Weblog du Lycée Polyvalent de Louhans

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 16 mars 2009

L'évènement Barack Obama:



Né d'un père noir kenyan et d'une mère blanche originaire du Kansas, Barack Obama est diplômé de sciences politiques et de relations internationales. Il commence par travailler dans la finance. Il s'investit ensuite dans les ghettos noirs de Chicago oû il y devient animateur.
Puis il commence à étudier le droit avant de devenir le premier rédacteur en chef noir de la prestigieuse Harvard Law Review. Il acquiert une réputation de spécialiste dans la défense des droits civiques au sein d'un prestigieux cabinet d'avocat. En 1992, il soutient Bill Clinton aux élections présidentielles et est élu sénateur démocrate de l'Illinois en 1996: il se bat en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, défend les droits des gays et des lesbiennes et fait voter une réforme sur la peine de mort dans l'Illinois.

En 2004, il est élu au Sénat des Etats-Unis avec 70 % des voix. Il se fait remarquer en juillet 2004 lors de la Convention démocrate par un discours qui fait l'éloge du rêve américain. Stimulé par sa popularité au sein du parti démocrate et auprès de la population américaine, Barack Obama se présente à la campagne présidentielle de 2008 en concurrence pour les primaires avec Hillary Clinton. Au mois de juin, les primaires se terminent et Obama sort victorieux : il représente alors le Parti Démocrate au mois de novembre. Le 4 novembre 2008, Barack Obama est élu 44eme président des Etats-Unis face à McCain .
L'année 2008 marque l'histoire des Etats-Unis d'Amérique avec l'élection du premier président noir et l'aboutissement d'une partie du rêve de Martin Luther King et de millions de personnes.


Born from a Kenyan black father and a white mother from Kansas, Barack Obama graduates in political sciences and international affairs. He starts by working in finance. Then he gets involved himself in the black ghettos of Chicago where he becomes an activities organizer there. Then he starts to read law before becoming the first black editor-in-chief of the prestigious Harvard Law Review. He acquires the reputation of a specialist in civil rights defense within a prestigious law firm. In 1992, he supports Bill Clinton for the presidential elections and is elected as a Democratic senator of Illinois in 1996: he fights for the extension of the medical cover to help poor people. He defends the rights of the gays and lesbians and gets a law voted against the death penalty in Illinois. In 2004, he is elected in the Senate of the United States with 70% of the votes. In July 2004, he attracts the attention of the democratic Convention with a speech praising the American Dream. Stimulated by his popularity within the democratic party and the American population, Barack Obama runs for presidency in competition for the primaries with Hillary Clinton. In June, the primaries are over and Obama is victorious: then he represents the Democratic party in November. On November 4th, 2008, Barack Obama is elected the 44th president of the United States. The year 2008 marks the history of the United States of America with the election of the first black president and one part of Martin Luther King's and of millions of people's dream has come true.







Barack Obama est en effet le premier président de couleur des Etats-Unis d'Amérique. Son élection a eut l'effet d'une bombe dans le monde entier et un d'éclat de lumière pour la population Afro-Américaine. “Les Noirs ne sont plus condamnés à n'être que des rappeurs, des joueurs de basket ou des dealers de drogues” s'exclamait une admiratrice de Barack Obama lors de son avénement. Un réel rêve qui devient réalité pour un peuple qui a dû combattre quatre siècles durant pour ses droits. Quel meilleur symbole d'ailleurs que cette femme de 106 ans qui a vécu la période ségrégationiste, les combats pour les droits civiques... Aujourd'hui, Anne Nixon Cooper, a voté pour la victoire d'un Afro-Américain à la tête de la première puissance mondiale.
Lors de son discours à Chicago, Barack Obama a fait de cette femme de 106 ans l'un des symboles de l'évolution des Etats-Unis d'Amérique.
L'élection d'Obama a effectivement enterré brutalement toute forme de discrimination. Mais la marche vers l'égalité devient une marche pour “la recherche de l'unité du peuple américain”, ce vieux rêve qu'Obama veut poursuivre...





« We must make more efforts to inspire the young and encourage them to take an interest in our inheritance as well as to know what being black means in America today ». Rosa Parks

« Nous devons redoubler d'efforts pour essayer d'inspirer notre jeunesse et les inciter à vouloir étudier notre héritage ainsi qu'à savoir ce que cela signifie être noir dans l'Amérique d'aujourd'hui »

La discrimination positive et ses conséquences

« The problem of the 20th century will be the frontier between colours »

« Le problème du XXeme siècle sera la frontière entre les couleurs » (DuBois, XXeme siècle)


Même après l'abolition de l'esclavage en 1863, la population Afro-Américaine reste inférieure au reste de la population Américaine.
Au cours du XXème siècle, des mouvements et révoltes emmenés par des figures emblématiques comme Martin Luther King, Rosa Parks ou encore Malcolm X ont certainement été le point de départ de l'évolution de la situation des Noirs aux Etats-Unis. Nous sommes maintenant dans les années 60, les mouvements pour les droits civiques ont été entendus par la population noire et créent de violentes émeutes dans certaines villes et dans les ghettos favorisées par des mouvements révolutionnaires noirs tel que les Black Panther. De plus, l'assassinat de Martin Luther King aggrave la situation. En 1968, l'année du décès de King, un rapport de la commission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et sert de base de réflexion pour l'élaboration de la politique de l'"Affirmative Action" ou discrimination positive.



