Weblog du Lycée Polyvalent de Louhans

mardi 31 janvier 2012

Comparaison du roman et du film Pierre et Jean

Pierre et Jean de Guy de Maupassant a été adapté au cinéma par André Cayatte en 1943. Le roman n'est toutefois pas retranscrit dans l'exactitude. En effet, le film commence par une scène de pêche : on y voit alors Pierre lorsqu'il était enfant et ses deux parents, M. et Mme Roland. Jean n'est pas encore né. Le père du jeune garçon est montré comme un homme plutôt colérique et strict avec son fils, à l'inverse de sa femme qui est douce et tendre envers Pierre : elle le protège. Hormis cela, M. Roland est au bord de l'eau en train de pêcher et sa femme est un peu plus loin, elle surveille Pierre. Ils sont habillés de la même manière que dans les années 1930 : c'est une transposition d'époque. Dans le roman de Maupassant, il y a effectivement une scène de pêche, mais elle est bien différente : tout d'abord, elle se passe sur un bateau. On y trouve également M. et Mme Roland, leur deux fils Pierre et Jean étant déjà adultes, ainsi que Mme Rosémilly, invitée à cette partie de pêche. M. Roland est tout aussi impatient que dans le film mais son côté « strict » est beaucoup moins accentué.
On peut donc s'apercevoir dès le début que le roman et le film ne sont pas exactement identiques ; mais il y a encore bien d'autres choses qui nous le confirment. Par exemple, l'histoire du roman s'étend sur seulement quelques mois, alors que celle du film s'étend sur plus de vingt ans puisqu'on y voit Pierre enfant au début, et adulte à la fin. Aussi, il y a des scènes ajoutées au film qui n'apparaissent pas dans le roman. Ainsi, Pierre se jette à l'eau parce que son père l'a violemment disputé. De même, après la partie de pêche, il y a une scène dans la bijouterie de M. Roland qui n'apparaît pas non plus dans le livre de Maupassant : on y voit un client faire la cour à son épouse, ce qui par la suite se transforme en querelle entre ce dernier et le bijoutier. La visite de la maison et la violente bagarre entre Pierre et Jean, devenus adultes, sont toutes deux des scènes ajoutées par André Cayatte également. En revanche, la scène dans le bar et surtout les monologues intérieurs de Pierre (malgré le fait qu'ils prennent une certaine place dans le roman, nous aidant ainsi à mieux le comprendre) ne sont pas retranscrits dans le film.
Après cela, on serait tenté de penser que les deux oeuvres sont tout à fait différentes, mais il y a quand même des points communs : par exemple, les personnages dont il est le plus question sont Pierre et sa mère. Il y a également des scènes identiques, comme celle du portrait de Maréchal, que Mme Roland avait intentionnellement fait disparaître pour que l'on ne surprenne pas la ressemblance flagrante entre ce dernier et Jean, son fils biologique ; de même que la scène avec Marowsko, un des personnages qui aura éveillé les soupçons de Pierre quant au secret familial jusqu'ici jamais révélé. Le fait que Jean soit le fiancé de Mme Rosémilly est aussi un point commun.
Enfin, à la fin du roman, on voit Pierre qui part sur un bateau ; les adieux avec sa famille, notamment sa mère, sont assez déchirants. A la fin du film, Pierre part également, mais cette fois-ci dans un train, et la tristesse de la famille est beaucoup moins apparente. Le début et la fin du texte de Maupassant et du film d'André Cayatte sont donc toutes deux différents, ce qui montre bien que le réalisateur a retranscrit le film à sa manière.
Le roman Pierre et Jean est agréable à lire et l'histoire est intéressante bien qu'un peu prévisible : on parvient vite à deviner le secret de la famille Roland. Quant au film, il n'est pas étonnant que le regarder est beaucoup moins captivant aujourd'hui, compte tenu du fait qu'il a été réalisé il y a déjà plus de soixante-cinq ans, mais il est néanmoins bien représentatif de l'histoire initiale.

De la plume à l’image...

Le roman Pierre et Jean de Guy de Maupassant, écrit pendant l’été 1887, publié en 1888, a été adapté au cinéma, dans un film également intitulé Pierre et Jean, réalisé par André Cayatte en 1943.

Une comparaison des deux récits permettra de dégager les multiples différences entre le livre et le film et les thèmes abordés. Plus généralement, elle répondra à la question : "Qu’est-ce que transposer un roman au cinéma ?".

D’emblée, nous pouvons remarquer que la durée du récit est plus longue dans le film que dans le livre. En effet, le premier commence dans les années 1910, à l’époque de la faute commise par Mme Roland et de sa rencontre avec "Marchat" (dans le film) ou Maréchal (dans le livre), le médecin de la famille (dans le film) ou le meilleur de leurs clients (dans le livre), qui deviendra son amant. Le livre débute à la fin du XIXème siècle, lors de la mort de Maréchal, ou plutôt de la remise de l’héritage de Jean, le début des doutes et des conflits. Les époques diffèrent donc. Pourtant, on dirait que le livre dure plus longtemps que le film à cause des nombreux passages de descriptions et de réflexions qui ont été supprimés pour permettre à ce dernier d’être plus rythmé. L’allongement de la durée du récit est nécessaire au cinéma pour que le spectateur ait davantage le temps de se plonger dans l’histoire afin de mieux saisir les origines du dilemme.

