mardi 29 décembre 2009
Rencontre avec un écrivain
Par seconde1, mardi 29 décembre 2009 à 16:55 :: 2009/2010Seconde1
par Delphine
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mardi 29 décembre 2009
Par seconde1, mardi 29 décembre 2009 à 16:55 :: 2009/2010Seconde1
par Delphine
vendredi 11 décembre 2009
Par seconde1, vendredi 11 décembre 2009 à 10:20 :: 2009/2010Seconde1
par Sarah
mercredi 9 décembre 2009
Par seconde1, mercredi 9 décembre 2009 à 16:27 :: 2009/2010Seconde1
réalisé par Mélissa, Laura et Céline
vendredi 4 décembre 2009
Par seconde1, vendredi 4 décembre 2009 à 11:22 :: 2009/2010Seconde1
Monsieur Micco, professeur de français au collège Henri-Vincenot
jeudi 3 décembre 2009
Par seconde1, jeudi 3 décembre 2009 à 11:49 :: 2009/2010Seconde1
« Comment qualifiez-vous votre métier, de quoi s'agit-il exactement ?
C'est tout d'abord ranger les livres mis à la disposition des habitants du village, commander de nouveaux romans et de nouveaux genres de livres, de nouveaux auteurs, donc répondre à la demande des clients. Il faut aussi lire, c'est l'essentiel. D'un autre coté, il y a aussi la gestion sur ordinateur, les commandes, les achats, les ventes, et les prêts.
Quelle est la différence entre une bibliothécaire et une documentaliste ?
La bibliothécaire travaille dans une bibliothèque départementale ou nationale. Les livres qui y sont sont mis à la disposition de tout public. La documentaliste au contraire travaille dans une bibliothèque scolaire, avec des enfants, des collégiens, et des lycéens... Une documentaliste doit rechercher et trier les livres pour offrir une lecture adaptée à la catégorie d'âge des lecteurs.
Selon vous, un livre a-t-il une influence directe sur son lecteur ou non?
...Oui, absolument, il y a d'abord la couverture qui influence la lecture, on sait déjà en rangeant un livre dans son rayon, que si la couverture est attirante, il va vite être pris, si sa couverture est inintéressante, il ne va pas vite sortir, les bibliothécaires vont d'abord s'informer sur les autres livres du même auteur pour n'offrir que la meilleure lecture aux lecteurs.
En étant jeune aimiez-vous lire ? Ou étiez-vous plutôt comme Albert Jacquard qui ne découvrit le plaisir de la lecture que plus tard dans sa vie ?
Ah non ! j'étais fort passionnée depuis toute petite, si je n'aimais pas lire, pourquoi ferais-je donc ce métier ? (...) Je lis beaucoup pendant une semaine de vacances à l'étranger, que ça soit dans le bus, au restaurant, ou à l'hôtel, je lisais parfois dix livres de suite et les gens de mon entourage me demandent toujours comment je peux faire ça... »
Remo
mercredi 2 décembre 2009
Par seconde1, mercredi 2 décembre 2009 à 22:39 :: 2009/2010Seconde1
-Bonjour Pascal.
-Michel
-Michel, comment percevez-vous...
-Allons, peut-on se tutoyer? Tout le monde me tutoie.
-Alors, Michel, comment définis-tu le mot « écrire »?
-Écrire, c'est pour moi tout d'abord, mettre ses émotions sur feuille. Ou bien encore ses idées, mais surtout ses émotions. Pour écrire, j'ai besoin de me mettre dans le caractère du personnage, dans son humeur, ce qu'il ressent à cet instant précis. Dans pratiquement chaque personnage de mes romans, j'ai pris «un caractère », d'une personne que je connaissais ( exemple, ma filleule a son « personnage »).Par contre, il y a des fois ou c'est dur d'écrire, quand je suis en colère, par exemple...
-Alors, quand tu es en colère, tu ne peux écrire?
-Non ! Bien sûr, si le personnage est en colère à ce moment précis, il faut que j'y sois aussi, en me passant du Hard-Rock, et en m'aidant de facteurs extérieurs. Tout dépend du contexte. Lorsque l'on se relit, on doit la ressentir, on doit ressentir l'émotion dans laquelle l'on était quand on a écrit.
-Pourquoi as-tu choisi le métier d'écrivain comme... comme métier, justement?
-Je ne suis pas écrivain, je suis dessinateur dans un bureau d'études, et soudeur. Lire, et écrire étaient mes passions, mais malheureusement, je suis dyslexique de nature. J'avais de très mauvaises notes en français, et l'on m'a orienté vers la chaudronnerie. On ne s'est aperçu de ma maladie que pendant ma 15e année, après que j'ai quitté le collège... On ne m'a pas laissé le choix de mon orientation. Mais, écrire m'aide à soigner cette maladie. Parfois, quand j'écris une phrase, et que je me relis, cela donne « pâté pour cheval », alors que j'aurai voulu mettre « Bâté pour cheval », ce qui n'est pas du tout la même chose. Grâce à l'écriture, j'apprends à soigner cette « déformation » . De plus, écrire, si ce n'est mon métier, est ma passion ! Depuis que j'ai l'âge de 11 ans j'écris. Je peux mieux transmettre mes émotions au moyen de l'écriture, qu'à l'oral. C'est vital pour moi, et je ne me vois pas vivre sans un crayon, ou une plume...