« We are not looking for equality as a right or a theory, but equality as a fact and equality as a result » Lyndon Johnson

« Nous ne sommes pas en quête de l'égalité comme droit ou comme théorie, mais de l'égalité comme fait et de l'égalité comme résultat »



Le premier à utiliser l'expression "Affirmative Action" est le président John F. Kennedy en 1961 mais son assassinat en 1963 retarda le programme politique . C'est son successeur Lyndon Johnson qui mettra en place le procédé d'intégration sociale. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs étaient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés,les universités,les médias... Les résultats sont aujourd'hui convaincants puisque en 1960, 13% des Afros-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66% en 2000. Ce programme a en effet permis de dégager une certaine élite dans la population Noire dont le couple Obama fait partie.
Cependant la discrimination positive ne résout pas tous les problèmes raciaux.
En effet, la population noire occupe toujours le bas de l'échelle sociale, pour exemple 9% des Noirs sont au chômage, plus du double des Blancs. L'"Affirmative Action" a résolu certains problèmes sociaux. Mais le racisme moral est bel et bien toujours présent, d'ailleurs aux Etats-Unis le racisme ordinaire et quotidien est bien plus condamnable que le racisme moral. Souvent les Afros-Américains restent incompris, méprisés ou isolés. Ils expriment d'ailleurs cette incompréhension et leur combat quotidien dans la musique avec notamment le Rap ou le Jazz.

Tout comme dans la chanson de Tupac, rappeur des années 1980-1990, qui à travers ses textes nous fait part de sa vie dans la violence.

Traduction “Changes”

Je ne vois aucun changement, je me réveille le matin et me demande
La vie vaut-elle la peine d'être vécue ou devrais-je plutôt en finir?
J'en ai assez d'être pauvre et pire que ça, je suis Noir
J'en ai mal au ventre alors je cherche un sac à dérober
Les policiers n'en ont rien à faire des « nègres »
Il appuie sur la gachette, tue un nègre et c'est un héros
Donner de la drogue aux gosses, qui s'en préoccupe?!!
Une bouche de moins pour la sécurité sociale
Filez-leur la drogue et laissez-les la revendre
Donnez-leur des armes, reculez, et regardez-les s'entretuer
C'est l'heure de se battre, disait Huey*
Deux balles dans l'obscurité maintenant Huey est mort
J'aime mes frères mais on ne pourra aller nulle part
Si l'on ne partage pas entre nous
On doit commencer à changer certaines choses
Apprendre à se voir comme des frères plutôt que comme des étrangers
Et c'est ainsi que les choses doivent se passer
Comment le mal pourrait-il emporter un frère si il m'est proche?
J'aimerais retourner en arrière quand nous jouions enfants
Mais les choses ont changé et c'est ainsi

C'est ainsi
Rien ne sera plus jamais pareil
C'est ainsi
x2

Je ne vois aucun changement, tout ce que je vois sont des visages racistes
La haine déplacée déshonore nos origines
Je me demande ce que ça coûte de préparer
Un monde meilleur, effaçons les causes perdues
Enlever le mal des gens pour qu'ils se conduisent bien
Car Noirs et Blancs fument le « crack » ce soir
Le seul moment où l'on se sent bien est lorsque l'on s'entretue
Il faut des connaissances pour être raisonnable, du temps pour cicatriser ensemble
Et même si le ciel semble nous protéger
Nous ne sommes pas prêts de voir un président Noir
Ce n'est pas un secret, ne cache pas le fait
Que les prisons sont pleines, pleines de Noirs
Et il y a des choses qui ne changeront jamais:
On essaye de t'aider mais tu restes dans le jeu de la drogue
Maintenant, dis-moi ce qu'une mère peut y faire?
Etre vrai ne te raisonne pas
Tu choisis la facilité
« Je me suis fait un G* aujourd'hui » mais tu l'as fait lâchement
En vendant de la drogue aux jeunes  « Je dois être payé »
C'est ainsi que ça se passe

Refrain x2

Nous devons changer le cours des choses
Il est temps pour nous, en tant que peuple, de commencer des changements
Changeons notre façon de manger, changeons notre façon de vivre
Et changeons la façon de nous traiter les uns les autres
Vois, l'ancien comportement ne marchait pas donc c'est à nous de faire
Ce qu'il faut pour survivre
Et je ne vois toujours aucun changement, mes frères peuvent-ils vivre en paix?
C'est la guerre dans la rue et la guerre au Moyen-Orient
Au lieu d 'une guerre contre la pauvreté, c'est une guerre pour la drogue
Donc la police peut me chercher des ennuis
Je n'ai jamais commis un crime que je n'étais pas obligé de commettre
Mais revenons-en aux Noirs et je te le redis
Ne les laisse pas s'emparer de toi, te rabaisser
Te mettre dans le monde de la drogue et profiter de toi
Tu dois apprendre à te comporter
Ils sont jaloux quand ils te voient avec ton téléphone portable
Mais va dire aux flics qu'ils ne peuvent y toucher
Je n'ai pas confiance, quand ils se ramènent, je sors mon flingue
C'est le bruit de mon jouet, tu dis que c'est pas cool
Mais maman n'a pas élevé un idiot
Et aussi longtemps que je serai Noir, je dois rester armé
Et ne pourrai jamais avoir de repos
Car il faudra tout le temps que je me méfie des retours de flamme
Des types avec qui j'ai été brutal
Qui reviennent après toutes ces années
Rat-a-tat-tat-tat-tat* c'est ainsi