Les deux oeuvres commencent chacune par une scène de pêche. C'est le XIXème siècle. Les participants se trouvent sur un bateau. Ce sont : Pierre (adulte), Jean (adulte), Mme Rosémilly, M. Roland et Mme Roland. Les hommes pêchent tandis que les femmes se reposent. Pierre et Jean entrent en compétition pour impressionner Mme Rosémilly. C'est par une métaphore filée que Maupassant, désignant les poissons, nous annonce la prochaine fortune de Jean : "le flot d’argent". Et, par l’expression "pour voir celles du fond", il dénonce l’adultère de Mme Roland. Dans l'adaptation cinématographique, la scène se déroule dans les années 1910. M. Roland, alors plus jeune, pêche sur la rive d’un lac, seul. Son fils, Pierre, âgé d’à peine une dizaine d’années, vient le voir par moments, mais l’homme le repousse en lui disant d’aller ailleurs parce qu’il fait peur aux poissons. Cette séquence permet de planter immédiatement le caractère de M. Roland et les rapports père/fils qui s’ensuivent. Le jeune Pierre se réfugie donc auprès de sa mère qui délivre un message caché quand il lui demande "si ça fait mal aux poissons quand on les sort de l’eau". Elle lui répond : "Malheureusement il y a beaucoup de choses comme ça qui font mal". On observe donc dans les deux cas des sous-entendus annonciateurs de la suite de l’histoire : comme il n’y a pas de narrateur dans le film, le réalisateur fait passer le message par le biais d’images visuelles symboliques. Le film finit par le départ de Pierre, comme dans le roman. La différence, c’est que, dans ce dernier, Pierre part sur un bateau, et toute la famille le suit sur un autre bateau pour lui dire au revoir ; au cinéma, Pierre part en train, ses parents, Jean et Mme Rosémilly l’ayant accompagné à la gare et lui disant au revoir de loin. A l’inverse du livre, le film comporte un thème de la mer très peu développé, quasiment inexistant, ce qui explique le départ de Pierre par le train et non pas par la mer.

Dans les deux oeuvres, les personnages principaux sont Pierre, Jean et Mme Roland. Le personnage de Maréchal ou "Marchat" est plus important dans le film que dans le livre car on le voit apparaître à de nombreuses reprises (dans les années 1910), alors que dans le roman, son personnage n’existe pas, il est seulement cité. Mme Rosémilly (qui devient "Louise") est également plus présente dans l'adaptation cinématographique que sur le papier car on perçoit nettement sa préférence pour Pierre au début, qui est ensuite donnée à Jean au moment de son héritage. On a une autre vision de ce personnage, qui a de toute évidence un caractère vénal.



Qu’est-ce que transposer un roman au cinéma ?

Transposer un roman au cinéma, c’est passer de l'écriture à l'image. On peut le faire de différentes façons, en essayant de respecter le texte écrit au départ, en changeant quelques scènes, ou en réorganisant complètement l’histoire elle-même. Les noms des personnages peuvent être changés, des scènes peuvent être rajoutées, modifiées, coupées, enlevées, de même que les décors, les lieux, les dialogues, les descriptions... Tout cela pour que le film passe bien visuellement ; car adapter un livre mot à mot au cinéma est quasiment impossible, du fait des difficultés à refaire certaines scènes pour qu’elles soient présentables à l’écran et surtout intéressantes à regarder. Le cinéaste doit donc faire des choix pour que le film ait une durée correcte et garde un rythme soutenu qui retiendra l’attention du spectateur. C’est le cas du film Pierre et Jean d’André Cayatte. Par rapport au livre, des scènes ont été ajoutées (tout le début qui se passe dans les années 1910 par exemple), remplacées (la scène du départ de Pierre), supprimées (par exemple, les longs moments de réflexion de Pierre ont été écourtés). Les noms de certains personnages ont été changés (Maréchal en "Marchat" ou "Marchand" ; M. Roland est devenu "Marcel" et Mme Rosémilly "Louise"). Dans le film, le thème de la mer est peu développé (alors que dans le livre, il est omniprésent). Mais, pareillement au livre, les thèmes du secret et de la jalousie sont mis en avant.

