Weblog du Lycée Polyvalent de Louhans

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lundi 27 mars 2006

Scénarios de courts-métrages

Les scénarios publiés dans cette rubrique ont été inventés et rédigés par les élèves de seconde 1 en classe de français. Ce sont des projets de courts-métrages, qui ont été proposés au concours de l'association dijonnaise "Court-toujours".
Neuf lycées de l'académie de DIJON ont participé au concours. La classe de seconde 1 a été distinguée pour trois des scénarios écrits par les élèves :
Le nez rouge deuxième prix
Meurtre au cirque Peruzzo et Le secret du manoir : troisième ex aequo

mardi 21 mars 2006

Comment s'en douter ? - Charlotte

1. INT BIBLIOTHEQUE JOUR

Vue sur le plafond de la bibliothèque d’un centre ville. Les murs sont jaunes et peu à peu apparaissent la journaliste et le poète, au centre d’une petite pièce très colorée et chaleureuse qui donne un aspect assez intime à la scène. Une musique douce vient s’ajouter pour renforcer l’intimité. Ils sont assis face à face et une photographe tenant son appareil photo à la main se tient à l’écart, en arrière plan et regarde par la fenêtre. Il n’y a que très peu de personnes dans la salle, certains sont assis autour de tables et lisent tandis que d’autres se baladent devant les étagères qui bordent les murs, à la recherche de livres. Au dehors le paysage est blanc, de fins flocons de neige tombent continuellement.

LISA C’est une jeune fille de vingt-deux ans, elle est petite mais s’impose par sa féminité vestimentaire. Elle porte un pull marron avec un décolleté et une jupe en jean, de longues bottes en cuir noir montent le long de ses jambes. Ses cheveux sont châtains et longs. Elle a un sourire aux lèvres, le regard fixant curieusement l’homme.

Quel est le rôle d’un poète pour vous ? Qu’est-ce qui vous a amené à exercer ce métier ?

MATHYS Un homme de vingt-quatre ans, grand et brun avec un regard séducteur et malicieux. Il porte un pull noir et un jean bleu foncé. Il soutient le regard de Lisa comme si les quelques mots qui suivent lui étaient personnellement destinés. Il récite.

« Un poète est amoureux et n’a pas assez des mots de tous les jours pour dire « je t’aime ». Il est seul et a besoin d’écrire pour aller jusqu’à demain. Il a fait la guerre et cherche à quoi ça rime, la vie. Il est humain et veut partager ce qu’il comprend à la vie. Retenir ce qu’il y trouve de précieux. Illuminer ce qu’il y trouve d’odieux. Propager ce qu’il y voit de miraculeux. Dénoncer ce qu’il y remarque d’injuste… » Ce sont des paroles de Mikael Ollivier auxquelles je tiens beaucoup. Je me suis inspiré de ces paroles dans ma vie et jusqu’à présent, elles ne m’ont jamais fait défaut. Il me semble que ces paroles répondent précisément à votre question, non ?

LISA (Gênée et touchée par les paroles du poète attend quelques secondes avant de répondre). Oui, précisément.

Lisa lui tend la main en se levant doucement de sa chaise.

LISA Eh bien c’était ma dernière question. Je vous remercie pour le temps que vous m’avez consacré.

MATHYS (Il la fixe dans les yeux). Merci à vous.

Les deux personnes s’habillent, chacune prend son manteau, celui de Mathys est long et noir et celui de Lisa est marron avec une capuche. Tous deux se dirigent lentement jusqu’à la sortie de la bibliothèque, une porte de bois blanc, suivis de la photographe se tenant toujours un peu à l’écart. Elle est grande et a trente ans; elle est vêtue assez modestement mais avec un look excentrique : une longue jupe tombe sur son pantalon. Au cours du trajet, Lisa se tourne vers Mathys.

LISA (Avec un léger sourire). Etes-vous célibataire ?

MATHYS Oui, pourquoi ?

LISA (En souriant avec un regard malicieux). Non juste comme ça.

Mathys ouvre la porte et laisse passer les deux jeunes femmes. Lisa et Mathys se regardent tout en descendant les escaliers.


Si la suite de ce scénario vous donne envie, faites-le savoir sur le blog et nous répondrons à votre demande !

"LE NEZ ROUGE", ClOé et Laurie


1.EXT. SOUS UN PONT. JOUR

Matin d’hiver, plan fixe sur un ciel couvert avec inscrit en lettres noires : Mardi.