  • Huey est un des fondateurs des Black Panthers



  • G est l’abréviation du mot « gangsta » issu de l’argo anglophone gangster.



  • onomatopée d’un fusil mitrailleur






Vieux quartier Noir à Harlem


La discrimination positive a donc permis de créer une mixité sociale dans la société Américaine, cependant elle a posé aussi d'importantes questions.
Effectivement, si elle a élevé le niveau social des Noirs, elle a aussi créé des inégalités dans la population américaine et est aujourd'hui sérieusement remise en cause. Car même si la ségrégation a pratiquement disparu, la précarité des Noirs est toujours présente et les inégalités sociales sont toujours d'actualité. En effet, même si les Afros-Américains se sont installés dans plusieurs domaines comme le sport ou le cinéma, l'intégration reste difficile au niveau supérieur : par exemple, il y a plus de jeunes Noirs dans les prisons que dans les grandes écoles, seulement 44 députés sur 445 sont Noirs alors que l'on peut compter prêt de 40 millions d'Afros-Américains aux Etats-Unis.




Cependant, Barack Obama a justifié ce statut d'infériorité et a expliqué que « le combat doit maintenant être mené dans les têtes » car « la pauvreté des familles noires ne s'explique plus aujourd'hui par la ségrégation ou le racisme » mais par le lourd passé de leurs ancêtres esclaves, et qu'il faut aujourd'hui « accepter ce fardeau du passé sans en subir les conséquences ».Barack Obama a donc montré la voie pour poursuivre le combat de Martin Luther King.....


« We must learn to live together as brothers,otherwise we 'll die together like idiots » Martin Luther King 1968

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

L'apport de BLACK BOY

Ce roman autobiographique est un chef d’œuvre. La richesse de cet ouvrage est démontrée en plusieurs points. Premièrement, dans les progressions parfaitement visibles par le lecteur, que ce soit la progression dans le temps, puisque l’histoire se déroule de 1912 à 1929, ou la progression de l’état d’esprit de Richard qui passe de l’enfance naïve pour se rendre compte au final que même s’il existe une supériorité entre Blancs et Noirs, des améliorations sont à venir.

Richard Wright a retransmis toute l’histoire de son peuple que sont les Afro-Américains en commençant par des débuts tragiques mais réalistes pour atteindre un point culminant qui est l’espoir d’une liberté à venir, liberté aujourd’hui encore restreinte, mais présente, puisque, le 4 Novembre 2008, pour la première fois dans l’histoire, Blancs et Noirs réunis ont confié les clés de la première puissance mondiale, à savoir les Etats-Unis d’Amérique, à Barack Obama, un Afro-Américain.

Résumé de BLACK BOY de Richard Wright (1945)

Nous sommes en 1912, Richard à quatre ans, et le petit Afro-Américain vît avec ses parents, son frère et sa grand-mère dans la ville de Memphis, Tennessee.

L’éducation qu’il reçoit est loin d’être digne: en effet, souvent battu, le jeune garçon se sent perdu. Un jour, n’étant pas conscient de ses actes, il met le feu à sa maison qui finit en cendres. Pour cet acte de barbarie, il est sévèrement puni à coups de fouet. Peu après, le père abandonne sa famille. A seulement cinq ans, Richard tombe sous l’emprise de l’alcool, et rentre fréquemment ivre, recevant corrections sur corrections. Sa mère le sentant faible,celle-ci lui apprend un beau jour à se défendre, aux dépends d’une bande de gamins blancs. La mère ne pouvant plus subvenir aux besoins familiaux, ils déménagent à Jackson, plus au sud.

Le jeune garçon y découvre la soif d’aventure et la littérature grâce à Ella, qui est en quelque sorte son institutrice vivant également dans la maison. Mais ne s’y sent pas bien, et dépasse les limites. L’histoire se finit mal, la famille déménage chez la tante Maggie et Richard semble avoir trouvé en ce lieu un peu de réconfort. Mais une fois encore, le sort s’acharne sur la pauvre famille Wright car l’oncle Hoskins, mari de tante Maggie, est un soir abattu par les Blancs pour la simple et unique raison que celui-ci ne voulait leur vendre son petit commerce. Richard est alors contraint de retourner chez sa grand-mère où il est envoyé à l’école pour la première fois. Il est si terrifié qu’en classe, le pauvre enfant n’arrive à s’exprimer, ni même à prononcer son nom tellement sa frayeur est intense. Mais les choses s’arrangent finalement pour lui et il se fait même quelques amis. Comme dans beaucoup de cas, les bagarres éclatent à l’école, de plus, la mère de Richard perd la santé. Richard travail pour amasser quelques cents mais ce n’est pas suffisant et ils déménagent trois fois en quelques semaines, se retrouvant alors dans une maison guère plus grande qu’une caravane. La mère de Richard finit paralysée et les deux frères sont séparés.

