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  <title>Lettresblog</title>
  <description><![CDATA[Weblog de lettres du Lycée de Louhans]]></description>
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  <title>L'expérience du 15 mai 2012</title>
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  <dc:creator>Abigail</dc:creator>
  <dc:subject>Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2012</dc:subject>
  <description>Mardi 15 mai, les élèves de première littéraire sont allés assister à la remise des récompenses du "Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne", et ont pu, pour cette occasion, présenter un travail théâtral sur le roman épistolaire "Eux sur la photo" d'Hélène Gestern. Voici un témoignage d'élève.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 15 mai, les élèves de première littéraire sont allés assister à la remise des récompenses du "Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne", et ont pu, pour cette occasion, présenter un travail théâtral sur le roman épistolaire "Eux sur la photo" d'Hélène Gestern. Voici un témoignage d'élève.</p> <p><img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 003.jpg" alt="" /><br />
Se produire ainsi, sur la scène d'un lieu aussi prestigieux et devant plus de mille spectateurs,provoque un entrelacs de sensations contradictoires pour celui qui n'en n'a jamais eu l'expérience auparavant.<br /></p>


<p><img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 008.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Il parait n'y avoir qu'un rideau pour séparer la scène des coulisses ;en réalité, c'est une immense palissade à escalader, un mur invisible mais solide,qu'il a pourtant fallu traverser, une frontière bien marquée entre l'endroit où attendent les comédiens et celui où leur enveloppe personnelle disparaît,laissant place à une autre très fine laissant voir au spectateur le personnage dans toute sa fragilité et toute son humanité.<br /></p>



<p><img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 016.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Dans le premier espace, celui des coulisses, tout n'est qu'agitation et confusion. Dans un coin, on observe, sans trop oser bouger, d'autres personnes, celles qui mettent en place lumières et sons dans une symphonie de mouvements rectilignes et réguliers, alors qu'à l'intérieur de nous les pensées font des huit et que le ventre se remplit de nœuds inextricables. On regarde le groupe d'élèves qui nous précède sur la scène et on les encourage, en silence&nbsp;; on rit de tout et de rien, pour détendre l'atmosphère, parlant chacun aux autres et disant,
pour les rassurer, pour se rassurer.<br /></p>


<p><img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 017.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 023.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 025.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Et quand enfin le moment est venu d'entrer en scène, quand enfin on entend le présentateur prononcer le nom de notre lycée, tout se joue sur les quelques mètres que nous traversons en grandes enjambées ;le cœur semble vouloir éclater dans notre poitrine, et un instant plus tard,en passant de l'obscurité à la lumière jetée par les projecteurs, on se sent soudainement détendu et sûr de soi.
En avançant sur scène, on devine, sans trop oser regarder, rien qu'aux applaudissements et aux huées, la présence des spectateurs.
Ce n'est qu'à ce moment - au dernier moment - qu'on se rend compte que tout le travail d'une année a finalement abouti.<br />
<img src="/weblog/images/prix2012/1.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/2.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/3.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Sur scène nous ne sommes plus les élèves du lycée Henri Vincenot de Louhans, nous sommes Natacha, Pierre, Stéphane, Hélène, et tous les souvenirs et secrets familiaux incarnés par le livre d'Hélène Gestern.</p>


<p><img src="/weblog/images/prix2012/4.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/5.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>L'élève ne revient en nous qu'à la fin du spectacle, au moment de saluer,alors que les applaudissements retentissent et qu'on est vraiment, vraiment fiers de ce qu'on a fait !<br /></p>


<p><img src="/weblog/images/prix2012/6.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>En résumé, c'est une expérience collective  incroyable,que j'espère pouvoir renouveler l'année prochaine.
Ce que tous les élèves ont pu en tirer, c'est que le théâtre n'est pas un ensemble de dialogues récités sur scène ;les comédiens font passer leurs spectateurs dans un autre univers,les faisant sortir de leurs sièges et les incitant silencieusement à venir les rejoindre sur scène.<br /></p>


<p><img src="/weblog/images/prix2012/7.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/8.jpg" alt="" /><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/9.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Je dis un grand bravo à tous les élèves de 1ère L pour la performance remarquable et très remarquée qu'ils ont accomplie&nbsp;! Bravo !<br />
<img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 001.jpg" alt="" /><br />
<strong>Répétitions au C.D.I.</strong><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 026.jpg" alt="" /><br />
<strong>L'attente avant d'entrer en scène</strong><br />
<img src="/weblog/images/prix2012/spectacle2012 024.jpg" alt="" /><br />
<strong>Réviser</strong><br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/18/388-une-eleve-de-seconde-expose-ses-poemes">
  <title>Une élève de seconde expose ses poèmes</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/18/388-une-eleve-de-seconde-expose-ses-poemes</link>
  <dc:date>2012-04-18T08:45:31+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>P. EVRARD</dc:creator>
  <dc:subject>Le billet</dc:subject>
  <description>A Louhans, une élève du lycée participe à une exposition artistique.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>A Louhans, une élève du lycée participe à une exposition artistique.</p> <p>Alexandra Schmitt, élève de seconde 1, est une passionnée de poésie. Depuis plusieurs années, elle écrit ses poèmes sur des feuilles volantes. Mais cette fois, elle les expose, grâce à Martine Mourey, peintre, qui l'a encouragée à joindre ses productions aux siennes.<br />
L'exposition est visible sous les arcades à Louhans jusqu'en juin.<br /><br /></p>


