vendredi 23 mai 2008
Les répétitions du spectacle
Par P. EVRARD, vendredi 23 mai 2008 à 14:22 :: Prix des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2007/2008

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vendredi 23 mai 2008
Par P. EVRARD, vendredi 23 mai 2008 à 14:22 :: Prix des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2007/2008

Par P. EVRARD, vendredi 23 mai 2008 à 14:13 :: Prix des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2007/2008
Titre des nouvelles du recueil d'Emmanuelle URIEN
lundi 19 mai 2008
Par P. EVRARD, lundi 19 mai 2008 à 11:33 :: Monstrueux! (2.1)
De nos jours, le dragon a su s’introduire dans de nombreux domaines artistiques. En effet, il a perdu son image de gardien visant à effrayer la population locale en Europe, et a aussi abandonné son simple statut religieux au Japon.
Le dragon a, en effet, su se moderniser avec les avancées technologiques, notamment grâce à des effets spéciaux de plus en plus perfectionnés, et il est maintenant présent dans de nombreux films à succès tels que Coeur de dragon en 1996

(amitié improbable entre le dernier des dragons et un chevalier), "Donjons et dragons"en 2000 (aventure inspirée du jeu de rôle) ou alors "Eragon" réalisé en 2006 (film tiré du même livre) et bien d'autres encore...
Mais, outre la littérature et le 7ème art, il est devenu un personnage à part entière dans une des industries les plus florissantes qui soit,le jeu vidéo. Le dragon s'est en effet très bien intégré dans ce divertissement puisqu'il est maintenant le personnage principal (bon ou mauvais) de nombreux jeux tels que:"Warcraft","Spyro","The legend of Zelda", "Monster Hunter","L'air", et la liste est longue...
En bref, nous pouvons dire que le parcours de ce monstre aura été et est encore un bel exemple de ce que peut devenir une simple créature sortie tout droit de notre imagination
Valentin
vendredi 16 mai 2008
Par P. EVRARD, vendredi 16 mai 2008 à 10:55 :: Prix des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2007/2008
54 lycées, et un jury de plus de 2000 lycéens ont décerné le prix à Mark MAGGIORI, présent à la cérémonie, comme Emmanuelle URIEN, Isabelle MINIERE et Anna BOREL.
A l'auditorium de Dijon, qui avait fait salle comble, de belles prestations des élèves ont été offertes aux participants, et certaines de très grande qualité sous une forme aussi variée que la réalisation de courts métrages, la parodie d'émissions télévisées ou de remise de prix littéraires...
Les élèves de 2.1 du lycée Henri VINCENOT ont surpris, étonné, et enthousiasmé le public avec leur évocation du recueil d'emmanuelle URIEN La collecte des monstres.
Avant la cérémonie

Les derniers conseils :
Peu avant notre montée sur scène, le comédien Fabien WALTEFAUGLE, metteur en scène de notre pièce de théâtre, vient nous apporter quelques ultimes petits conseils. Plus d’une fois avant la représentation il nous disait : « Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien » et nous, très concentrés , espérions de tout cœur que ce qu’il disait était vrai. Vingt minutes s’étaient écoulées, et nous étions en coulisse, les cœurs battaient de plus en plus vite : le stress commençait à s’installer. Soudain, il n’y eut plus un bruit dans la salle, le spectacle allait commencer. Les lumières s’attisent et soudain : TIC-TAC, TIC-TAC…
Mélanie et Mélissa
Dans les loges, la concentration, sous la conduite de Fabien WALTEFAUGLE :



mardi 13 mai 2008
Par G.R., mardi 13 mai 2008 à 14:43 :: La seconde guerre mondiale: témoignage, littérature et cinéma.
* Le jeu sur le titre:
Art SpiegelMan a effectué un jeu de mots avec le titre: Maus qui se rapporte à la souris, représentation des juifs dans le livre. Maus devient Mauschwitz par la suite et nous fait penser à Auschwitz: le camp d’extermination et de concentration.
* Le jeu sur la représentation des humains en animaux:
L’auteur va représenter les hommes par des animaux et chaque nation a un code animal: les américains sont des chiens, les polonais des cochons, les français des grenouilles (sans doute parce qu’on les surnomme « les frogs », grenouille en anglais), les allemands des chats et les juifs des souris.
