Weblog du Lycée Polyvalent de Louhans

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vendredi 26 février 2010

Entretien avec Pascal Arnaud : fondateur de Quidam Editeur.

Pascal Arnaud, expert IHFi (Institut de Haute Finance) a été durant 25 ans auditeur puis directeur financier avant de créer en 2006, une maison d'édition littéraire indépendante D'un Noir Si Bleu. Il est chargé de cours de gestion dans le cadre du Master II "Métiers du livre" à l'université de Bourgogne.
Comment publiez-vous un livre ?
Je fais des choix parmi les manuscrits et les différentes lettres de présentation. Tout d'abord, le manuscrit doit respecter quelques règles de présentation. Pour publier un roman, le texte doit être corrigé au mieux et dactylographié. Le format standard est de 20 lignes par page et 60 signes pas ligne, avec double interligne. Il faut utiliser une police sobre et une taille assez grosse pour rendre la lecture confortable. L'idéal, bien sûr, serait de présenter au préalable un manuscrit à un correcteur professionnel. Je juge ensuite si l'ouvrage peut correspondre à l'une de mes collections. La lettre d'accompagnement doit être sobre. Ensuite, je propose ce manuscrit à l'imprimeur puis j'organise la promotion de ce livre.

Quelles sont alors les procédures utilisées ?
Je relis le manuscrit et j'envoie à l'auteur un synopsis avec le manuscrit. J'établis un devis avec contrat avec l'auteur. Je fais la mise en pages puis je relis bien attentivement l'oeuvre. Par la suite, il y a l'impression où je demande à l'auteur le nombre total d'exemplaires. Ensuite, la livraison se fait avec la quantité souhaitée par l'auteur. Puis, je calcule le prix de rentabilité et je présente l'oeuvre sur notre site internet et sur de nombreuses bases de données professionelles du livre.

Quel est votre rôle ?
Je m'occupe des manuscrits, je choisis l' oeuvre que je veux publier. Je travaille sur ces auteurs pour la promotion de leurs carrières ainsi qu'en mettant en avant leurs capacités à écrire. Je transforme si besoin quelques détails de ce manuscrit.

Comment relisez-vous un manuscrit ?
La relecture est une activité; je relis le texte pour détecter d'éventuelles erreurs. A la fin du processus, je donne un bon à tirer.

Quels sont vos critères pour pouvoir sélectionner un auteur dont vous publierez le livre ?
Le texte plaît ou ne plaît pas, je le choisis si je veux le partager auprès des lecteurs. L'écriture, le thème, la tonalité, l'intérêt, l'accroche du texte me permettent de sélectionner l'auteur.

Est-ce que l'auteur en tire profit ? Fait-il des bénéfices ?
Bien sûr que l'auteur en tire profit, on appelle cela les droits d'auteur. Le droit d'auteur couvre donc toute création de l'esprit, qu'elle soit une oeuvre littéraire, une oeuvre d'art, une oeuvre musicale, dès lors qu'elle est matérialisée, originale et qu'elle est l'expression de la personnalité de l'auteur. Les bénéfices vont principalement au diffuseur et au distributeur du livre, qui sont chargés, pour le premier, de démarcher les libraires et de prendre leurs commandes, pour le second, d'acheminer les livres aux librairies, pour honorer les commandes prises par le premier.

Entretien réalisé et écrit par Audrey

mardi 29 décembre 2009

Rencontre avec un écrivain

par Delphine

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vendredi 11 décembre 2009

Interview d' une bibliothécaire

par Sarah

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mercredi 9 décembre 2009

Entretien avec une bibliothécaire

réalisé par Mélissa, Laura et Céline

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vendredi 4 décembre 2009

Entretien avec un Lecteur

Monsieur Micco, professeur de français au collège Henri-Vincenot

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jeudi 3 décembre 2009

Entretien avec une bibliothécaire

« Comment qualifiez-vous votre métier, de quoi s'agit-il exactement ?

C'est tout d'abord ranger les livres mis à la disposition des habitants du village, commander de nouveaux romans et de nouveaux genres de livres, de nouveaux auteurs, donc répondre à la demande des clients. Il faut aussi lire, c'est l'essentiel. D'un autre coté, il y a aussi la gestion sur ordinateur, les commandes, les achats, les ventes, et les prêts.