<p><em>Reviens-moi</em><br /></p>


<p>Ne pars pas<br />Ne m'abandonne pas<br />S'il te plaît, ne pars pas<br />Je ne t'ai pas encore dit je t'aime papa<br /><br />Tu es parti<br />Tu as mis une croix sur ma belle vie<br />
Trop tôt tu es parti<br />Sur mes joues coulent mes larmes à l'infini<br /><br />Tu es déjà loin<br />A ta vie tu as mis un point<br />Tu es déjà trop loin<br />Mes souvenirs de toi j'en prends soin<br /><br />Reviens-moi<br />Je ne peux pleurer sur ta tombe indéfiniment<br />Je t'en supplie reviens-moi<br />
Sache que je t'aimerai éternellement<br />
Alexandra Schmitt</p>




<p><br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/08/387-la-guerre-de-troie-reecriture">
  <title>La guerre de Troie, réécriture</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/08/387-la-guerre-de-troie-reecriture</link>
  <dc:date>2012-04-08T19:52:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Abigail</dc:creator>
  <dc:subject>Études d'oeuvres littéraires</dc:subject>
  <description>Fiche de texte
La Guerre de Troie n’aura pas lieu, de Jean Giraudoux


Résumé


La ville de Troie, qui sort tout juste d’une guerre, est menacée par une autre. Le prince Pâris a enlevé la reine grecque Hélène et les Grecs attaqueront la ville si elle ne leur est pas restituée. Au sein...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Fiche de texte
<em>La Guerre de Troie n’aura pas lieu</em>, de Jean Giraudoux</p>


<p><strong>Résumé</strong></p>


<p>La ville de Troie, qui sort tout juste d’une guerre, est menacée par une autre. Le prince Pâris a enlevé la reine grecque Hélène et les Grecs attaqueront la ville si elle ne leur est pas restituée. Au sein des Troyens, deux clans s’affrontent&nbsp;; les  bellicistes, partisans de la guerre, menés par le poète Demokos, cherchent à provoquer le conflit, alors que les pacifistes cherchent des moyens de l’éviter. Parmi eux, Hector, frère de Pâris et héritier du trône de Troie, réussit en premier lieu à persuader ses concitoyens de «&nbsp;fermer les portes de la guerre »&nbsp;; en référence au temple de Janus à Rome, il existe dans la pièce de Giraudoux un temple dont on ouvre les portes en temps de guerre. Lorsque les émissaires grecs arrivent, tout semble pouvoir mener à la paix&nbsp;; mais le capitaine de la flotte grecque, Oiax, gifle Hector. Fidèle à son désir de paix, le prince troyen refuse de répondre à la provocation et a une entrevue avec Ulysse, l’ambassadeur des Grecs. Les deux hommes se quittent après avoir négocié de telle manière à éviter le conflit&nbsp;; mais dans Troie, les tensions nationalistes sont exacerbées par la présence des Grecs aux portes de la ville et Demokos pousse les Troyens à la guerre. Hector le tue de son javelot pour le faire taire, le conflit semble encore une fois évité. Mais avant de mourir, Demokos accuse le grec Oiax d’être son meurtrier et les Troyens massacrent ce dernier. La guerre aura donc lieu malgré toutes les tentatives d’Hector pour l’en empêcher. La pièce se conclut sur les portes de la guerre qui s’ouvrent, découvrant Hélène embrassant un jeune homme, Troïlus.</p>


<p><strong>Les personnages principaux</strong></p>


<p>Des Troyens&nbsp;:
Priam, roi
Hécube, sa femme
Hector, Cassandre et Pâris, enfants royaux
Andromaque, femme d’Hector
Demokos, poète officiel</p>


<p>Des Grecs&nbsp;:
Ménélas, roi de Sparte
Hélène, femme de Ménélas
Ulysse, ambassadeur des Grecs
Oiax, capitaine de la flotte grecque</p>


<p>Tous les personnages de la pièce s’ordonnent en groupes distincts&nbsp;: pacifistes et bellicistes, grecs ou troyens, hommes ou femmes. Hector, fils du roi Priam, est un chef militaire qui rentre victorieux mais dégoûté de la guerre. C’est aussi le chef de famille&nbsp;; malgré tous ses efforts pour empêcher la guerre, c’est finalement qui la déclenche involontairement.
La belle Hélène semble être la femme idéale décrite par l’Illiade. En réalité, c’est une femme légère mais qui comme Cassandre peut voir le destin.
Andromaque est la femme d’Hector et attend un enfant. Elle évolue sans cesse tout au long de la pièce, d’abord optimiste, puis craintive et finalement désespérée. Elle a conscience que la guerre n’a pas de sens puisque Pâris et Hélène ne s’aiment pas réellement.
Cassandre a le rôle de la prophétesse que personne ne croit jamais.
Demokos est un poète ridicule mais dangereux belliciste&nbsp;; vivant, il tentera toujours vainement de déclencher la guerre, et en mourant il parviendra à son but en accusant un Grec, ce qui déclenchera la guerre.
La trame générale et les personnages de la pièce sont inspirés de la mythologie mais ils sont caricaturaux ou même réellement éloignés des originaux dans leur façon d’agir ou de penser.</p>


<p><strong>Découpage de la pièce</strong></p>


<p>La pièce est découpée en deux actes, le premier de dix scènes et le deuxième de quatorze.</p>


<p>Acte 1 Scène 1&nbsp;: La pièce se passe à Troie avant que n’éclate la guerre entre les Grecs et les Troyens. Les Grecs ont décidé d’envoyer un ambassadeur pour réclamer Hélène, enlevée par le Troyen Pâris. On attend le délégué des Grecs, Ulysse, et sa suite. Nous sommes sur la terrasse d’un rempart du palais de Priam, roi des Troyens. Pierres blanches et colonnades s’inscrivent sur le bleu du ciel. Andromaque, femme d’Hector, s’entretient avec sa belle-sœur, la prophétesse Cassandre. La guerre aura-t-elle lieu&nbsp;? Andromaque a toute confiance dans la paix, mais Cassandre s’ingénie à la troubler en lui affirmant que le destin s’agite.</p>