Le petit est pris en charge par tante Maggie, qui réside aujourd’hui à Détroit. Richard quant à lui, choisit d’aller s’installer chez son oncle Clark, à Greenwood, à quelques kilomètres seulement de la maison de la grand-mère, là où est placée sa mère souffrante. Dès son arrivée, Richard est épié. Il retrouve une nouvelle école où il est vite accepté surtout pour sa force dans les bagarres, mais la peur s’empare de lui lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon aujourd’hui décédé vivait dans la même chambre. Dès lors, il ne peut plus dormir et ne veut que retourner vivre auprès de sa mère. Celle-ci va mieux mais elle rechute, devenant un corps presque inanimé.
Richard a douze ans et sa grand-mère veut l’initier à la religion, ce qui ne lui plaît guère, d’une part parce que l’institutrice même est sa tante Addie, femme qu’il ne veut pas respecter, et d’autre part, parce que cela ne l’intéresse que très peu. Un soir, cela dégénère car Richard refuse d’être battu par sa tante Addie pour une erreur qu’il n’avait pas commise, se défendant avec un couteau. A l’école, les jeux violents font leur apparition. Richard découvre peu à peu l’adolescence et se refuse toujours à la religion. Un vieil homme nommé « l’ancien », vient pour le convertir mais en vain.

Le jeune garçon écrit ses premiers vers qui sont pour la plupart des hymnes, et il commence à prier, afin de plaire à sa famille et trouve ici un bon moyen d’occupation le soir. Richard remarque que son niveau à l’école est plutôt bon mais cependant, il se bat et ne travaillant pas, il ne peut manger à sa faim. Il découvre grâce à un ami les journaux et trouve en eux de quoi le rendre heureux puisqu’il va par la suite les vendre, lui permettant d’obtenir quelques sous et d’ainsi améliorer sa condition de vie. Mais peu après, il est remis sur le droit chemin par un homme du quartier, qui lui montre le vrai sens de ce qu’il vend. Alors Richard démissionne aussitôt et se met à travailler au service des Blancs pour cinq dollars la semaine.

Mais de nouveau, la pauvre famille est privée de bonheur puisque le grand-père tombe malade et décède quelques jours après. Richard continue de travailler pour des Blancs et va à l’église dans le seul but de voir ses amis qui eux veulent l’accepter à condition qu’il devienne croyant. Alors il est baptisé mais ce n’est pour lui qu’une simple formalité. Des ennuis se présentent à nouveau à lui et cette fois-ci, c’est oncle Tom qui veut battre Richard, mais n’ayant rien à se reprocher, il se défend avec deux lames de rasoir.

Richard trouve des petits boulots et garde en lui cette envie d’écrire qui s’amplifie chaque jour. Il met alors son projet à exécution et sa première nouvelle est diffusée en plusieurs parties dans un journal local. Mais Richard ne trouve pas le plaisir espéré, car sa famille n’est pas intéressée par les histoires qu’il publie et de plus, ils ne le voient pas devenir écrivain.

Richard a seize ans et voit se rapprocher peu à peu les examens finaux de sa modeste éducation. Il est aujourd’hui en « neuvième », équivalent de la troisième de nos jours. Reçu avec brio, Richard est chargé d’écrire le discours de ce qui est en quelque sorte sa promotion. Après cela, Richard comprend qu’il lui faut un travail assez important pour pouvoir nourrir sa famille. Richard met peu de temps à trouver un travail qui le conduit dans l’optique, où il est chargé de l’entretien de l’atelier ainsi que d’aider les employés lors de leurs surcharges de travail. Il souhaite bien évidemment en savoir plus sur ce métier qui pourrait le conduire très loin dans le monde du travail, mais hélas pour lui, les deux principaux employés sont des Blancs racistes et lui barrent la route, voulant même le battre, alors il quitte son travail recommençant à zéro.

Dans son esprit, Richard commence à comprendre que ce monde est plein de danger pour la population Afro-Américaine, de plus, on découvre le difficile passage de l’enfance aux dures réalités de la vie qui l’attendent. Etant un garçon pour le moins organisé et qui, malgré sa pauvre éducation, sait réfléchir à son avenir, il se met en tête le projet de partir plus au nord pour s’installer, lui et sa famille, dans un lieu plus paisible vis-à-vis des Blancs.
Richard enchaîne les boulots de toutes sortes toujours avec cette peur de récolter des ennuis, ce pourquoi il ne reste jamais bien longtemps dans le même endroit. Son désir de s’en aller s’intensifie, et il connaît un moyen de se faire plus d’argent en peu de temps : la fraude. Elle est très pratiquée par les Noirs afin de soutirer de l’argent aux Blancs, mais la peur d’être débusqué le fait hésiter de longues heures. Sa soif de l’argent a finalement raison de lui et il parvient sans encombre à s’attribuer quelques dollars avec l’aide d’autres employés.