Les deux derniers se rapportent au mythe du chat et de la souris. Ce mythe symbolise bien la situation des juifs. Le félin est le prédateur du rongeur tout comme les nazis sont dominants sur les juifs. Le chat joue avec sa victime avant de la tuer: les Allemands s’amusaient à martyriser les Juifs avant de s’en débarrasser par la mort. Le souris est faible, innocente et docile: c’est donc la métaphore du juif. Le chat est rusé et chasseur: c’est la métaphore du nazi.
* Le graphisme:
Les visages des personnages se ressemblent (on les différencie par les vêtements), il sont simplifiés mais arrivent à faire passer leurs sensations et leurs émotions. Art Spiegelman a réussi à représenter l’horreur de l’holocauste et de l’oppression dans son dessin.
* Le contenu:
Le langage est courant voire familier pour renforcer l’idée de témoignage réel. L’auteur a voulu retranscrire la façon de parler de son père pour soutenir la vérité du témoignage.
* Les difficultés du dessin et de l’écriture:
À la page 171, l’auteur se met en scène et montre l’un des moments problématiques du dessin: comment représenter sa femme étant donné que c’est une française convertie à la religion juive. Finalement elle aussi sera une souris.
De la page 201 jusqu’à la page 207, Spiegelman se remémore les moments importants autour de son père et oppose ses souvenirs. Il exprime son malaise face à la vérité qu’il doit dessiner, il nous montre sa confusion et son malaise en se représentant sur une pile de cadavres juifs. Il nous relate ensuite l’oppression et l’angoisse qu’il ressent, causées par l’étouffement des médias, le succès du livre, les rafales de questions et le profit à l’égard de son œuvre. Il représente cette angoisse et ce malaise en se faisant de plus en plus petit pour devenir comme un enfant perdu au milieu des adultes. Par la suite, il décrit sa psychanalyse chez son psychologue lui-même, ancien déporté comme son père. L’auteur se confie pour ses problèmes face à son ouvrage:
-comment mettre en scène son père sans lui porter atteinte et tout en montrant la vérité sur ses relations avec lui?
-comment dessiner et écrire sur l’extermination et sur les peurs qu’elle engendrait?
-faut-il témoigner de l’holocauste et est-ce que les gens ont retenu la leçon?
-L’épisode de la mini-bande dessinée sur la mort de sa mère:
Ce passage évoque la culpabilité de l’auteur qui se sent responsable de la mort de sa mère, la folie de son père lors de l’enterrement, l’incompréhension vis-à-vis des autres, la nostalgie, la confusion et le sentiment de remords.
Le graphisme différent du reste du livre témoigne des sentiments et de la réalité difficile à accepter.
Pour conclure, nous pouvons dire que toute l’œuvre témoigne du fait que l’auteur a effectué une recherche sur la façon de témoigner, sur le souci de la vérité et sur le moyen de retranscrire cette vérité sous une forme innovatrice. Art Spiegelman a parfaitement réussi à mettre en scène son père et la vie de celui-ci de façon réelle et véridique tout en évoquant les problèmes rencontrés.
mercredi 7 mai 2008
Par C.V., mercredi 7 mai 2008 à 14:57 :: La seconde guerre mondiale: témoignage, littérature et cinéma.
E.W « Nous, Juifs, nous étions là pour mourir » p8
Jorge Semprun « Il est plus facile de parler aux petits-fils qu’aux fils » p16
E.W « Se taire est interdit, parler est impossible » p17
« Pour moi, la Shoah, ça n’est pas une affaire de Juifs. Ont s’est attaqué à la race humaine. Et la race humaine, il n’y en a qu’une. »
« Les Juifs sont indubitablement une race, mais ils ne sont pas humains. » Adolf Hitler
Par C.V., mercredi 7 mai 2008 à 14:48 :: La seconde guerre mondiale: témoignage, littérature et cinéma.
« Un livre n’a plus le pouvoir qu’il avait autrefois » dit Elie Wiesel. C’est vrai, un livre n’est pas à la portée de tout le monde. Pas comme un film que l’on peut regarder à n’importe quel âge. Mais avec un livre on peut mieux peser les mots.