<p>Scène 2&nbsp;: Hector arrive, heureux et ému de retrouver sa femme et d’apprendre qu’elle attend un enfant.</p>


<p>Scène 3&nbsp;: Les deux époux sont seul à seul et se confient. Hector, qui revient victorieux du combat, raconte comment il est passé de l’amour de la guerre à la haine de la guerre. Il est bien décidé à ne pas se battre de nouveau, surtout pour un prétexte aussi futile que l’enlèvement d’Hélène. Aussi a-t-il convoqué son jeune frère Pâris, le principal responsable de l’hostilité des Grecs.</p>


<p>Scène 4&nbsp;: Dans un dialogue où la raideur de l’aîné s’oppose à la légèreté du cadet, Hector obtient de Pâris la promesse qu’il laissera repartir Hélène si Priam y consent. Mais Cassandre lui révèle que le vieux roi Priam et tous les habitants de la ville ne veulent à aucun prix renoncer à Hélène, qu’ils appellent la Beauté.</p>


<p>Scène 5&nbsp;: On voit les vieillards regarder Hélène sur les remparts et l’acclamer.</p>


<p>Scène 6&nbsp;: Les vieillards, Priam lui-même, et le Géomètre qui fait l’éloge d’Hélène, composent le clan de la guerre. Ils s’efforcent par tous les moyens de rendre le conflit inévitable. Leur chef est le poète Demokos. Tous réunis, ils s’opposent aux «&nbsp;pacifistes ». Hector, soutenu par sa femme Andromaque et sa mère Hécube, leur tient tête. Il se fait fort d’obtenir d’Hélène qu’elle quitte Troie. Malgré Demokos qui dénonce la restitution d’Hélène comme une lâcheté et une atteinte à l’honneur national, Priam s’apprête à fermer solennellement les Portes de la Guerre.</p>


<p>Scène 7&nbsp;: Pâris engage Hélène à respecter la décision d’Hector.</p>


<p>Scène 8&nbsp;: Hélène se montre docile et indifférente. Elle avoue même volontiers à Hector que sa liaison avec Pâris ne peut s’appeler de l’amour. Elle fera donc ce que l’on voudra.</p>


<p>Scène 9&nbsp;: Hector croit avoir triomphé en obtenant le départ d’Hélène. Mais il se heurte à un obstacle invisible&nbsp;: le destin. Hélène obéit certes à Hector, mais la fatalité est en marche. Hector, d’ailleurs, le comprend&nbsp;: «&nbsp;Tous m’ont cédé. Pâris m’a cédé. Hélène me cède. Et je sens qu’au contraire <a href="...">...</a> j’ai perdu. » Et, en effet, on annonce que les navires grecs abordent les côtes, dans une manœuvre que les Troyens jugent belliqueuse.</p>


<p>Scène 10&nbsp;: Restée seule avec Cassandre, Hélène lui demande d’«&nbsp;évoquer la Paix ». Celle-ci apparaît sous les traits misérables d’une femme pâle et malade. «&nbsp;La Paix » a beau se farder et mettre du rouge, Hélène la voit de moins en moins.</p>


<p>Acte II Scène 1&nbsp;: Devant les Portes de la Guerre encore ouvertes, Hélène joue de toute sa séduction devant le jeune frère de Pâris et d’Hector, Troïlus, âgé de quinze ans.</p>


<p>Scène 2&nbsp;: Devant Pâris, Hélène promet à Troïlus qu’ils s’embrasseront un jour.</p>


<p>Scène 3&nbsp;: Le poète Demokos inscrit dans sa mémoire le visage d’Hélène pour composer sur un lui un chant inspiré.</p>


<p>Scène 4&nbsp;: Tout le monde se réunit devant les Portes de la Guerre. Le Conseil des Anciens est conduit par Demokos. C’est lui qui se charge de composer le «&nbsp;chant de guerre » et d’organiser le «&nbsp;concours d’épithètes », c’est-à-dire d’insultes, pour démoraliser l’ennemi et stimuler l’ardeur des combattants.</p>


<p>Scène 5&nbsp;: Demokos a convoqué le juriste Busiris, un Sicilien, pour qu’il présente le débarquement des Grecs comme une offense aux Troyens. Mais Hector dénonce la manœuvre du parti de la guerre en obligeant Busiris à retourner totalement son analyse. La menace de conflit semble s’éloigner. Pendant que le Portes de la Guerre se ferment, Hector prononce un «&nbsp;discours aux morts », qui est une déclaration de paix. Mais les esprits sont surexcités par l’arrivée d’Ulysse et des Grecs de sa suite.</p>


<p>Scènes 6 et 7&nbsp;: La petite Polyxène, envoyée par Andromaque, demande à Hélène de repartir en Grèce. Mais elle se trouble et échoue dans sa mission.</p>


<p>Scène 8&nbsp;: Andromaque et Hélène restent seules. Andromaque supplie Hélène d’aimer vraiment Pâris afin de donner au moins un sens à la guerre si elle survient. Mais Hélène n’a pas l’intention de former avec Pâris le couple parfait pour les besoins de la cause. Andromaque est découragée.</p>


<p>Scène 9&nbsp;: Oiax, un Grec qui vient de débarquer à moitié ivre, insulte Hector et le gifle. Celui-ci, pour sauver la paix, refuse de céder à la provocation.</p>


<p>Scène 10&nbsp;: Le même Grec gifle Demokos. Celui-ci ameute les Troyens en criant vengeance. Hector le gifle.</p>


<p>Scène 11&nbsp;: Oiax se réconcilie avec Hector. La paix semble préservée. Mais Hector est inquiet.</p>