Puis le jeune homme part plus légèrement plus au nord, afin d’éviter les soucis, pour une courte durée, bien loin de son but. Le jeune homme est de retour dans la ville de Memphis, et trouve une chambre chez une dame charmante vivant seule avec sa fille. Il y est très bien accueilli et va même flirter avec Bess, la fille. Celle-ci tombe amoureuse de Richard et souhaite passer sa vie avec lui, mais le jeune homme refuse logiquement. Les liens entre eux se brisent et Richard trouve de l’occupation comme plongeur dans un cabaret. Cela lui permet d’économiser un maximum pour entreprendre son ultime projet, réunir sa famille et partir au nord. Mais afin de récolter plus d’argent, Richard pense à obtenir un meilleur travail et il pense également à se servir de son expérience dans l’optique. Par chance, il trouve une très bonne place, et après deux premiers mois prometteurs, les ennuis reviennent à lui. Cette fois ci, c’est son patron en personne, un Blanc du nom de Mr. Olin, qui lui joue un mauvais tour. Jaloux de son talent, il va monter un employé de la boîte concurrente contre Richard et inversement. Les deux hommes, conscients de cette embuscade, refusent au départ. Mais conscients également de la somme que cela pourrait leur rapporter, ils acceptent.
Richard est ensuite pris de passion pour la lecture, et grâce à son nouveau patron, Mr. Folk, Richard se procure les œuvres d’un certain Mencken, auteur qu’il a découvert dans le journal. Puis Richard découvre les grands auteurs européens tels que Balzac, Stendhal, Flaubert…Son grand projet prend forme car sa mère, maintenant rétablie, ainsi que son frère, le rejoignent à Memphis, accompagné de tante Maggie. Richard reprend alors ses écrits mais ne trouve pas grande inspiration. Puis le grand voyage commence après que Richard est salué tous ces collègues et son patron.

Mais au-delà de l’importance physique de ce voyage, Richard comprend ici que c’est une porte vers une liberté future, pour lui, mais également pour son peuple. Les dernières pages sont une leçon morale et un avenir meilleur que Richard Wright avait pressenti.

Conclusion d'une évolution

Les mouvements entrepris par les grands hommes pacifistes nommés précédemment sont la base de l’évolution des conditions de vie du peuple Afro-Américain, et auront permis de nombreuses améliorations. Cependant, il faut savoir que l’ art a occupé une place importante dans l’extension de ce combat à travers de grandes œuvres. C’est notamment le cas du roman autobiographique Black Boy, rédigé en 1945 par Richard Wright, et dans lequel l’auteur nous plonge dans le long et périlleux chemin de sa vie à travers la période ségrégative.

Ku Klux Klan

Bien que de nombreux mouvements noirs aient pris part à l’évolution des conditions de vie des Noirs durant la période ségrégative, la suprématie des Blancs a une source. Cette source est le Ku Klux Klan, ou KKK selon ses initiales. Ce groupe que l’on peut qualifier d’extrême droite sur l’échelle politique américaine est une organisation de valorisation de la « race blanche » qui utilise à son profit des slogans et attaques xénophobes contre d’autres peuples, et pas seulement les Afro-Américains, aussi les Asiatiques ou encore les Hispaniques. Fruit de l'occupation des onze états sécessionnistes de l'Union en 1860-1861, il est aujourd’hui de nature clandestine, défiant toutes lois sur la liberté religieuse.



Malcolm X

Malcolm Little est né le 19 Mai 1925 à Omaha dans le Nebraska. Il est le fils d’Earl Little et de Louise Norton. Il avait sept frères et sœurs et trois demi-frères et sœurs. Son père était lui aussi un combattant des droits civiques des Noirs mais il manifestait pour le retour des Afro-Américains dans leurs pays d’origine. Malcolm réussit ses examens d’école et veut entreprendre des études d’avocat. Il y renonce et commence à devenir un délinquant après avoir été refusé à l’armée. Malcolm change de région et va de « petits boulots en petits boulots ». Il fait toutes sortes d’effractions et est mis en prison. Alors il est pris de lecture et contre toute attente, il s’intéresse à la religion, plus particulièrement à l’Islam. Lors de sa sortie de prison, il rencontre des grands hommes de la Nation et comme chaque croyant, il change son nom, devenant X, ce qu’il appela « le rejet de son nom d’esclave ». Il devient de plus en plus célèbre grâce à ses déclarations dans la presse et à la radio. Puis il s’éloigne de sa religion actuelle et se restreint à l’Islam Sunnite Orthodoxe. Le 21 Février 1965, Malcolm X récite un discours à Harlem lorsqu’une bagarre entre deux hommes éclate. Le Nationaliste tente de calmer les choses mais un homme s’avance et lui tir dessus avec un fusil. Puis le pauvre homme est mitraillé de coups d’armes à feu ne recevant pas moins de seize balles. Malcolm X doit être transporté à l’hôpital, mais quelques policiers le retiennent et ordonnent de l’envoyer dans un centre plus éloigné. Cet ordre sera l’exécution de Malcolm X puisqu’il meurt dans l’ambulance.