Quelle est la différence entre une bibliothécaire et une documentaliste ?

La bibliothécaire travaille dans une bibliothèque départementale ou nationale. Les livres qui y sont sont mis à la disposition de tout public. La documentaliste au contraire travaille dans une bibliothèque scolaire, avec des enfants, des collégiens, et des lycéens... Une documentaliste doit rechercher et trier les livres pour offrir une lecture adaptée à la catégorie d'âge des lecteurs.

Selon vous, un livre a-t-il une influence directe sur son lecteur ou non?

...Oui, absolument, il y a d'abord la couverture qui influence la lecture, on sait déjà en rangeant un livre dans son rayon, que si la couverture est attirante, il va vite être pris, si sa couverture est inintéressante, il ne va pas vite sortir, les bibliothécaires vont d'abord s'informer sur les autres livres du même auteur pour n'offrir que la meilleure lecture aux lecteurs.

En étant jeune aimiez-vous lire ? Ou étiez-vous plutôt comme Albert Jacquard qui ne découvrit le plaisir de la lecture que plus tard dans sa vie ?

Ah non ! j'étais fort passionnée depuis toute petite, si je n'aimais pas lire, pourquoi ferais-je donc ce métier ? (...) Je lis beaucoup pendant une semaine de vacances à l'étranger, que ça soit dans le bus, au restaurant, ou à l'hôtel, je lisais parfois dix livres de suite et les gens de mon entourage me demandent toujours comment je peux faire ça... »
Remo

mercredi 2 décembre 2009

Rencontre avec un écrivain

-Bonjour Pascal.

-Michel

-Michel, comment percevez-vous...

-Allons, peut-on se tutoyer? Tout le monde me tutoie.

-Alors, Michel, comment définis-tu le mot « écrire »?

-Écrire, c'est pour moi tout d'abord, mettre ses émotions sur feuille. Ou bien encore ses idées, mais surtout ses émotions. Pour écrire, j'ai besoin de me mettre dans le caractère du personnage, dans son humeur, ce qu'il ressent à cet instant précis. Dans pratiquement chaque personnage de mes romans, j'ai pris «un caractère », d'une personne que je connaissais ( exemple, ma filleule a son « personnage »).Par contre, il y a des fois ou c'est dur d'écrire, quand je suis en colère, par exemple...

-Alors, quand tu es en colère, tu ne peux écrire?

-Non ! Bien sûr, si le personnage est en colère à ce moment précis, il faut que j'y sois aussi, en me passant du Hard-Rock, et en m'aidant de facteurs extérieurs. Tout dépend du contexte. Lorsque l'on se relit, on doit la ressentir, on doit ressentir l'émotion dans laquelle l'on était quand on a écrit.

-Pourquoi as-tu choisi le métier d'écrivain comme... comme métier, justement?

-Je ne suis pas écrivain, je suis dessinateur dans un bureau d'études, et soudeur. Lire, et écrire étaient mes passions, mais malheureusement, je suis dyslexique de nature. J'avais de très mauvaises notes en français, et l'on m'a orienté vers la chaudronnerie. On ne s'est aperçu de ma maladie que pendant ma 15e année, après que j'ai quitté le collège... On ne m'a pas laissé le choix de mon orientation. Mais, écrire m'aide à soigner cette maladie. Parfois, quand j'écris une phrase, et que je me relis, cela donne « pâté pour cheval », alors que j'aurai voulu mettre « Bâté pour cheval », ce qui n'est pas du tout la même chose. Grâce à l'écriture, j'apprends à soigner cette « déformation » . De plus, écrire, si ce n'est mon métier, est ma passion ! Depuis que j'ai l'âge de 11 ans j'écris. Je peux mieux transmettre mes émotions au moyen de l'écriture, qu'à l'oral. C'est vital pour moi, et je ne me vois pas vivre sans un crayon, ou une plume...

-Où puises-tu l'inspiration?

-Quand je vais me balader, j'emporte toujours un carnet avec moi, pour noter tout ce qui me paraît suspect, ou qui me donne une idée. Ensuite, dans un autre carnet, je retranscris plusieurs passages, j'en fais une histoire, avec des moments les plus importants. Je n'ai plus qu'à trouver comment assembler le tout. C'est grâce au monde réel que je forge celui de l'irréel. Pour écrire un livre, je discute avec des gens, j'écoute de la musique, je fais des balades à cheval,je... enfin, tous ces éléments me donnent des idées ! Une partie de mon esprit est concentrée sur ce que je fais, mais une autre, cherche, puise dans toutes les actions que je fais, et c'est avec cela que je m'inspire.