<p>Scène 12&nbsp;: Ulysse, le négociateur grec, vient réclamer Hélène. Si les Troyens la rendent, la paix sera assurée. Mais à une condition&nbsp;: que Pâris ait respecté Hélène, que son mari la retrouve «&nbsp;dans l’état même où elle lui fut ravie ». Comment faire croire une telle invraisemblance&nbsp;? Pâris et Hélène y seraient prêts pour sauver la paix, mais les matelots de Pâris, les gabiers, qui ont épié le couple pendant la traversée, décrivent le comportement des deux amants en des termes qui ne laissent aucun doute sur leur intimité. Iris, la messagère des dieux, apparaît dans le ciel. Elle transmet des messages contradictoires d’Aphrodite, de Pallas, de Zeus. Pour des raisons radicalement opposées, ils concluent tous à la guerre.</p>


<p>Scène 13&nbsp;: Hector et Ulysse restent en tête-à-tête. Ni l’un ni l’autre ne veut la guerre, mais ils sentent néanmoins que le destin risque d’en décider autrement. Leurs deux peuples semblent faits pour s’affronter. Afin de «&nbsp;déjouer la guerre », de lutter contre cette fatalité, Ulysse accepte avec courage de partir le plus rapidement possible en évitant toute hostilité.</p>


<p>Scène 14&nbsp;: Le Grec Oiax, de plus en plus ivre, cherche à embrasser Andromaque. Hector, qui est prêt à le tuer, se contient pour sauver la paix. Survient Demokos qui, ayant appris la restitution d’Hélène, ameute la ville et l’appelle aux armes. Hector, pour éviter le conflit, le tue de son javelot. Il pense avoir triomphé. «&nbsp;La guerre n’aura pas lieu, Andromaque. » Le rideau commence à tomber. Mais il se relève. Demokos, qui agonise, accuse Oiax le Grec de l’avoir tué. La foule troyenne rattrape le Grec et le lynche. La guerre aura lieu. Les Portes de la Guerre s’ouvrent lentement. Elles découvrent Hélène qui embrasse Troïlus. Le rideau tombe définitivement.</p>


<p><strong>Registres</strong></p>


<p>Giraudoux aborde un sujet tragique mais sans se tenir au registre unique de la tragédie. Il utilise un mélange des genres comiques et tragiques, où le comique a plusieurs origines.
On trouve dans la pièce des scènes très drôles, parfois proches du burlesque, dont le comique tient de l’affrontement entre des caractères opposés. À la première scène de l’acte I, on trouve une opposition entre l’optimisme et la naïveté d’Andromaque, qui est persuadée que son mari pourra éviter la guerre, et le pessimisme réaliste de sa belle-sœur Cassandre qui tente de la raisonner. En réalité, tout au long de la pièce, Cassandre, qui prédit les évènements funestes, essaiera de prévenir son entourage de l’inéluctabilité de cette journée sans jamais y parvenir, elle ne sera pas écoutée. À la scène 4 de l’acte I, le caractère sérieux d’Hector, qui rentre de guerre et qui dramatise la situation, crée un contraste comique avec l’impertinence et la légèreté de son frère Pâris qui ne se rend pas compte de la gravité de son acte. Plus tard, Hector se heurtera à l’insouciance et à l’obstination d’Hélène (I, 8). Dans la scène 6 de l’acte I, les répliques ironiques d’Hécube et les moqueries des servantes tranchent aussi très comiquement avec la grandiloquence et la prétention du poète Demokos.
Les changements de tonalités créent des ruptures qui sont nécessaires pour rendre la pièce plus vivante et pour capter l’attention du spectateur. Jean Giraudoux utilise le burlesque, c’est-à-dire qu’il traite le sujet noble de la guerre de Troie avec un style vulgaire, dans le langage des personnages ou dans leur comportement inapproprié par rapport à la situation. À la scène 4 de l’acte II, le conseil se guerre se trouve transformé en un concours d’épithètes qui est utilisé par Pâris puis par sa mère Hécube pour insulter ouvertement Demokos. Jean Giraudoux fait également usage de la caricature, par exemple dans les scènes 4 et 5 de l’acte I où les vieillards acclament Hélène «&nbsp;de leurs bouches édentées » et se bousculent pour l’apercevoir. Les scènes importantes pour l’issue de la guerre sont également tournées en ridicule&nbsp;: des insultes sont introduites pendant le discours aux morts, ou pendant les entrevues entre grecs et troyens.
Le comique est aussi issu de l’ironie de la situation&nbsp;: la volonté des pacifistes ne peut rien contre le destin. Quand Giraudoux écrit son œuvre, la guerre de Troie a déjà été écrite par Homère dans L’Illiade, d’ailleurs l’auteur y fait référence dans la dernière réplique de la pièce quand Cassandre dit&nbsp;: «&nbsp;Le poète troyen est mort... La parole est au poète grec ». Le titre de la pièce semble vouloir réécrire l’histoire originelle, mais il est révélateur de son aspect tragique et invite à réfléchir sur la fatalité&nbsp;: la volonté des hommes n’empêchera pas la guerre d’exister. Le personnage de Cassandre est une mise en abyme de cette vérité puisqu’elle sait ce qui va se passer dès le début sans jamais parvenir à convaincre Hector et Andromaque de l’issue de cette histoire et incapable d’y remédier. De même, quand Jean Giraudoux publie La guerre de Troie n’aura pas lieu en 1935, sa pièce n’est pas sans évoquer la menace allemande qui pèse de plus en plus sur l’Europe avec la montée du nazisme.</p>