Quand on compare le livre et le film, on remarque qu’André Cayatte n’a pas interprété l’histoire de la même façon que l’a exprimée Maupassant ; tout le monde interprète le récit à sa manière ; cette adaptation est intéressante car les changements sont importants à tous les niveaux et certains détails mis en valeur. Voir le film n’est donc pas suffisant pour essayer de comprendre ce qu’a voulu faire passer l’auteur du livre. Plus précisément, dans le cas de Pierre et Jean, je pense qu’avant de voir le film, il faut avoir lu le livre, car, dans l’adaptation cinématographique, il n’y a presque que les thèmes de base qui sont respectés. Les deux récits sont donc très différents, et on ne comprend pas bien le film si on n’a pas lu le livre.

mercredi 11 janvier 2012

À l'aube de la vie...

Inspiré par le roman d'Hélène Gestern "Eux sur la photo"

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La seconde 2 rencontre la conteuse Nadine Walsh

Dans le cadre du cours de Français, en introduction à l’objet d’étude consacré au théâtre, les élèves de la seconde 2, ainsi que deux autres classes du lycée, ont pu rencontrer le jeudi 3 novembre 2011 une comédienne et conteuse québécoise, Nadine Walsh, de passage à Louhans pour jouer sa pièce Femmes pirates et crise de foi(e).
Afin que chacun puisse donner son avis sur l’entrevue, les élèves ont eu à rédiger un compte rendu de la séance, individuellement d’abord, puis en groupe. La publication de leurs travaux finaux leur permettra de confronter et de partager leurs points de vue.

Rencontre théâtrale du 03/11/11, par Gaëtan, Lucas, Philippe, Sandrin, Xavier

Ce jeudi 3 novembre 2011, nous avons rencontré à la cité scolaire Henri Vincenot, une comédienne nommée Nadine Walsh. Elle exerce la profession de conteuse dans son pays natal, le Québec, et est venue en France pour représenter une pièce de théâtre intitulée Femmes pirates ou crise de foi(e). Elle est venue ce jeudi 3 novembre, car elle représentait sa pièce le soir même au théâtre de Louhans, puis elle repartait la représenter dans d’autres villes.

Durant cette rencontre, nous avons écouté l’intervenante, Nadine Walsh, qui nous a tout d’abord présenté sa vie et sa carrière. Elle nous a dit que sa principale source d’inspiration était sa mère : Rita. Elle nous a expliqué qu’elle avait choisi ce thème, les femmes pirates, car c’était en quelque sorte la représentation qu’elle se faisait d’une femme. Pour elle, une femme n’est pas seulement douce, sensuelle, comme on le montre dans les publicités. Elle peut également être guerrière et aventurière. Elle nous a ensuite dit qu’elle se trouvait à Louhans car c’est le festival des « Contes givrés » qui l’amenait là.

Elle nous a par la suite parlé de son parcours professionnel. Lorsqu’elle était petite, elle rêvait d’être danseuse, mais suite à un accident, elle fut obligée de laisser sa passion de côté. Après cette triste nouvelle, Nadine Walsh, qui était plutôt timide, décida de se lancer dans le mime. Cela lui plut et elle étudia alors trois ans le théâtre à l’université. Elle y découvrit une autre facette de sa personnalité et devint conteuse. Elle a notamment participé à une tournée en France avec onze autres conteurs en 2008.

Sa pièce est l’histoire de deux femmes, Anne Bonny et Mary Read, dont l’une était la femme du capitaine Calicot Jack, un célèbre pirate. Elles se retrouvèrent toutes les deux sur le même bateau pirate, déguisées en homme. Seul Calicot Jack savait qu’elles étaient des femmes et non des hommes. Les deux femmes, voulant vivre l’aventure comme des pirates, étaient habillées comme tels car les femmes n’était pas admises sur les bateaux de pirates. Un soir où l’équipage était ivre, les pirates furent capturés par la marine britannique. Ils furent ensuite jugés et condamnés à mort, les femmes aussi, mais elles plaidèrent leur ventre (la loi britannique interdit de tuer une femme enceinte). Leur peine fut donc repoussée.

Cette rencontre nous a permis de connaître le monde du théâtre, de savoir comment Nadine Walsh a fait pour passer du conte au théâtre. Cela nous a également permis de savoir ce qu’était le métier de conteuse, et en quoi il consistait. C’est toujours enrichissant de rencontrer une telle comédienne. Ça nous a donné un autre regard sur la pièce car après cette rencontre nous connaissions les raisons de ce thème et savions pourquoi elle avait choisi ce thème des femmes pirates. En conclusion, c’était une rencontre très agréable.

samedi 7 janvier 2012

Rencontre théâtrale du 03/11/11 par Léa, Emeric, Baptiste, Sophie, Sébastien

Le jeudi 3 novembre 2011, nous avons eu la chance de rencontrer la conteuse et comédienne Nadine Walsh de nationalité québécoise. Elle est venue nous faire part de son métier qui est avant tout sa passion, en nous parlant de sa création Femmes pirates ou crise de foi(e).