Un livre est donc un moyen comme un autre de ne pas oublier l’horreur de cette époque, de témoigner pour les jeunes d’aujourd’hui et pour les enfants de demain. De plus, ce passé appartient à la mémoire commune et oublier « signifierait danger et insulte » comme le dit Elie Wiesel. Aujourd’hui le but est d’informer le monde, surtout les jeunes, de les renseigner et de les sensibiliser pour qu’ils puissent prendre le relais des survivants de la shoah, et pour que leurs souffrances n’aient pas été vaines…
mardi 6 mai 2008
Par G.R., mardi 6 mai 2008 à 14:54 :: La seconde guerre mondiale: témoignage, littérature et cinéma.
* Biographie
Art Spiegelman naît le 15 février 1948 à Stockholm (Suède). Il est fils de juifs polonais rescapés d’Auschwitz.
Figure emblématique du courant underground de la bande dessinée des années 60-70, il a contribué aux revues Real Pulp, Young Lust et Bizarre Sex. Il a également été illustrateur d’autocollants et de paquets de cartes à collectionner (les Garbage Pail Kids qui devinrent les Crados en français). Il a aussi participé à la publication de deux anthologies renommées: Arcade, avec Bill Griffith, et RAW avec sa femme (l’artiste et romancière Françoise Mouly).
En 1986, il publie le premier volume de MAUS: "un survivant raconte"(« A Survivor’s Tale », aussi publié sous le titre de MAUS: « My Father Bleeds History », traduit en français par « Mon père saigne l’histoire ») qui relate la vie de son père durant la seconde guerre mondiale. En 1991, il sort la suite et fin de la bande dessinée (MAUS: « from Mauschwitz to the Catskills », en Français « Et c’est là que mes ennuis ont commencé »). Cet ouvrage va susciter l’attention des critiques qui l’acclament. MAUS sera l’objet d’une exposition au musée d’art moderne à New York et obtiendra un prix Pulitzer spécial, habituellement réservé aux romans.
Plus récemment, dans les années 90, Spiegelman a travaillé pour le New Yorker (magazine américain) mais il démissionna quelques mois après la tragédie du 11 septembre 2001. Sa couverture pour le magazine à propos des attaques des tours a été acclamée. Elle semblait noire au premier abord, mais en regardant mieux, on pouvait distinguer les silhouettes des tours du World Trade Center.
Il a déclaré avoir démissionné pour dénoncer le conformisme éditorial qui s’empirait des médias américains. Il est un virulent critique de la politique de George W. Bush et décrit les médias comme étant « timides et conservateurs ». Il a blâmé le fait que le New Yorker a censuré plusieurs de ses projet de couvertures comme celle où il représente une bombe atomique pour le 14 juillet ou celle où l’on voit pour Thanksgiving un bombardier américains larguant des dindes sur l’Afghanistan.
En 2004, il publie À l’ombre des tours mortes ( In the Shadow of no Towers) où il expose son expérience de l’attaque des tours jumelles et de ses effets psychologiques.
On peut conclure en disant qu’il est l’un des plus grands défenseurs de la bande dessinée en tant que médias et parcourt souvent les Etats-Unis en donnant des conférences titrées Commix 101 . Lui et Françoise Mouly sont aussi éditeurs d’une série d’anthologies pour enfants appelée Little Lit .
* Bibliographie:
-Maus, un survivant raconte t.2 - Et c’est là que mes ennuis ont commencé, Flammarion, Paris, 1992 (ISBN 2080666185)
-Maus, l’intégrale, Flammarion, Paris, 1996 (ISBN 2080675346)
-La Nuit d’enfer (texte de Joseph Moncure March), Flammarion, Paris, 1996 (ISBN 2080671006)
-Ouvre…Je suis un chien!, Gallimard jeunesse, Paris, 2002 (ISBN 2070507483)
-Little Lit: Contes de fées, contes défaits, édition du Seuil, Paris, 2002 (ISBN 2020510014)
-Bons baisers de New York, Flammarion, Paris, 2003 (ISBN 2080685619)
-A l’ombre des tours mortes, Casterman, 2004 (ISBN 2203370068)
-Little Lit: Drôles d’histoires pour drôles d’enfants, éditions du Seuil, Paris, 2005 (ISBN 2020601672)
Par C.V., mardi 6 mai 2008 à 14:28 :: La seconde guerre mondiale: témoignage, littérature et cinéma.
Philippe Grimbert est né en 1948 à Paris. Il a publié trois essais Le psychanalyste de la chanson en 1996, Pas de fumée sans Freud en 1999 et Chantons sous la psy en 2002.
Il a également publié son premier roman en 2001, intitulé La petite robe de Paul.
