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Les préparatifs
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Les travaux des élèves














"Je me souviens" (A la manière de Georges Perec)



(Document original : Lettre d'un déporté écrite à Drancy, Mémorial de la Shoah)

Témoignages de rescapés d'Auschwitz


Benjamin Orenstein

Ginette Kolinka, née Cherkaski



Les livres


Georges Perec
W ou le souvenir d’enfance met en évidence les problèmes liés à l’écriture autobiographique, en particulier dans une expérience aussi extrême que celle des camps et de la disparition (sa mère a disparu à Auschwitz). Le livre de PEREC permet notamment d’entamer une réflexion sur le souvenir, et sur son absence ("Je n'ai pas de souvenir d'enfance" est la première phrase de son autobiographie) . Il montre que la fiction et l’écriture autobiographique se rejoignent pour atteindre la vérité dans l’expression. La métaphore de l'entrelacement des deux écritures (à travers l'image du napperon de papier que l'on tisse dans son enfance) exprime cette possibilité de "dire" l'indicible.
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Primo Levi
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Le mythe de la descente aux enfers, présent au chapitre 11 de l’œuvre de Primo LEVI Si c’est un homme (il cite Dante et décide comme Ulysse de revenir pour témoigner), donne sens à sa vie et à sa douloureuse expérience à Auschwitz.

Les Bienveillantes, le roman de Jonathan Littell, primé par l'Académie française, a été l'objet d'un débat entre histoire et littérature : dans un article du numéro 24 de la NRP de mars 2007, Florence Mercier-Leca, Maître de Conférence à Paris IV-Sorbonne, défend les qualités littéraires de cette oeuvre dont elle relève les nombreuses références intertextuelles alors que Georges Bensoussan, historien, spécialiste de la Shoah, et auteur de Auschwitz en héritage ? (1998) en dénonce les travers historiques.

La polémique qui a opposé Yannick Haenel, auteur de Jan Karski (2009), et Claude Lanzmann, auteur de Shoah : Yannick Haenel a-t-il le droit de faire parler Karski, le héros de la résistance polonaise qui a alerté les alliés sur la solution finale sans être entendu, dans son livre qualifié de "roman" ? Le romancier a-t-il tous les droits? Et qu'en est-il de l'historien? Peut-il se faire le censeur de l'écrivain? Que nous disent, à nous lecteurs, les écrivains et les historiens, sur cette période particulière de l'histoire? Quelle est la spécificité de l'écrivain? celle de l'historien? Où leurs discours se rencontrent-ils? Où s'opposent-ils? Qu'est-ce que la littérature a de spécifique? Autant de questions qui permettent de prendre une posture critique sur les évènements et sur la manière d'en rendre compte. L'important n'est-il pas, au fond, de poser des questions?

Filmographie
La présentation des principaux films liés à la Shoah et la problématique de sa représentation à l’écran sont liées à l’étude de l’image qui fait partie des programmes de français au lycée.
 Terminologie : Philippe MESNARD , dans Consciences de la Shoah, 2000 dénonce une « banalisation » du mal qui s'incarne dans un champ lexical vulgarisateur (holocauste, camp etc.), dans une intertextualité qui fait des images de trains et de charniers des métaphores ou des métonymies récurrentes et dans la réduction de la réalité à des stéréotypes.
Pour éviter la « banalisation » du mal, il convient de prêter attention au vocabulaire utilisé. On préfèrera « Shoah », sans connotation religieuse, à « Holocauste », en référence au film de LANZMANN, considéré comme « un acte fondateur » .
Définition du mot « Shoah » : processus inexorable dont les étapes sont identiques dans toute l'Europe: définition, concentration, expropriation, déportation et extermination des Juifs.
 Aspect juridique : définition du génocide (ONU 1948) exclu de la catégorie de crime politique, ce qui autorise l’extradition des personnes coupables de ce crime. Imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité (ONU 1968).
 La question de la représentation : éviter le « spectacle » de l’horreur, montrer sans relativiser la Shoah sont des impératifs qui vont conduire Claude LANZMANN à privilégier l’appel à témoins . Polémique lancée par Jacques RIVETTE dans Les cahiers du cinéma après le film Kapo de Gillo Pontecorvo en 1960.

 Une séance de présentation des films sur la Shoah (de Nuit et brouillard , 1955 à Sobibor, 2001) a donné lieu à une réflexion sur « la représentation de la Shoah à l’écran », d’après un article de Anne-Marie BARON , paru dans L’école des Lettres en novembre 2005.



Merci à tous les élèves dont la métamorphose est notre plus belle récompense.
Patricia Evrard

L'exposition est commentée par les élèves, comme ici par Capucine pour une classe de 3° SEGPA :

Inscription des classes et de toutes les personnes intéressées au CDI