Tout d'abord, Nadine Walsh nous a parlé de ses inspirations qui lui proviennent avant tout de sa mère, « une grande muse » qui, pour elle, est une femme forte tout en restant féminine. Pour Femmes pirates ou crise de foi(e), son inspiration lui est venue de sa révolte contre la condition féminine comme elle a pu le voir en France, tel que le cliché de la femme nue dans les publicités, ou les sifflements des hommes dans la rue. Elle nous a également parlé des femmes guerrières comme Athéna, déesse de la guerre, tandis que les femmes stars comme Angelina Jolie ne l'attirent pas du tout.

Par la suite, Nadine Walsh nous a fait part de son spectacle. Son œuvre est à elle seule un combat pour la condition féminine dans le monde. Elle nous a expliqué la trame de la pièce Femmes pirates ou crise de foi(e), qui parle de deux femmes se nommant Anne Bonnie et Mary Read passionnées d'aventure et de piraterie qui décidèrent de se vêtir comme des hommes et de monter à bord du navire de Calico Jack, compagnon de Mary Read et capitaine du navire. À ce moment, il est le seul à savoir qu’Anne et Mary sont des femmes. Alors qu'une nuit tout l'équipage avait fortement festoyé, Mary et Anne furent les seules à ne pas tomber dans l'ivresse. Elles purent ainsi surveiller le navire. Mais au petit matin, un navire de l'armée vint aborder le bateau de Calico Jack. Anne et Mary se battirent vaillamment mais durent se rendre. Ils furent tous jugés mais au moment de la sentence, les deux femmes se levèrent pour dire à la cour : « Nous sommes des femmes et nous portons la vie ». Alors que tous les hommes furent pendus, elles furent emprisonnées jusqu'à leur accouchement puis furent pendues à leur tour. Avant que son mari ne soit pendu, Mary put lui dire : « Si vous vous étiez battus comme des hommes, vous ne seriez pas pendus comme des chiens! »

Pour finir, nous avons appris que Nadine Walsh avait été danseuse ; mais après un accident elle dut arrêter. Elle s'essaya donc au mime puis aux marionnettes avant d'apprendre le théâtre pendant trois ans à l’université. Dans ces pièces, elle commença par des contes traditionnels puis raconta des légendes amérindiennes pour finir par des contes africains. Ceci lui permit de vaincre sa timidité. Ses représentations se font dans le monde entier mais particulièrement en Europe. Aujourd'hui, Nadine Walsh a la chance de gagner sa vie grâce à sa passion et s'est fait une place dans le monde du théâtre.

Cette rencontre nous a appris quelques informations sur des personnages tels que Mary Read et Anne Bonny ou bien Lilith. Cela nous a aussi permis de rencontrer une personne du monde du spectacle.

Rencontre théâtrale du 03/11/11 par Guillaume, Corentin, Tanguy, Vivien

Ce jeudi 3 novembre 2011, le lycée Henri-Vincenot, dans le cadre du « Festival des contes givrés », a accueilli une actrice, Nadine Walsh, conteuse d’origine québécoise qui a ensuite choisi le métier de comédienne. Elle nous a tout d’abord expliqué en quoi consistait le métier de comédienne, puis son point de vue sur la société actuelle. Le soir même, elle présentait à Louhans Femmes pirates ou crise de foi(e), pièce qu’elle a elle-même écrite.

Depuis son enfance, Nadine Walsh a été bercée par les histoires et les contes traditionnels de son pays, racontés par sa mère. Pratiquante régulière de la danse, elle dut malheureusement arrêter cette activité suite à un accident. Après sa guérison, elle participa à des spectacles de marionnettes, puis s’essaya aux arts martiaux, pour vaincre sa timidité. Elle commença sa carrière d’actrice en écrivant des petites scènes quand elle avait le temps, en tant que loisir. Puis, au bout de quelques temps, elle devint actrice à part entière et présenta des pièces en Belgique, en Suisse, et même en Afrique, mais elle joue plus fréquemment en France. Femmes pirates ou crise de foi(e) est la première pièce qu’elle a elle-même écrite. C’est sa mère, sa plus grande source d’inspiration selon elle, qui lui a donné envie de défendre la cause de la femme.

Nadine Walsh a tout d’abord été choquée par la vision de la femme dans la société actuelle, qui est le thème du prélude de la pièce, et admirative des rares et courageuses femmes pirates, ce qui donnera lieu à la pièce même. Cette dernière traite de deux femmes pirates, Anne Bonny et Mary Read, qui se sont engagées sur un navire pirate en se faisant passer pour des hommes. Après avoir subi un assaut en pleine mer, elles se sont retrouvées condamnées à mort. Mais comme elles étaient enceintes, elles furent emprisonnées dans des cellules adjacentes en attendant d’accoucher. Nadine Walsh joue à elle seule plusieurs rôles, en changeant admirablement de voix, d’intonation et d’expression d’un personnage à l’autre. Elle emploie de temps à autre un langage familier pour choquer volontairement le public, afin qu’il s’immerge totalement dans l’histoire.