Article d’un journal fictif de la côte Est américaine dans les années 1950, rédigé par un personnage fictif Afro-Américain :

One Year And Twenty Days Later:

“It’s been one year and twenty days since Martin Luther King Jr. organized the bus boycott in Montgomery, Alabama, since dozens of buses have been running empty though out the city. Since the scandal of the young girl Rosa Parks on December 1st, 1955, when she didn’t want to leave his seat to a white passenger, the city has entered a conflict between, on the one hand, two races which look completely different, and secondly, between the Supreme Court members, which last week formalized the end of the segregationist laws in the city public transport. Young pastor Martin Luther King announced this morning his joy at the end of this conflict and decided it was time to stop the boycott. We can conclude from this past year that even if the white population has total power, this simple movement can bring about many other rebellions.”

Simon Fields II, December 21st, 1956.
EastCoastNews.


Un An Et Vingt Jours Plus Tard :

« Cela fait aujourd’hui un an et vingt jours que Martin Luther King Jr. a organisé le boycott des bus à Montgomery, en Alabama, un an et vingt jours que des dizaines de bus vides traversent la ville. Depuis le scandale de la jeune Rosa Parks le 1er Décembre 1955, lorsque celle-ci avait refusé de céder sa place à un passager blanc, la ville est entrée dans une vie de conflits entre d’une part, deux peuples qui semblent en tous points différents, et d’autre part entre les membres de la Cour Suprême, qui a officialisé la semaine dernière la fin des lois ségrégationnistes dans les transports de la ville. Le jeune pasteur Martin Luther King Jr. a annoncé ce matin sa joie sur l’essor de cette histoire et a décidé qu’il était temps d’arrêter ce boycott. On peut conclure de cette année écoulée que même si la population blanche conserve le pouvoir « absolu », ce simple mouvement peut suggérer d’autres rebellions. »

Simon Fields II, 21 Décembre 1956.
EastCoastNews.

Extrait du dicours "I Have A Dream" pronnoncé par Martin Luther King Jr. le 28 Août 1963 à Washington

"I Have a dream"