<p><strong>Les thèmes de la pièce</strong></p>


<p>Le thème principal de la pièce est donc la fatalité. De nombreux personnages de la pièce ont conscience de la menace de la guerre et de ses conséquences. Mais la pièce a aussi d’autres thèmes. C’est une réflexion sur le thème de la cité et du patriotisme qui dénonce les motivations nationalistes dangereuses, peut-être en référence aux idées d’épuration raciale et de pangermanisme défendues par Hitler alors qu’il est au pouvoir. C’est aussi un éloge de la paix et un blâme de la guerre qui mène la cité à sa destruction.
Le thème de l’amour a également une place d’importance puisque la guerre naît de la relation entre Pâris et une reine grecque qu’il a enlevée. Le pièce compte trois différents types d’amours&nbsp;: l’amour douteux de Pâris et d’Hélène, l’amour ridicule des vieillards pour Hélène et l’amour conjugal réel d’Hector et de sa femme Andromaque. Mais finalement c’est la guerre qui l’emporte sur lui. L’intrigue tourne autour de thèmes et d’idées opposées&nbsp;: la fatalité et l’espoir, la guerre et la paix, l’amour et la haine.</p>





<p><strong>Acte I, scène 10</strong></p>


<p>CASSANDRE: Moi je ne vois rien, coloré ou terne. Mais chaque être pèse sur moi par son approche même. À l'angoisse de mes veines, je sens son destin.
HÉLÈNE: Moi, dans mes scènes colorées, je vois quelques fois un détail plus étincelant encore que les autres. Je ne l'ai pas dit à Hector. Mais le cou de son fils est illuminé, la place du cou où bat l'artère...
CASSANDRE: Moi, je suis comme un aveugle qui va à tâtons. Mais c'est au milieu de la vérité que je suis aveugle. Eux tous voient, et ils voient le mensonge. Je tâte la vérité.
HÉLÈNE: Notre avantage, c'est que nos visions se confondent avec nos souvenirs, l'avenir avec le passé&nbsp;! On devient moins sensible... C'est vrai que vous êtes sorcière, que vous pouvez évoquer la paix&nbsp;?
CASSANDRE: La paix&nbsp;? Très facile. Elle écoute en mendiante derrière chaque porte... La voilà.
<em>La paix apparaît.</em>
HÉLÈNE: Comme elle est jolie&nbsp;!
LA PAIX: Au secours, Hélène, aide-moi&nbsp;!
HÉLÈNE: Mais comme elle est pâle.
LA PAIX: Je suis pâle&nbsp;? Comment, pâle&nbsp;! Tu ne vois pas cet or dans mes cheveux&nbsp;? HÉLÈNE: Tiens, de l'or gris&nbsp;? C'est une nouveauté...
LA PAIX: De l'or gris&nbsp;! Mon or est gris&nbsp;?
<em>La paix disparaît</em>.
HÉLÈNE: Elle a disparu&nbsp;?
CASSANDRE: Je pense qu'elle se met un peu de rouge.
<em>La paix reparaît, outrageusement fardée</em>.
LA PAIX: Et comme cela&nbsp;?
HÉLÈNE: Je la vois de moins en moins.
LA PAIX: Et comme cela&nbsp;?
CASSANDRE: Hélène ne te voit pas davantage.
LA PAIX: Tu me vois, toi, puisque tu me parles&nbsp;!
CASSANDRE: C'est ma spécialité de parler à l'invisible.
LA PAIX: Que se passe-t-il donc&nbsp;? Pourquoi les hommes dans la ville et sur la plage poussent-ils ces cris&nbsp;?
CASSANDRE: Il paraît que leurs dieux entrent dans le jeu et aussi leur honneur.
LA PAIX: Leurs dieux&nbsp;! Leur honneur&nbsp;!
CASSANDRE: Oui... Tu es malade&nbsp;!
<em>Le rideau tombe</em>.</p>


<p><strong>En quoi cet extrait est-il représentatif de l’ironie du titre de la pièce ?</strong></p>


<p>⇒ Premier axe&nbsp;: la discussion entre deux prophétesses
Deux différentes manières de voir le destin. Cette différence est mise en relief par des répliques commençant par «&nbsp;Moi je ». Cassandre dit ainsi&nbsp;: «&nbsp;Moi je ne vois rien, colorée ou terne » à la première réplique, puis à la troisième «&nbsp;Moi je suis comme un aveugle qui va à tâtons » alors qu’Hélène dit «&nbsp;Moi, dans mes scènes colorées, je vois quelques fois un détail plus étincelant que les autres ». Les deux personnages sont diamétralement opposés, d’un côté la sœur qui ne fait que «&nbsp;tâter la vérité » et qui sens le destin de chaque personne à son approche mais dont jamais personne ne croit les prédictions et de l’autre côté la Belle Hélène qui perçoit l’invisible mais qui a l’attention de chacun grâce à sa beauté. On perçoit cependant un effort de la part d’Hélène à s’intéresser à Cassandre&nbsp;; elle utilise les pronoms «&nbsp;notre et nos » et demande à Cassandre s’il est vrai qu’elle peut «&nbsp;évoquer la paix ».
Sur le thème du don de voyance&nbsp;: Cassandre utilise le chiasme pour montrer qu’elle diffère du commun des mortels. «&nbsp;Mais c'est au milieu de la vérité que je suis aveugle. Eux tous voient, et ils voient le mensonge ». Elle établit une opposition entre sa capacité à voir, bien qu’indistinctement, ce qui arrivera réellement, et l’incapacité des autres personnages à accepter la vérité, qui est que la guerre de Troie aura lieu malgré leurs efforts.</p>


