais conscients également de la somme que cela pourrait leur rapporter, ils acceptent.
Richard est ensuite pris de passion pour la lecture, et grâce à son nouveau patron, Mr. Folk, Richard se procure les œuvres d’un certain Mencken, auteur qu’il a découvert dans le journal. Puis Richard découvre les grands auteurs européens tels que Balzac, Stendhal, Flaubert…Son grand projet prend forme car sa mère, maintenant rétablie, ainsi que son frère, le rejoignent à Memphis, accompagné de tante Maggie. Richard reprend alors ses écrits mais ne trouve pas grande inspiration. Puis le grand voyage commence après que Richard est salué tous ces collègues et son patron.

Mais au-delà de l’importance physique de ce voyage, Richard comprend ici que c’est une porte vers une liberté future, pour lui, mais également pour son peuple. Les dernières pages sont une leçon morale et un avenir meilleur que Richard Wright avait pressenti.