Après quelques rapides questions posées par des élèves de seconde, il en est ressorti que ces métiers d’actrice et de conteuse sont les seuls qu’elle pratique, et selon elle, elle a de la chance de parvenir à gagner sa vie grâce à ces métiers. Prenant pour exemple des guerrières, telles que Jeanne d’Arc, elle se révolte et se bat farouchement pour que la vision des femmes dans la société actuelle change.

Une rencontre comme celle-ci est très enrichissante car il est assez difficile de s’imaginer ce qu’est exactement le métier d’acteur professionnel. Tout en nous expliquant de façon saisissante son point de vue sur la société actuelle, les études à suivre pour devenir acteur et en quoi consiste ce métier, Nadine Walsh a captivé la salle par la qualité de son jeu d’actrice.

Rencontre théâtrale du 03/11/11, par Clément, Margot, Morgane, Romain, Emeline

Le jeudi 03 Novembre 2011, nous avons fait la rencontre d’une comédienne se nommant Nadine Walsh. Elle nous a fait part de son expérience théâtrale à l’occasion de sa représentation Femmes Pirates ou crise de foi(e) le soir même à Louhans.

Dans un premier temps, Nadine Walsh nous a fait part de sa passion pour la danse. Mais suite à un accident qui la blessa gravement au genou, elle fut obligée d’abandonner la danse dont elle pouvait faire son métier. Elle s’est beaucoup remise en question mais son envie d’être sur scène reprit le dessus. Elle commença par exercer le mime, puis les marionnettes et pour finir, malgré sa timidité, elle se mit au théâtre. C’est à ce moment que débuta son métier de conteuse. Nadine Walsh écrit tout d’abord des contes traditionnels sur l’histoire du Québec mais aussi des contes qui lui plaisent.

En 2006, N. Walsh participa à une tournée dans certains pays d’Europe et d’Afrique et c’est de cette expérience que l’idée des « Femmes pirates » est venue car l’image de la femme en France la choqua. Elle lut de nombreux livres sur la piraterie et le féminisme. Pendant son temps libre Nadine Walsh pratiquait les arts martiaux.

Nous avons ensuite pu questionner la comédienne. Suite à la question « d’où venait son inspiration ? », Nadine Walsh nous répondit que son inspiration venait en grande partie de sa mère qui représentait pour elle une femme forte, qu’elle voulait dénoncer le fait que la femme était devenue un produit commercial et que l’image de celle-ci se dégradait de plus en plus.

Nous avons voulu savoir pourquoi elle avait choisi Louhans et depuis combien de temps elle jouait son spectacle Femmes Pirates. Elle nous a dit que ce n’était pas elle qui décidait les lieux de sa représentation mais bien le festival des « Contes givrés » qui les organise. Cela fait maintenant deux ans qu’elle est en tournée.

Cette rencontre nous a permis de découvrir le métier de comédien, comment nous pouvons y accéder et en quoi cela peut être passionnant. Le vocabulaire assez familier de Nadine Walsh nous a marqué. Le fait qu’elle nous ait présenté un extrait de sa pièce nous a permis de mieux comprendre sa révolte contre la condition féminine. Elle a su, à travers son métier, nous faire réagir sur la condition des femmes telles qu’elles le sont aujourd’hui.

Rencontre théâtrale du 03/11/11, par Franck, Morgane, Nicolas, Morgane, Pauline

Le jeudi 3 Novembre 2011, nous avons rencontré Nadine Walsh. Cette comédienne et conteuse québécoise est venue nous présenter son spectacle Femmes pirates ou crise de foi(e), qui parle de la condition féminine. Le soir même, l'artiste l'interprétait au théâtre de Louhans.

Lorsqu’elle était enfant, Nadine Walsh avait pour souhait de se vouer à la danse mais, à cause de problèmes de santé, celle-ci n'a pu poursuivre. Afin de combler ce manque, elle prit des cours de marionnettes, de mimes, de jeux masqués et d'arts martiaux, sa nouvelle passion. Puis elle décida de « parler enfin » comme elle le dit avec humour. Ainsi, elle étudia durant trois ans les arts dramatiques à l'université. Au terme de ce cursus, elle est diplômée. Elle débute avec les contes traditionnels et les légendes amérindiennes, d'une part pour comprendre qui était présent avant nous et qui nous sommes et, d'autre part, pour expliciter la vie des peuples Amérindiens. C'est en 2006 que la conteuse participe à la tournée européenne « Caravansérail » ; c'est lors de cette tournée que germe en elle l'idée d'écrire un spectacle, son spectacle.

Nadine Walsh est intéressée et engagée pour la cause féminine au sein de la société actuelle. Afin d'écrire un spectacle relatant ses opinions, elle nous a donné ses principales sources d'inspiration : tout d'abord, sa mère fut pour elle une « muse » et une « figure de proue », comme elle le dit, emplie d'admiration. De plus, les femmes dans l'Histoire ont inspiré Nadine Walsh. Ainsi, elle évoque les femmes guerrières ou encore les figures féminines de la mythologie. Mais ce que l'artiste a retenu pour l’élaboration de son spectacle a été, bien entendu, la piraterie. Elle s'est alors intensément cultivée sur le sujet afin de le cerner et d'avoir des références variées.