<p>⇒ Deuxième axe&nbsp;: une allégorie
Le troisième personnage de la scène est la Paix&nbsp;: il s’agit d’une allégorie, c’est-à-dire la représentation d’une idée abstraite par quelque chose de concret – ici il s’agit sûrement d’Eiréné, une résidente de l’Olympe incarnant la paix, représentée sous les traits d’une jeune femme. Le personnage de Cassandre affirme qu’il est facile d’évoquer la paix car «&nbsp;elle écoute en mendiante derrière chaque porte ». Quand elle apparaît, Hélène la trouve jolie mais pâle et remarque que ses cheveux sont gris&nbsp;: la Paix est étonnée et dit&nbsp;: «&nbsp;Je suis pâle&nbsp;? Comment, pâle&nbsp;! Tu ne vois pas cet or dans mes cheveux&nbsp;? »&nbsp;; Ce à quoi Hélène répond&nbsp;: «&nbsp;Tiens, de l'or gris&nbsp;? C'est une nouveauté... ». Jean Giraudoux fait allusion à l’or gris qui est effectivement une nouveauté mais au XXe siècle&nbsp;; il s’agit d’un alliage d’or, de zinc et de nickel. Pour exprimer la menace de la guerre, Jean Giraudoux met en scène une Paix faible et malade, qui, même après s’être fardée pour se rendre plus rouge, va progressivement disparaître aux yeux d’Hélène&nbsp;; seule Cassandre, qui prédit les évènements funestes, sera capable de la voir à la fin, et lui dira&nbsp;: «&nbsp;Tu es malade ». L’auteur crée toute une symbolique autour du thème de la fragilité de la paix.</p>


<p>⇒ Troisième axe&nbsp;: le poids de la fatalité sur les personnages
Ce passage est représentatif du thème de la fatalité autour duquel toute la pièce tourne&nbsp;; elle met en scène deux personnages qui sont conscients de sa présence. Dans sa première réplique, Hélène, pour qui les détails importants semblent étinceler dans ses visions, fait allusion au destin tragique du frère aîné de Cassandre en disant&nbsp;: «&nbsp;Je ne l’ai pas dit à Hector. Mais le cou de son fils est illuminé, la place du cou où bat l’artère... ».  Or, dans L’Illiade d’Homère, c’est à cet endroit du cou qu’Hector est touché et tué par Achille, au vers 327, chant XXII, et son fils Astyanax sera précipité du haut d’une tour par les Grecs selon Andromaque au vers 735, chant XXIV. Jean Giraudoux évoque le destin des personnages en s’inspirant du récit de la guerre de Troie fait par Homère pendant l’Antiquité, donc le lecteur sait à l’avance l’issue de la pièce. La guerre qui s’annonce dans cet extrait semble d’autant plus difficile que les dieux prendront parti&nbsp;; quand la Paix demande pourquoi des hommes crient dans la ville, Cassandre répond&nbsp;: «&nbsp;Il paraît que les dieux entrent dans le jeu et aussi leur honneur ». Or on sait que la guerre de Troie n’est pas seulement un affrontement entre les hommes mais aussi un combat indirect entre les dieux puisqu’Aphrodite protègera Pâris, le fils de Poséidon tentera d’empêcher le débarquement des Grecs, Athéna protègera Achille et Apollon Hector lors de leur combat, et cætera. Dans cet extrait la disparition progressive d’Eiréné, la Paix, fait conclure à la guerre qui est inévitable entre Grecs et Troyens.</p>


<p>Cet extrait est représentatif de l’ironie du titre. La guerre de Troie n’aura pas lieu semble être une réécriture de l’histoire mais elle est le symbole de la désillusion et des espoirs des personnages.</p>


<p>Sources</p>


<p>http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giraudoux
http://www.etudes-litteraires.com/giraudoux.php</p>


<p>GIRAUDOUX Jean, La Guerre de Troie n’aura pas lieu, Éditions Grasset, Le Livre de Poche, Le Théâtre de Poche</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/03/385-le-jeu-commence-maintenant">
  <title>Le jeu commence... Maintenant !</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/04/03/385-le-jeu-commence-maintenant</link>
  <dc:date>2012-04-03T17:46:33+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Arthur</dc:creator>
  <dc:subject>Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2012</dc:subject>
  <description>Dans le cadre du Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne édition 2011 et 2012, la classe de 1ère L du lycée Henri Vincenot a réalisé une adaptation libre d'un des romans qui participe au concours: Le Jeu du Pendu de Aline Kiner. Ce court-métrage a été réalisé en...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Dans le cadre du Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne édition 2011 et 2012, la classe de 1ère L du lycée Henri Vincenot a réalisé une adaptation libre d'un des romans qui participe au concours: <em>Le Jeu du Pendu</em> de Aline Kiner. Ce court-métrage a été réalisé en quelques mois et <a href="http://www.wix.com/ontworkstudios/home#!film" hreflang="fr">est disponible à cette adresse</a>.</p>


<p>Pour plus d'information sur ce film,<a href="http://www.wix.com/ontworkstudios/home" hreflang="fr"> rendez-vous ici</a>.
Une vidéo de making of sera disponible prochainement.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/16/381-rencontre-avec-un-auteur-raphaelle-riol">
  <title>Rencontre avec un auteur: Raphaëlle Riol</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/16/381-rencontre-avec-un-auteur-raphaelle-riol</link>
  <dc:date>2012-03-16T13:43:04+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>CarolineG</dc:creator>
  <dc:subject>Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2012</dc:subject>
  <description>Raphaëlle Riol : Ecrivain et professeur


Les élèves de 1ère L du lycée Henri Vincenot, de  Louhans,
ont rencontré ce Lundi 20 Février 2012 l’auteur du roman Comme elle vient,
Raphaëlle Riol, dans le cadre du prix littéraire des lycéens de Bourgogne.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Raphaëlle Riol&nbsp;: Ecrivain et professeur</p>


<p>Les élèves de 1ère L du lycée Henri Vincenot, de  Louhans,
ont rencontré ce Lundi 20 Février 2012 l’auteur du roman Comme elle vient,
Raphaëlle Riol, dans le cadre du prix littéraire des lycéens de Bourgogne.</p> <p><img src="/weblog/images/rriol-0819.jpg" alt="" /><br /></p>