Regard masculin, attentif aux moindres bruits, marqué par des sourcils légèrement froncés. (On ne voit que cette partie du visage)

Il se mordille les lèvres. (On ne voit que la bouche)

Se tord les doigts. (Nous ne voyons que les mains)

Soudain résonne un bruit de talons qui claquent sur le sol.

Le regard masculin se tourne vers cette direction.

Nous ne voyons que les chaussures rouges à talons d’une femme marchant sur un trottoir. Elle a le pas rapide. A son passage deux pigeons s’envolent. Bruit des battements d’ailes.

Les deux pigeons se posent aux pieds d’un vagabond, assis en tailleur. (On reconnaît les yeux du début) Une guitare est posée à ses côtés. Un nombre indéfinissable de vêtements le protège du froid. Tous sont usés par le temps.

Sous cette extrême pauvreté se révèle un jeune homme au visage doux, en contradiction avec sa situation. Un visage qui respire la sagesse et la tendresse. Un visage qui sourit, plein d’espoir, à l’affût des pas qui se rapprochent.

La jeune femme, une valisette à la main aussi dure et terne que sa tenue vestimentaire, commence la traversée du pont. C’est une femme d’une trentaine d’années, aux traits sévères et à l’allure froide, coiffée d’un chignon. Malgré la dureté de ses expressions, elle semble cacher en elle une profonde timidité.

Elle passe son chemin en regardant droit devant elle, ne prêtant aucune attention au vagabond. Morceau de guitare (off).

Le visage de l’homme s’éteint en la voyant s’éloigner dans le triste décor.

2.EXT. SOUS LE PONT. JOUR

Matin d’hiver, plan fixe sur un ciel pluvieux avec inscrit en lettres noires : Mercredi.

(Le même morceau de guitare continu) Le vagabond, toujours assis à la même place, dort.

Des passants indifférents défilent devant lui.

Brusquement l’homme se réveille (fin de la musique off) et regarde sa montre. Il semble soulagé. Il prend alors sa guitare et, motivé, se met à jouer (même morceau de musique que précédemment). Il regarde régulièrement l’entrée du pont, comme on attend quelqu’un.

A l’entrée du pont, les jambes de la jeune femme apparaissent, faisant claquer les mêmes talons rouges que la veille.

Un sourire se dessine sur le visage de l’homme. Il se met à jouer avec fougue. Sa main gratte les cordes avec entrain, il tape du pied sur le tempo de la musique, le son résonne de part et d’autre.

Le visage de l ‘inconnue ruisselle. Lorsque, soudain, elle renifle tristement, nous comprenons que ce ne sont pas de simples gouttes de pluie mais bien des larmes qui coulent sur ses joues.

L’enthousiasme laisse place à l’étonnement sur le visage de l ‘homme. Sa manière de jouer devient douce et mélancolique. Les chaussures rouges de la femme arrivent jusqu’à lui et s’arrêtent soudain.

Le visage de l’homme s’illumine, la bouche ouverte, les yeux émerveillés. Il cesse de jouer, se grandit, et s’apprête à se lever.

La jeune femme prend un mouchoir dans la poche de son manteau. A cet instant, les épaules de l’homme se relâchent. La jeune femme se mouche et passe son chemin sans un regard pour l’homme.

La déception se traduit sur le visage du vagabond qui repose sa guitare et ferme les yeux.

Fondu noir.

3.EXT. SOUS LE PONT. JOUR

Matin d’hiver, plan fixe sur un ciel brumeux avec inscrit en lettres noires : Jeudi.

Musique douce et nostalgique(off). Le visage de l’homme apparaît dans un morceau de miroir cassé. Il se coiffe avec les doigts et tente de mettre ses cheveux en place.

Au loin, nous reconnaissons le claquement particulier des chaussures de la femme aux chaussures rouges.

Le visage de l’homme montre des signes d’excitation et d’impatience. Tandis que le son des talons se rapproche, il ne sait plus comment se placer, quelle attitude adopter. Il finit par prendre le livre qui dépasse de sa poche et l’ouvre au hasard.

Caché derrière son livre, il sourit, amusé, comme on se réjouit d’un bon tour qu’on aurait préparé à l’avance.

La jeune femme à la valisette fait son entrée sous le pont. Soudain en regardant sur le sol, son visage fermé laisse place à l’étonnement.

A un mètre des pieds de la femme, une fleur a été dessinée avec, en son cœur, des yeux et un grand sourire. Tandis que les pieds s’avancent, ils rencontrent une autre fleur dessinée à la craie, puis encore une autre, placée sur leur chemin comme pour les guider.