-Où puises-tu l'inspiration?
-Quand je vais me balader, j'emporte toujours un carnet avec moi, pour noter tout ce qui me paraît suspect, ou qui me donne une idée. Ensuite, dans un autre carnet, je retranscris plusieurs passages, j'en fais une histoire, avec des moments les plus importants. Je n'ai plus qu'à trouver comment assembler le tout. C'est grâce au monde réel que je forge celui de l'irréel. Pour écrire un livre, je discute avec des gens, j'écoute de la musique, je fais des balades à cheval,je... enfin, tous ces éléments me donnent des idées ! Une partie de mon esprit est concentrée sur ce que je fais, mais une autre, cherche, puise dans toutes les actions que je fais, et c'est avec cela que je m'inspire.
-Considères-tu le fait de lire être aussi important que celui d'écrire ?
-Pour écrire, il faut aussi se nourrir. Donc, oui ! Les deux sont très importants. Un écrivain, sans fausse modestie, est quelqu'un de très cultivé. Tous les jours, il doit lire, et s'informer du monde qui l'entoure. Par exemple, pour les batailles, dans mes livres, même si j'écris du fantastique, j'essaye qu'elles soient le plus réelles possible, et donc, je lis pas mal de livres d'histoire. Quand je lis des livres, et qu'au moment de la bataille, je lis les ordres des généraux, je me dis : « Mais non, impossible ! ». Ou alors, le genre : « Le héros surpuissant arrive avec son épée contre 2 000 000 soldats, et il tue tout le monde, les mains dans les poches », les gens n'y croient pas une seconde. Je veux que ce soit le plus réaliste possible, même si c'est contradictoire dans un genre fantastique..
-Tu as besoin d'être dans des conditions spéciales pour écrire?
-Par terre. Et mon esprit doit être en plein dedans, même que j'en oublie l'heure, et le monde réel...
Mais, cela dépend de l'écrivain. J'ai un ami lui, il faut qu'il soit entouré de monde pour écrire... Moi, je suis très solitaire, et lorsque l'on me dérange quand j'écris, j'ai du mal à me remettre dedans. Non, mon esprit doit être concentré dans mon oeuvre.
-Le métier d'écrivain, enfin,plutôt, la publication, est-ce dur?
-Tu sais, sur 100 livres envoyés en maison d'éditions, seulement 1 est publié. Je t'explique : Ils prennent le livre, lisent les deux premières pages si c'est ton premier, et que tu n'es pas connu, et soit le gardent, et soit le jettent. Puis, s'ils décident de le garder, ils le lisent, souvent le directeur. Si ce dernier est d'accord, il envoie cela à une commission composée de journalistes, d'écrivains, de lecteurs, personnalités, et, tout en lisant le livre, et en détaillant ses « faiblesses », et ses qualités, elle va décider s'il peut être publié ou pas. Puis, elle envoie un contrat à l' écrivain, avec son pourcentage, lors de la vente des livres ( autour de 25% pour un contrat « normal »), et il est libre d'accepter ou de refuser. S'il accepte, et estime le contrat juste, son livre est publié.
-Quelques livres en particulier?
-J'ai été très marqué par Le seigneur des anneaux, qui fait partie des livres qui ont initié le genre fantastique, si bien que quand tu lis des livres, tu as l'impression d'en voir des copies conformes. Et, donc, écrire ce que quelqu'un a écrit n'a plus d'intérêt, je pense. Certains livres me dégoûtent aussi un petit peu, en particulier Eragon. Le livre ne devait être qu'une trilogie, et au final, il a continué, et le 3e tome est sans intérêt. C'est un but commercial... Certains auteurs rajoutent des tomes qui n'ont pas lieu d'être, pour ne pas perdre le public... je trouve cela honteux. Je considère qu'un livre, même séparé en plusieurs tomes, doit avoir un début, et une fin. C'est très important, et je veille à respecter ce système dans chacun de mes livres.
-Pour finir, as-tu d'autres projets? Où as-tu commencé d'autres livres?
-J'ai un livre prêt à être publié, un autre demandé par l'auteur, et deux autres en cours d'écriture. Les deux premiers sont écrits à la main, puis retapés à l'ordinateur. J'ai décidé de tout réécrire à l'ordinateur à partir de maintenant. Mais... quand on écrit à la main... il y a une forme d'intimité, et je trouve que l'on est plus proche du livre, et l'on prend plus de plaisir à créer. Mais, il est vrai que c'est long, et fastidieux, alors, je tape maintenant à l'ordinateur. J'utilise la solution de facilité...
-Merci Pascal.
'
-C'est normal. A une prochaine fois !
Propos recueillis par Lucas le 9 octobre 2009.