<p><ins><strong>Comme elle vient.</strong></ins><br /></p>


<p>Comme elle vient nous raconte l’histoire d’une adolescente Mona, 18 ans, qui n’a plus de nouvelles de sa mère depuis qu’elle est partie, depuis quatre mois, en Asie, pour soi-disant des «&nbsp;vacances personnelles ». Mona essaie alors de combler l’ennui avec son père, Antoine et son petit frère, Jules en faisant tout ce qui leur passe par la tête.<br /><img src="/weblog/images/commeellevient.jpg" alt="" /><br /></p>


<pre></pre>


<p><ins><strong>Une auteure ouverte et souriante.</strong></ins><br />
Cette jeune parisienne de trente et un an est venue nous rencontrer au lycée Henri Vincenot, pour nous parler de son  premier roman publié&nbsp;: <em>Comme elle vient</em>. Celle-ci est, en effet,  très heureuse de participer aux concours du prix littéraire des lycéens de Bourgogne ainsi qu’à celui d’Auvergne. Raphaëlle Riol est professeur de français au collège en banlieue parisienne. Son  idée de publier un livre est apparue il y a maintenant deux ans. Mais comme beaucoup d’auteurs, le plus dur  pour  elle, a été de trouver une maison d’édition qui prendrait son roman. Malgré tout,ce n’est pas en  tant que roman qu’elle voyait  son histoire&nbsp;: «&nbsp;au départ je voulais que ce soit un court métrage, je   trouvais  que  l’histoire s’y  prêterait  bien ». <br /></p>



<p><ins><strong>Le titre du livre&nbsp;: «&nbsp;Comme elle vient » a-t-il une signification ?</strong></ins><br /></p>


<p>«&nbsp;C’est le titre d’une chanson du groupe Noir désir dont je suis fan. Je voulais donc leur  faire un hommage » nous explique Raphaëlle. De plus, «&nbsp;Comme elle vient » peut tout autant signifier la mère qui part et qui ne donne des nouvelles que très rarement, mais aussi la parole qui vient et qui part.</p>


<p><ins><strong>Les références musicales du livre sont-elles un élément autobiographique ?</strong></ins> <br /></p>


<p>Dans le roman, la musique est très présente. On peut, en effet, voir plusieurs noms de groupes, cités, comme notamment&nbsp;: Hendrix, Doors, Dylan ou encore Jefferson Airplane. <br />
Nous avons alors demandé à la romancière si cet élément était autobiographique. «&nbsp;Je souhaitais intégrer le rock des années 1970 dans mon roman, car c’est le genre de musique que j’aime beaucoup écouter, et je dois dire que l’époque me plaît aussi. En effet, pour moi, c’est l’époque de la création musicale et littéraire. On a souvent la nostalgie d’une époque que l’on n’a pas connue »  nous a-t-elle répondu.<br /><img src="/weblog/images/RRiol.jpg" alt="" /><br />                                                                                                                      Caroline.G<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/15/383-gaelle-josse-sort-un-nouveau-livre">
  <title>Gaëlle Josse sort un nouveau livre !</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/15/383-gaelle-josse-sort-un-nouveau-livre</link>
  <dc:date>2012-03-15T22:28:33+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Ariane</dc:creator>
  <dc:subject>Prix littéraire des lycéens et des apprentis de Bourgogne 2012</dc:subject>
  <description>Après les heures silencieuses, publié chez Autrement l'année dernière et sélectionné pour le prix littéraire des lycéens, Gaëlle Josse vient de me faire part de la sortie en librairie de son deuxième livre. Nos vies désaccordées qui, après la peinture, parle de musique, est sorti le 7...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Après <em>les heures silencieuses</em>, publié chez <em>Autrement</em> l'année dernière et sélectionné pour le prix littéraire des lycéens, Gaëlle Josse vient de me faire part de la sortie en librairie de son deuxième livre. <em>Nos vies désaccordées</em> qui, après la peinture, parle de musique, est sorti le 7 mars, toujours chez <em>Autrement</em>. Vous pouvez lire ci-dessous le résumé joint au mail de l'auteur. Bonne lecture !<br /><img src="/weblog/images/GJosseHS.jpg" alt="" /><br />En librairie le 7 mars 2012<br />                                   Gaëlle Josse<br />Nos vies désaccordées<br />Éditions Autrement, 145 pages, 13 euros<br />
Présentation de l'éditeur :<br />
«Avec Sophie, j’ai tout reçu, et tout perdu. Je me suis cru invincible. Je nous ai crus invincibles. Jamais je n’ai été aussi désarmé qu’aujourd’hui, ni plus serein peut-être.»<br />
François Vallier, jeune pianiste célèbre, découvre un jour que Sophie, qu’il a aimée passionnément puis abandonnée dans des circonstances dramatiques, est internée depuis plusieurs années. Il quitte tout pour la retrouver.<br />
Confronté à un univers inconnu, il va devoir se dépouiller de son personnage, se regarder en face. Dans ce temps suspendu, il va revivre jusqu’au basculement son histoire avec Sophie, artiste fragile et imprévisible.<br />
La musique de nos vies parfois nous échappe. Comment la retrouver ?<br />
Retrouvez toute l’actualité autour de <em>Nos vies désaccordée</em>s sur le <a href="http://gaellejosse.kazeo.com/" hreflang="fr">blog de l'auteur</a> :<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/15/382-une-vie-joachim-du-bellay">
  <title>Une vie : Joachim du Bellay</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/15/382-une-vie-joachim-du-bellay</link>
  <dc:date>2012-03-15T22:14:58+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Ariane</dc:creator>
  <dc:subject>Textes réalisés par les élèves</dc:subject>
  <description>Je vous présente ici une fiche auteur sur Joachim du Bellay.