Femmes pirates, c'est l'histoire de deux femmes : Anne Bonny et Mary Read. Elles montent sur un bateau déguisées en homme. Un jour, alors que le bateau est attaqué, les deux femmes tentent désespérément de lutter contre cette attaque alors que pendant tout ce temps, le reste de l'équipage est ivre. Perdant la bataille, elles sont alors capturées et leur secret est découvert. Prétendant qu'elles sont enceintes, elles ne sont pas tuées sur le champ mais emprisonnées.

Durant la rencontre, Nadine Walsh nous a présenté un court extrait de son spectacle, le début. C'est dans ce début qu'elle exprime sa colère et son désespoir en dénonçant l'image de la femme diffusée par les médias. Durant cette interprétation, elle a employé un registre linguistique familier afin de mettre au jour la réalité crue et choquante de la condition des femmes. Ainsi, elle imite un homme accostant une femme d'une manière disgracieuse et vulgaire.

Le jeudi soir, la comédienne donnait une représentation théâtrale époustouflante par la qualité du jeu et de l'interprétation. Le public a été enthousiasmé par la prestation de la conteuse qui lui a permis de pénétrer dans une époque qui occupe souvent l'imaginaire. Nadine Walsh a réussi à nous faire voyager tout en étant seule sur scène, sans décor. Après le spectacle, il était possible de rencontrer la comédienne. Lors de cette occasion, elle a fait l'éloge de son metteur en scène Alberto Garcia Sanchez. Elle a rapporté que son premier vœu était d'ajouter musique et autres accessoires à son spectacle. Cependant, son metteur en scène a préféré que la comédienne soit le seul effet de son spectacle ce qui a permis à celle-ci, comme elle l'a confié, d'exploiter des ressources inconnues.

Cette rencontre s'est révélée très enrichissante car elle nous a permis de découvrir un métier original expliqué par des termes simples mais efficaces, puisque l'enthousiasme de Nadine Walsh était débordant. Notre curiosité a ainsi été éveillée. Grâce à cette rencontre, nous percevrons l'objet d'étude consacré au théâtre avec un tout autre intérêt.

Rencontre théâtrale du 03/11/11 par Manon, Fanny, Suzanne, Tiffany, Charlotte

Nous avons rencontré, ce jeudi 3 novembre 2011, au lycée Henri Vincenot, l'artiste Nadine WALSH. D'origine québécoise, la comédienne est venue faire la présentation de son spectacle théâtral Femmes Pirates ou crise de foi(e). Cette pièce est organisée dans le cadre du festival de Bourgogne, les « Contes givrés » dont la ville de Louhans est partenaire. Outre l'explication de sa pièce, Nadine WALSH a fait part de quelques détails sur sa vie ainsi que sur ses sources d'inspirations.

Lors de cette rencontre, N. WALSH s'est présentée puis nous a parlé de sa jeunesse. En effet, étant plus jeune, elle était une fille timide et réservée. Avant d'être comédienne, elle a beaucoup cherché sa personnalité avec des métiers artistiques tels que la danse. L'artiste a dû cesser cette activité après une chute accidentelle. Elle se tourna alors vers des cours de marionnettes. Par la suite elle pratiqua les mimes, les jeux masqués puis enfin le théâtre. Elle étudia cet art pendant trois ans à l'université. Parallèlement à son instruction, elle s'initia aux arts martiaux. Son indéniable talent et son aisance sur la scène permettent à Madame WALSH de vivre de son art, le théâtre.

Nadine WALSH s'est beaucoup inspirée des paroles de sa mère. Durant son enfance, cette dernière lui racontait beaucoup de contes traditionnels. Elle est comme « une muse » pour elle. Pour Madame WALSH, les guerrières sont un modèle et elle s'inspire de l'Histoire et surtout de la mythologie pour écrire ses pièces. La comédienne est énormément révoltée par la condition des femmes en France qui est très différente de celles des femmes du Québec, ainsi que par l'exploitation de l'image de la gent féminine. Cette révolte personnelle est aussi une source d'inspiration pour elle. L'idée de son spectacle lui est venue lors de sa tournée qu'elle a effectuée à travers le monde.

Ensuite, vers la fin de l'entretien, après avoir répondu à toutes nos questions, la comédienne eut la gentillesse de nous représenter le début de son spectacle : elle nous a fait part de sa crise de foi(e) morale, sur ses pensées et sa vision de la vie. Puis, elle a conclu cet entretient en nous demandant notre idéal féminin et masculin.