“I am happy to join with you today in what will go down in history as the greatest demonstration for freedom in the history of our nation.
Five score years ago, a great American, in whose symbolic shadow we stand today, signed the Emancipation Proclamation. This momentous decree came as a great beacon light of hope to millions of Negro slaves who had been seared in the flames of withering injustice. It came as a joyous daybreak to end the long night of their captivity.
But one hundred years later, the Negro still is not free. One hundred years later, the life of the Negro is still sadly crippled by the manacles of segregation and the chains of discrimination. One hundred years later, the Negro lives on a lonely island of poverty in the midst of a vast ocean of material prosperity. One hundred years later, the Negro is still languishing in the corners of American society and finds himself an exile in his own land. So we have come here today to dramatize a shameful condition.
In a sense we have come to our nation's capital to cash a check. When the architects of our republic wrote the magnificent words of the Constitution and the Declaration of Independence, they were signing a promissory note to which every American was to fall heir. This note was a promise that all men, yes, black men as well as white men, would be guaranteed the unalienable rights of life, liberty, and the pursuit of happiness.
It is obvious today that America has defaulted on this promissory note insofar as her citizens of color are concerned. Instead of honoring this sacred obligation, America has given the Negro people a bad check, a check which has come back marked "insufficient funds." But we refuse to believe that the bank of justice is bankrupt. We refuse to believe that there are insufficient funds in the great vaults of opportunity of this nation. So we have come to cash this check — a check that will give us upon demand the riches of freedom and the security of justice. We have also come to this hallowed spot to remind America of the fierce urgency of now. This is no time to engage in the luxury of cooling off or to take the tranquilizing drug of gradualism. Now is the time to make real the promises of democracy. Now is the time to rise from the dark and desolate valley of segregation to the sunlit path of racial justice. Now is the time to lift our nation from the quick sands of racial injustice to the solid rock of brotherhood. Now is the time to make justice a reality for all of God's children.
It would be fatal for the nation to overlook the urgency of the moment. This sweltering summer of the Negro's legitimate discontent will not pass until there is an invigorating autumn of freedom and equality. Nineteen sixty-three is not an end, but a beginning. Those who hope that the Negro needed to blow off steam and will now be content will have a rude awakening if the nation returns to business as usual. There will be neither rest nor tranquility in America until the Negro is granted his citizenship rights. The whirlwinds of revolt will continue to shake the foundations of our nation until the bright day of justice emerges.
But there is something that I must say to my people who stand on the warm threshold which leads into the palace of justice. In the process of gaining our rightful place we must not be guilty of wrongful deeds. Let us not seek to satisfy our thirst for freedom by drinking from the cup of bitterness and hatred.
We must forever conduct our struggle on the high plane of dignity and discipline. We must not allow our creative protest to degenerate into physical violence. Again and again we must rise to the majestic heights of meeting physical force with soul force. The marvelous new militancy which has engulfed the Negro community must not lead us to a distrust of all white people, for many of our white brothers, as evidenced by their presence here today, have come to realize that their destiny is tied up with our destiny. They have come to realize that their freedom is inextricably bound to our freedom. We cannot walk alone.
As we walk, we must make the pledge that we shall always march ahead. We cannot turn back. There are those who are asking the devotees of civil rights, "When will you be satisfied?" We can never be satisfied as long as the Negro is the victim of the unspeakable horrors of police brutality. We can never be satisfied, as long as our bodies, heavy with the fatigue of travel, cannot gain lodging in the motels of the highways and the hotels of the cities. We cannot be satisfied as long as the Negro's basic mobility is from a smaller ghetto to a larger one. We can never be satisfied as long as our children are stripped of their selfhood and robbed of their dignity by signs stating "For Whites Only". We cannot be satisfied as long as a Negro in Mississippi cannot vote and a Negro in New York believes he has nothing for which to vote. No, no, we are not satisfied, and we will not be satisfied until justice rolls down like waters and righteousness like a mighty stream.
I am not unmindful that some of you have come here out of great trials and tribulations. Some of you have come fresh from narrow jail cells. Some of you have come from areas where your quest for freedom left you battered by the storms of persecution and staggered by the winds of police brutality. You have been the veterans of creative suffering. Continue to work with the faith that unearned suffering is redemptive.
Go back to Mississippi, go back to Alabama, go back to South Carolina, go back to Georgia, go back to Louisiana, go back to the slums and ghettos of our northern cities, knowing that somehow this situation can and will be changed. Let us not wallow in the valley of despair.
I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.
I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal."
I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.
I have a dream today.
I have a dream that one day, down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification; one day right there in Alabama, little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.
I have a dream today.
I have a dream that one day every valley shall be exalted, every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight, and the glory of the Lord shall be revealed, and all flesh shall see it together.
This is our hope. This is the faith that I go back to the South with. With this faith we will be able to hew out of the mountain of despair a stone of hope. With this faith we will be able to transform the jangling discords of our nation into a beautiful symphony of brotherhood. With this faith we will be able to work together, to pray together, to struggle together, to go to jail together, to stand up for freedom together, knowing that we will be free one day.
This will be the day when all of God's children will be able to sing with a new meaning, "My country, 'tis of thee, sweet land of liberty, of thee I sing. Land where my fathers died, land of the pilgrim's pride, from every mountainside, let freedom ring."
And if America is to be a great nation this must become true. So let freedom ring from the prodigious hilltops of New Hampshire. Let freedom ring from the mighty mountains of New York. Let freedom ring from the heightening Alleghenies of Pennsylvania!
Let freedom ring from the snowcapped Rockies of Colorado!
Let freedom ring from the curvaceous slopes of California!
But not only that; let freedom ring from Stone Mountain of Georgia!
Let freedom ring from Lookout Mountain of Tennessee!
Let freedom ring from every hill and molehill of Mississippi. From every mountainside, let freedom ring.
And when this happens, when we allow freedom to ring, when we let it ring from every village and every hamlet, from every state and every city, we will be able to speed up that day when all of God's children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands and sing in the words of the old Negro spiritual, "Free at last! Free at last! Thanks God Almighty, we are free at last!”

Martin Luther King Jr.

Martin Luther King Jr, fils de Martin Luther King Sr. et d’Alberta Williams King, est né le 15 Janvier 1929, à Atlanta, capitale de l’Etat de Géorgie, aux Etats-Unis. Il vit sa jeunesse dans la période ségrégative et devient comme son père un pasteur baptiste à l’église de Montgomery, en Alabama. Il se mari à Coretta Scott et lui donne quatre enfants. Décidé à changer le quotidien des Afro-Américains, il va se battre toute sa vie pour l’obtention de la liberté de son peuple, en manifestant et en organisant des mouvements célèbres tels que le boycott des autobus à Montgomery du 5 Décembre 1955 au 21 Décembre 1956, permettant la fin de la répression dans les transports en commun de la ville, ou la marche dans Washington le 28 Août 1963, terminée par aujourd’hui encore un des plus célèbres discours, « I Have A Dream ». L’apport de son combat sur les conditions de vie des Noirs aux Etats-Unis aura été plus que bénéfique et lui aura permis d’obtenir le prix Nobel de la paix le 10 Décembre 1964. Malheureusement, Martin Luther King Jr. est assassiné le 4 Avril 1968 dans sa chambre d’hôtel à Memphis. Lorsqu’aujourd’hui on sait que Barack Obama est président des Etats-Unis, on ne peut s’empêcher de penser à Martin Luther King Jr, car aujourd’hui, c’est son rêve qui est devenu réalité.