-Considères-tu le fait de lire être aussi important que celui d'écrire ?

-Pour écrire, il faut aussi se nourrir. Donc, oui ! Les deux sont très importants. Un écrivain, sans fausse modestie, est quelqu'un de très cultivé. Tous les jours, il doit lire, et s'informer du monde qui l'entoure. Par exemple, pour les batailles, dans mes livres, même si j'écris du fantastique, j'essaye qu'elles soient le plus réelles possible, et donc, je lis pas mal de livres d'histoire. Quand je lis des livres, et qu'au moment de la bataille, je lis les ordres des généraux, je me dis : « Mais non, impossible ! ». Ou alors, le genre : «  Le héros surpuissant arrive avec son épée contre 2 000 000 soldats, et il tue tout le monde, les mains dans les poches », les gens n'y croient pas une seconde. Je veux que ce soit le plus réaliste possible, même si c'est contradictoire dans un genre fantastique..

-Tu as besoin d'être dans des conditions spéciales pour écrire?

-Par terre. Et mon esprit doit être en plein dedans, même que j'en oublie l'heure, et le monde réel...

Mais, cela dépend de l'écrivain. J'ai un ami lui, il faut qu'il soit entouré de monde pour écrire... Moi, je suis très solitaire, et lorsque l'on me dérange quand j'écris, j'ai du mal à me remettre dedans. Non, mon esprit doit être concentré dans mon oeuvre.

-Le métier d'écrivain, enfin,plutôt, la publication, est-ce dur?

-Tu sais, sur 100 livres envoyés en maison d'éditions, seulement 1 est publié. Je t'explique : Ils prennent le livre, lisent les deux premières pages si c'est ton premier, et que tu n'es pas connu, et soit le gardent, et soit le jettent. Puis, s'ils décident de le garder, ils le lisent, souvent le directeur. Si ce dernier est d'accord, il envoie cela à une commission composée de journalistes, d'écrivains, de lecteurs, personnalités, et, tout en lisant le livre, et en détaillant ses « faiblesses », et ses qualités, elle va décider s'il peut être publié ou pas. Puis, elle envoie un contrat à l' écrivain, avec son pourcentage, lors de la vente des livres ( autour de 25% pour un contrat «  normal »), et il est libre d'accepter ou de refuser. S'il accepte, et estime le contrat juste, son livre est publié.

-Quelques livres en particulier?

-J'ai été très marqué par Le seigneur des anneaux, qui fait partie des livres qui ont initié le genre fantastique, si bien que quand tu lis des livres, tu as l'impression d'en voir des copies conformes. Et, donc, écrire ce que quelqu'un a écrit n'a plus d'intérêt, je pense. Certains livres me dégoûtent aussi un petit peu, en particulier Eragon. Le livre ne devait être qu'une trilogie, et au final, il a continué, et le 3e tome est sans intérêt. C'est un but commercial... Certains auteurs rajoutent des tomes qui n'ont pas lieu d'être, pour ne pas perdre le public... je trouve cela honteux. Je considère qu'un livre, même séparé en plusieurs tomes, doit avoir un début, et une fin. C'est très important, et je veille à respecter ce système dans chacun de mes livres.

-Pour finir, as-tu d'autres projets? Où as-tu commencé d'autres livres?

-J'ai un livre prêt à être publié, un autre demandé par l'auteur, et deux autres en cours d'écriture. Les deux premiers sont écrits à la main, puis retapés à l'ordinateur. J'ai décidé de tout réécrire à l'ordinateur à partir de maintenant. Mais... quand on écrit à la main... il y a une forme d'intimité, et je trouve que l'on est plus proche du livre, et l'on prend plus de plaisir à créer. Mais, il est vrai que c'est long, et fastidieux, alors, je tape maintenant à l'ordinateur. J'utilise la solution de facilité...

-Merci Pascal.
'

-C'est normal. A une prochaine fois !
Propos recueillis par Lucas le 9 octobre 2009.