Cette rencontre théâtrale avec la comédienne Nadine WALSH fut particulièrement enrichissante. En effet, outre la mise en scène de la cause des femmes, cette pièce a un but historique car les deux femmes pirates ont réellement existé. L'artiste, de par sa présence sur scène et de par son mode d'expression poignant et captivant, nous raconte à merveille l'histoire de ces deux femmes courageuses, Mary Read et Anne Bonnie. Cette rencontre a permis de faire connaissance avec une personne qui touche à un milieu particulier et plein de ressources qui est celui du théâtre. De plus, cette entrevue a pu donner envie d'aller voir la pièce en intégralité au théâtre de Louhans. Cet entretien laissera de très bon souvenirs et un avis des plus positifs.

Rencontre théâtrale du 03/11/11, par Marine, Margaux, Adeline, Chloé, Mikaël

Le 3 novembre 2011, la comédienne Nadine Walsh est intervenue dans notre lycée Henri Vincenot à Louhans. Elle nous a présenté sa pièce de théâtre, Femmes pirates ou crise de foi(e) qu'elle allait jouer le soir même au théâtre de Louhans. Nous sommes donc allés à la rencontre de cette québécoise avec laquelle on a pu interagir pendant une heure.

Nadine Walsh est comédienne mais aussi conteuse. Elle nous a raconté comment elle est arrivée à ce métier. A ses débuts, la comédienne pratiquait la danse ; elle voulait en faire son métier mais suite à un accident elle a dû abandonner. Elle a toujours eu une passion pour les arts donc elle voulait faire un métier dans ce domaine. De nature timide, elle a commencé par faire des spectacles de marionnettes, puis de mimes et enfin elle fit ses premiers pas sur scène. Pendant trois ans elle a pris des cours de théâtre tout en continuant sa passion : les arts martiaux. Elle a fait ses débuts avec de petites tournées mais celle qui a vraiment marqué sa vie est celle qu'elle a faite en 2006, où elle a joué dans beaucoup de pays francophones. De plus, ses voyages à travers le monde influencèrent davantage sa carrière de conteuse qui devint son unique métier. En effet, elle raconte des contes traditionnels de pays divers pour découvrir les différentes cultures du monde. Ainsi elle conte des légendes amérindiennes, africaines et antiques pour, selon elle, « apprendre qui nous sommes ».

Elle nous a confié que sa plus grande source d'inspiration est sa mère, Rita. Pour elle, sa mère est comme « une muse, un modèle », nous a-t-elle dit. Nadine Walsh est passionnée par les récits imaginaires et sa mère a entendu énormément sur ces contes et a légué son savoir à sa fille dès le plus jeune âge. La comédienne nous apprend que lors d'un de ses voyages à Paris, elle fut « bouleversée » par la condition et la représentation des femmes en France. Elle a assisté à des scènes dans la rue, où des femmes se faisaient accoster vulgairement. Elle exprime sa révolte à travers Femmes pirates ou crise de foi(e), sa première pièce de théâtre qu'elle a écrite.

Nadine Walsh décrit alors l'histoire de Mary Read et d'Anne Bonny, deux femmes pirates à bord du vaisseau de Calicot Jack, dit Jack Rackam. Elle raconte qu'un soir tous les hommes du navire étaient ivres et qu'il ne restait que les deux femmes déguisées en hommes. Lorsque l'ennemi aborda, Anne Bonny et Mary Read furent seules à se battre. Tout l'équipage fut prisonnier et condamné à être pendu. Devant le juge, les deux héroïnes défendirent leur cause car elles étaient enceintes ; elles furent emprisonnées. Dans sa pièce, Nadine Walsh interprète la scène du dialogue entre les deux femmes dans leur cellule.
Certains ont assisté à la représentation entière qu'elle a faite le soir même, et n'en ont fait que des éloges. Pendant tout son spectacle, la comédienne était seule sur scène et arrivait malgré tout à nous mettre dans l'ambiance, nous a confié un élève de la classe.

Après avoir présenté le déroulement de sa pièce, la conteuse nous explique que le principe du festival des "Contes givrés" est de faire jouer les comédiens dans toute la région bourguignonne. Ce fait explique sa présence à Louhans.
Au final, nous pensons que ce genre de rencontre est bénéfique puisque nous n'avons pas l'habitude de nous entretenir avec des artistes. Ainsi nous avons pu avoir un aperçu d'un autre domaine professionnel. Nadine Walsh nous a montré son investissement dans son métier. De plus, elle a défendu son opinion pour les femmes et elle a évoqué un reflet de la société actuelle qui suscite la réflexion.

vendredi 6 janvier 2012

Prière d'insérer

Communication de Fabien Waltefaugle

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Le lycée accueille Hélène Gestern, romancière

Le jeudi 19 janvier 2012 de 10h30 à 12h, Hélène Gestern répondra aux questions des élèves de 1°L, membres du jury du Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.