Rosa Parks

Rosa Louise McCauley Parks de son vrai nom est née le 4 Février 1913 dans la petite ville de Tuskegee dans l’Etat de l’Alabama. Celle qui deviendra la « Mère du mouvement des Droits Civiques » a grandi et a été élevée par sa mère à la suite du divorce de ses parents. D’abord éduquée par sa mère, c’est seulement à l’âge de onze ans que Rosa Parks est envoyée à l’école. Elle continue ses études secondaires que jamais elle n’achèvera, sa mère étant malade, puis en 1932, elle épouse Raymond Parks, un barbier luttant pour les droits civiques. En s’associant à lui, elle devient à son tour une fervente combattante pour les droits civiques des Afro-Américains. Mais la jeune femme devient célèbre le 1er Décembre 1955 lorsqu’elle refuse dans un bus de céder sa place à un homme blanc et de se rendre à l’arrière, malgré les ordres du conducteur. Rosa Parks doit être jugée et la veille du procès, un jeune pasteur du nom de Martin Luther King Jr. distribue des affiches demandant aux Afro-Américains de ne plus prendre les transports en commun, le boycott du 5 Décembre 1955 était né. Cet évènement permit la fin de la ségrégation dans les lignes de la ville. Rosa Parks s’est éteinte dans son habitation à Détroit le 24 Octobre 2005, à la suite de démences dégénératives.




Histoire d'un peuple

Aux Etats-Unis, pendant le XX° siècle, la lutte pour les droits civiques et la liberté des Afro-Américains a été certainement le meilleur exemple de combat contre une forme de discrimination, ici la ségrégation. Ce combat s’est remarqué par l’appropriation du pouvoir sur les Noirs par la population blanche, notamment à cause du Ku Klux Klan, mais également et surtout par les mouvements mis en œuvre par les Noirs, ce qui a permis un grand changement visible de nos jours. On peut distinguer deux grands mouvements qui ont été la « Lutte pour les Droits Civiques », dont le principal artisan était Martin Luther King Jr. Ce mouvement appelé « Civil Rights Movment » dans son pays d’origine s’est principalement déroulé de 1945 à 1970. Il avait pour but d’organiser des manifestations et des assemblées visant à améliorer les conditions de vie des Afro-Américains (on peut prendre pour exemple le boycott des bus de Montgomery entre 1955 et 1956). Mais un deuxième mouvement plus ancien a également marqué cette période, le « Nationalisme Noir » ou « Black Nationalism ». Né dans les années 1850, ce mouvement est rendu célèbre par Malcolm X, et avait une grande influence religieuse. Aujourd’hui, ces deux mouvements sont les fondations de l’évolution du mode de vie des Afro-Américains qui aujourd’hui atteint un point culminant grâce à l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

II- Les Grands Mouvements Noirs Aux Etats-Unis Au XX° Siècle:

“I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of the brotherhood.” Martin Luther King Jr.

« J’ai fait le rêve qu’un jour sur les collines rouges de Géorgie les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. » Martin Luther King Jr.

Depuis 1863 et l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln, de nombreux Afro-Américains ont tenté ou ont réalisé des mouvements visant à produire un changement dans l’attitude morale des gens envers la population Afro-Américaine. Aujourd’hui encore, les Noms de Martin Luther King Jr, Rosa Parks, ou Malcolm X résonnent dans les têtes de chaque Afro-Américain.

jeudi 12 mars 2009

Un premier pas

Et c'est en 1862 qu'Abraham Lincoln, alors président des États du Nord, met en place
l'émancipation de l'esclavage ce qui déstabilise fortement le sud dans son apport de
main-d'œuvre.Ainsi, Les États du Sud menés par le général Lee finissent par capituler en
avril 1865, les deux pays sont finalement réunifiés et le 31 janvier 1865.Le 13ème amendement mettant officiellement fin à l'esclavage d'un bout à l'autre des États-Unis d'Amérique est ratifié le 31 janvier 1865.

Casus Belli

Cependant, ce n'est que l'est des États-Unis que nous connaissons aujourd'hui qui est
concerné par l'esclavagisme durant cette période, car ce n'est qu'entre les années 1790
et 1860 (ce qui correspond à peu près à l'expansion territoriale à l'ouest des États-Unis) que
des esclaves ont été déplacés en direction de l'ouest et du sud(Texas, Virginie, Louisiane etc...)
on dénombre environ près d'un million le nombre d'esclaves déplacés.

«If this kind of trade can be justify by moral's principe, there is no crime, even dreadfull
they are, that we can legitimate. King, princes, magistrates, are not the owners of their
subjects, so they are not allowed to use of their freedom or to sell them likes slaves»
Louis de Jaucourt, Encyclopédie,
«Traite des Nègres»
Mais c'est à partir des années 1860 que le statut des esclaves va connaître le premier grand
changement positif de son histoire aux États -Unis. En effet, durant cette période, il se
dessine clairement une opposition dans la vision économique du pays entre les États du Nord,
portés par l'abolition de l'esclavage et un système de marché intérieur, opposés aux États du sud,
qui eux, prônaient une économie tournée vers l'extérieur du pays, mais voulant maintenir le système
esclavagiste en place. Cela a eu pour conséquence d'amener les pays du sud à faire sécession et
mettre en place «Les États confédérés du sud» opposés aux «États de l'union» au Nord.
Finalement, la guerre éclate entre les deux camps le 12 avril 1861avec la bataille de Fort Sumter.