Philippe Grimbert est donc un écrivain mais il est aussi psychanalyste travaillant dans des institutions spécialisées pour les enfants psychotiques et autistes.
Il a été récompensé par le prix Goncourt des lycées en 2004 et le prix des lectrices de Elle en 2005 pour son roman Un secret.
Voici son histoire :
La mère du narrateur, Tania, était mariée avec Robert. Sa sœur, Hannah était mariée avec Maxime, père du narrateur. Hannah et Maxime eurent un enfant qui s’appela Simon. Lui , à l’encontre du narrateur, était beau, grand et musclé.
Puis « l’ombre de la guerre » s’approcha. L’Autriche fut annexée, la Pologne envahie. La France déclara la guerre. Peu à peu tout commença à basculer. Au début « la politique d’épuration visait à expulser de France ceux qui n’étaient pas naturalisés », puis la nourriture devint de plus en plus rare. On commença à faire allusion aux camps de concentration, « le brouillard de gares dont on ne revient pas ». Le port de l’étoile jaune était devenu obligatoire. Maintenant le but était de se réfugier en zone libre. Grâce à Madame Louise, qui avait pris contact avec un colonel en retraite habitant au bord de la Creuse, Maxime et George purent aller en zone libre à St Gaultier. Puis ce fut au tour de Louise, Esther, Simon et Hannah. Tout était prêt, elles attendaient dans un bar avec le passeur, quand survinrent trois officiers allemands qui vinrent contrôler les papiers. Louise et Esther montrèrent leurs faux papiers, puis vint le tour d’Hannah qui eut le malheur de montrer ses vrais papiers qui étaient restés au fond de son sac. Les officiers ordonnèrent aussitôt à Hannah et Simon de monter dans leur voiture…Esther et Louise ne purent rien faire. Une fois arrivées en zone libre, elles annoncèrent la nouvelle à Maxime...
Tania était là aussi, Maxime était déjà très attiré par cette femme. Tania le désirait aussi et une complicité s’était installée entre eux. Ils devinrent amants. Une fois de retour à Paris, il leur était impossible de vivre ensemble. « Il leur fallait attendre ». Après la Libération, Maxime attendit chaque jour le retour de son fils et de sa femme, mais en vain. Ils ne revinrent pas et ils « ne reviendront jamais ». Après plusieurs mois, Maxime et Tania envisagent une vie commune dans une rue calme où naquit le narrateur.
Plus tard dans son récit, il va chercher à découvrir le sort d’Hannah et de Simon. Pour cela il va au service de documentation au Mémorial de la Shoah à Paris. Parmi les noms des déportés, il trouve ceux d’Hannah et de Simon. Après avoir transité au camp de Pithiviers, ils arrivèrent à Auschwitz. Dès le lendemain de leur arrivée, ils terminèrent leur vie dans les chambres à gaz.
lundi 5 mai 2008
Par P. EVRARD, lundi 5 mai 2008 à 17:28 :: Monstrueux! (2.1)
Les furies%%

Ces divinités de la mythologie antique étaient au nombre de trois. Chacune avaient un rôle bien particulier. Habitantes des enfers, elles avaient pour devoir de torturer et de persécuter moralement les parricides jusqu’aux enfers mais aussi au delà et pour l’éternité, de façon à les rentre fous mais aussi à venger les victimes de ces criminels.
Conçues avec le sang sorti de la plaie de Saturne (selon Apollodore), elles furent souvent représentées comme des monstres, les cheveux entremêlée de serpents, au regard menaçant.
De plus, de nombreux temples en leur honneur furent construits durant l’époque romaine.
A Athènes, elles sont nommées les Euménides en raison de la façon dont elles avaient persécuté le matricide Oreste, lorsqu’il était venu se réfugier dans la ville. On les appelait aussi "Les Bienveillantes" (ce terme fut repris dans le titre du roman de Jonathan Littell, paru en 2006).
En Sicile, chaque année au jour de fête, on leur sacrifiait des brebis pleines, et comme offrandes, on leur faisait don de couronnes et de guirlandes de fleurs, surtout des Narcisses ( plantes préférées des gardiennes des enfers) en souvenir du triste sort du jeune prince qui portait ce nom.
Dans son épopée L’Enéide, il affirma que " leur mère ceignit leurs trois têtes de serpents ondoyants et les équipa d’ailes légères ".
Marine