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mardi 3 janvier 2012

Eux sur la photo

Eux sur la photo relate le périple qu’Hélène, une femme de la quarantaine, entame dans le but de découvrir le secret de ses origines, tenu tabou toute son enfance, alors que son père est mort et que sa mère adoptive a la maladie d’Alzheimer. Peut-être pouvons nous voir dans ce livre un renouvellement révolutionnaire du genre épistolaire. Telle une mélodie en crescendo, cette correspondance étroite entre le personnage d’Hélène et un autre, Stéphane, scientifique de métier, s’enfouissant toujours plus profondément dans leurs secrets et souvenirs de famille respectifs, se distingue par des descriptions de photographies ponctuelles qui viennent rythmer et abreuver l’intrigue déjà passionnante.

Hélène Gestern donne une nouvelle étiquette au genre du roman épistolaire ; le thème de la recherche des origines, bien qu’ayant perdu de son originalité après sa surexploitation de nos jours (on le retrouve d'ailleurs dans un autre ouvrage de la sélection 2012, la bande dessinée L'appel des origines, scénario de Joël Callède), trouve ici un intérêt nouveau puisqu’il exploite l’aspect sensoriel et photographique des souvenirs. Ainsi, les différents types de textes, lettres, courriels, descriptions de photographies, s’emboîtent parfaitement les uns à la suite des autres comme des poupées russes pour former un tout dont la lecture est si émouvante qu’il est difficile de s’en détacher.

La photographie, en tant qu’art et en tant qu’œuvre d’art est présente partout dans le livre ; elle vient abreuver le thème de la mémoire et de l’oubli. Le personnage de Pierre, photographe, paraît avoir vécu pour témoigner par ses réalisations de ce que Sylvia, atteinte d’Alzheimer, sera incapable de se souvenir. Ses photographies décrites dans le roman expriment la souffrance de la séparation, la fin d’une vie pour être contraint d’en commencer une autre. Ainsi, la description d’un paysage neigeux, et silencieux, vide de couleur, de sons comme de bruits, dévoile par métaphore la solitude du photographe et son comportement absent. Chacune des photographies décrites est évocatrice des tourments d’un individu.

Ainsi, une construction à la fois efficace et simple présente au lecteur un univers auquel il pourrait être confronté. Hélène Gestern captive en posant implicitement une même question tout au long de son roman : comment cacher le passé peut-il détruire l’ordre d’une vie, de la même manière que l’exhumer peut déséquilibrer tout ce en quoi l’on croyait ? Le résultat est une réflexion menée avec intelligence et émotion sur le souvenir.

vendredi 30 décembre 2011

Un livre, des tableaux.

De tous les livres que j'ai lus jusqu'à présent dans le cadre du "Prix des lycéens", mon favori est Les heures silencieuses. Gaëlle Josse a déjà publié des recueils de poésies mais c'est son premier roman. Je vous invite par ailleurs à visiter son blog, foisonnant d'humour et de partage.

Son ouvrage parle d'une femme mère de famille, à une époque où les femmes ne sont pas maîtresses de leur sort. Magdalena, c'est son nom, vit à Delft, une ville hollandaise où a vécu le peintre Vermeer, près de Rotterdam. C'est elle qui raconte des souvenirs, des fragments de son quotidien...dans son journal intime. Le tout dans le silence et la poésie de la peinture.

Dans l'histoire, elle se fait représenter de dos, assise à son épinette (sorte de clavecin) dans sa chambre, par un peintre nommé Emmanuel De Witte. Ce tableau existe réellement : il s'appelle « intérieur avec une femme jouant de l'épinette ». Voir le tableau. Sa description occupe les premières pages du livre, entremêlée de souvenirs et de réflexions : « Je m'appelle Magdalena Van Beyeren. C'est moi, de dos, sur le tableau. »

Suit immédiatement l'évocation d'une de ses amies qui avait fait faire son portrait par Veermer : « on la voit affairée à peser de l'or et des perles, grosse de son huitième enfant». De même, on reconnaît aisément dans cette phrase le tableau de Veermer intitulé La Femme portant une balance

Par la suite, à la deuxième date, quelques pages plus loin : « Pieter a voulu faire réaliser son portrait ». Ce portrait de son mari, dit-elle, a été réalisé par Johan De Voogd.

Après de vaines et longues recherches, et ne trouvant traces du peintre ou du tableau, j'ai décidé de poser la question à l'auteure même. Je peux ainsi vous dire que le tableau, Pieter Cnoll et sa famille, a seulement inspiré Gaëlle Josse, qui l'avait vu dans une exposition, durant l'écriture de son livre. Ne se souvenant pas du nom du peintre qui l'avait peint, ni de l'image exacte du tableau, elle a alors brodé sur ce simple souvenir.

Jacob Jansz Coeman ; Pieter Cnoll et sa famille

J'en profite pour la remercier chaleureusement pour tous ces précieux renseignements, allant jusqu'à m'envoyer le lien vers une image du tableau, ainsi que de nombreuses images complémentaires en pièces jointes. Merci également pour une expérience inoubliable : l'échange riche de découvertes avec un véritable auteur !