Le visage de la femme s’égaye d’un sourire tandis que ses pas suivent les fleurs.

Ne se doutant pas que ce joli geste lui est dédié, elle continue son chemin, souriante.

Mine déconfite de l’homme qui la regarde s’en aller.


Si la suite de ce scénario vous donne envie, faites-le savoir sur le blog et nous répondrons à votre demande !

samedi 18 mars 2006

En travers des néons- Henri et Marlène

1. INT PIECE AUX MURS BLANCS NUIT Une pièce aux murs blancs, néons tapissant les murs, lumière artificielle très blanche traversant l’espace : placée au centre, une bulle remplie d’un liquide visqueux rose (eau huileuse). Une femme nue, la quarantaine, flotte dans ce liquide. Elle est en grande partie immobile : seule sa tête bouge. On peut lire sur son visage la panique, la suffocation. Un bourdonnement grave emprisonne la scène.

2. INT CHAMBRE A COUCHER NUIT Le réveil sonne : il est six heures. Catherine( la même femme que dans la bulle) arrête instantanément la sonnerie et allume la lumière machinalement. Elle se dresse sur son lit, le regard vide, rempli de cernes.

3. INT SALLE DE BAIN LEVER DE JOUR Une lumière jaunâtre provenant de la lampe de la salle de bain baigne la pièce. Catherine est sous la douche. Elle s’habille machinalement sans se regarder dans le miroir. C’est une femme plutôt classique, très sobre, peut-être même trop.

4. EXT VOITURE A L’AUBE Catherine est dans sa voiture. Claquement de portière off. Elle démarre la voiture, seul le ronflement du moteur est audible. Elle sort de la cour et s’engage sur la route. Plan moyen de Catherine qui conduit : attitude très neutre.

5.INT BIBLIOTHEQUE JOUR On voit une horloge : il est sept heures. Les lumières de la bibliothèque s’allument : on entend le bruit des néons qui se mettent en marche off. Catherine s’installe à son bureau, elle enfile ses lunettes, ses yeux sont cernés et son visage n’est pas maquillé. Elle resserre d’un mouvement bref sa queue de cheval déjà trop tirée. Elle croise les mains sur son bureau et attend. On revoit l’horloge : il est dix heures. Les premiers étudiants commencent à arriver dans la bibliothèque et s’installent sur les tables. On voit de nouveau l’horloge : il est onze heures. Une dizaine de personnes évoluent dans la bibliothèque, parlant à mi-voix.

CATHERINE

Sèchement

Chut ! Moins de bruit !

La remarque qui n’était pas indispensable est inefficace. On peut voir encore l’horloge : il est onze heures dix.

CATHERINE

Blasée

Baissez le ton !

On voit une dernière fois l’horloge : il est onze heures trente.

CATHERINE

N’ayant que cela à faire

Chut !

6. EXT VOITURE NUIT ET BROUILLARD

Même plan que pour le voyage aller : Catherine conduit la voiture, seul le ronflement du moteur est audible. Son regard est inexorablement vide.

7. INT MAISON DE CATHERINE NUIT

Le salon de la maison est à l’image de Catherine : tout ce qu’il y a de plus banal. Un canapé vert kaki drapé d’une couverture à carreaux rouges est placé au centre de la pièce, en face de la télévision, qui est installée contre le mur. Le père de famille, Jacques, quarante-quatre ans, est lui aussi à l’image de Catherine : inspecteur des impôts pour la vingtième année. Il est avachi sur le divan à côté de ses deux enfants prénommés Lisa et Ghislain. Lisa a douze ans et Ghislain en a seize. Ce sont tous deux des lycéens qui n’ont rien d’exceptionnel : deux adolescents happés par la télévision, l’amour et plus que tout les jeux vidéos. On peut voir leurs trois visages cernés, au regard vide grâce à la lumière de la télévision. Seule la cadette semble être captivée par ce qu’elle regarde. On entend une publicité pour les shampooings off : une femme semble jouir , ce qui fait instantanément rougir Lisa. On fond de la pièce résonne tout à coup la lourde porte d’entrée off. On devine la silhouette de Catherine qui s’avance dans la pénombre du couloir.

CATHERINE

Tout en déposant sa veste sur le porte manteau du couloir, joyeusement

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jeudi 16 mars 2006

Douce mélancolie

Adeline

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Il y a si longtemps...

Guillaume, Mélissa, Aurélie, Corentin

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