Plan :


I.Biographie
II.Environnement historique et littéraire.
III.Bibliographie



I.Biographie


Né en ≈ 1522 à Liré en Anjou d'une famille noble et renommée.
Enfance triste, maladive et orpheline dans les terres familiales...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Je vous présente ici une fiche auteur sur Joachim du Bellay.</p>


<p><ins>Plan :</ins><br /></p>


<p>I.Biographie<br />
II.Environnement historique et littéraire.<br />
III.Bibliographie<br /></p>



<p><ins>I.Biographie</ins><br /></p>


<p>Né en ≈ 1522 à Liré en Anjou d'une famille noble et renommée.<br />
Enfance triste, maladive et orpheline dans les terres familiales sans activité intellectuelle particulière.<br />
Neveu du cardinal de Paris et diplomate Jean du Bellay dont il envie la carrière.<br />
1545&nbsp;: études de droit à la faculté de Poitiers puis suit Ronsard au Collège de Coqueret à Paris, où il étudie l'italien.<br />
Fonde « La Brigade » avec Ronsard, ancien nom de La Pléiade.<br />
1549&nbsp;: publie L'olive et la Défense et illustration de la langue française, manifeste de La Pléiade.<br />
1550-1552&nbsp;: De santé fragile, il tombe malade et demeure alité, en profite pour se consacrer à l'étude des auteurs grecs et latins et à la poésie. Ressent les débuts de la surdité, comme Ronsard en 1540.<br />
1553&nbsp;: accompagne Jean du Bellay, en qualité de secrétaire, à Rome. Il exprime ses espérances déçues et son mal du pays dans Les Regrets et Les Antiquités de Rome, publiés à son retour en France.<br />
1557&nbsp;: Retourne en France pour des raisons floues (dispute, amour mal tourné...), publie ses deux recueils de poésie, entre autres.<br />
Problèmes financiers, maladies, s'accumulent. Meurt en 1560 à 38 ans, vieilli prématurément, à Paris.</p>



<p><ins>II.Environnement historique et littéraire.</ins><br /></p>


<p>Le 16ème est marqué par les conflits religieux<br />
1515&nbsp;: Léonard De Vinci à Amboise<br />
1524&nbsp;: naissance de Pierre de Ronsard<br />
1523&nbsp;: Holbein exécute un portrait d'Erasme.<br />
1527&nbsp;: mort de Nicholas Machiavel (Le Prince, 1514)<br />
1530&nbsp;: Couronnement de Charles Quint.<br />
1532&nbsp;: Gargantua et Pantagruel, de Rabelais<br />
1534&nbsp;:  Découverte du Canada par Jacques Cartier. Affaire des placards.<br />
1535&nbsp;: première Bible en français. Le jugement dernier de Michel-Ange.<br />
1536&nbsp;: mort d'Erasme.<br />
1539&nbsp;: ordonnance de Villers- Cotterêts.<br />
1546&nbsp;: début de la construction du Louvre.<br />
1547&nbsp;: mort de François 1er.<br />
1553&nbsp;: mort de Rabelais.<br />
Abondance des publications poétiques&nbsp;: Baïf, Louise Labé, Pontus de Tyard, Ronsard ...</p>


<p><ins>III.Bibliographie</ins><br /></p>


<p>Défense et illustration de la langue française, 1549<br />
L'Olive, 1549<br />
Vers lyriques, 1549<br />
Recueil de poésie, présenté à la très illustre princesse Madame Marguerite, sœur unique du roi...,1549<br />
La complainte de Didon à Énée, prince d'Ovide, 1552<br />
Quatrième livre de l'Énéide, traduit en vers français, 1552<br />
Œuvres de l'invention de l'Auteur, 1552<br />
Jeux rustiques, 1558<br />
Les Regrets, dont Les Antiquités de Rome, 1558<br />
Poésies Latines, 1558<br />
Le Poète courtisant, 1559.</p>


<p><ins>Un poème choisi :</ins><br /></p>


<p>Déjà la nuit en son parc amassait<br />
Un grand troupeau d'étoiles vagabondes.<br />
Et pour entrer aux cavernes profondes,<br />
Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait<br />
Déjà le ciel aux Indes rougissait,<br />
Et l'aube encor de ses tresses tant blondes<br />
Faisant grêler mille perlettes rondes<br />
De ses trésors les prés enrichissait :<br /></p>


<p>Quand d'occident comme une étoile vive.<br />
Je vis sortir dessus ta verte rive<br />
O fleuve mien&nbsp;! Une nymphe en riant.<br /></p>


<p>Alors voyant cette nouvelle Aurore.<br />
Le jour honteux d'un double teint colore<br />
Et l'Angevin et l'Indique orient.<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/14/380-tous-ce-qui-se-cache-derriere-les-menines-de-velasquez">
  <title>Tout ce qui se cache derrière 'Les Ménines' de Velasquez</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/03/14/380-tous-ce-qui-se-cache-derriere-les-menines-de-velasquez</link>
  <dc:date>2012-03-14T17:09:18+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>MarionB</dc:creator>
  <dc:subject>Le blog de la seconde 1- 2011-2012</dc:subject>
  <description>Le tableau et ses habitants.


Les Ménines ( Las méninas, les demoiselles d’honneur en espagnol) a été réalisé en 1656 par Diego Velasquez, qui est l'un des plus grands artistes que le monde a connu. C’est une huile sur toile de 318x276cm, qui est exposée au Musée du Prado de Madrid....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><ins><strong>Le tableau et ses <q>habitants</q>.</strong></ins></p>


<p><q>Les Ménines</q> ( Las méninas, les demoiselles d’honneur en espagnol) a été réalisé en 1656 par Diego Velasquez, qui est l'un des plus grands artistes que le monde a connu. C’est une huile sur toile de 318x276cm, qui est exposée au Musée du Prado de Madrid. Cette œuvre est considérée comme la plus importante de la peinture occidentale et la plus connue de son auteur.</p>


<p>Elle représente  plusieurs personnages de la cour de Philippe IV: la princesse Marie-Thérèse accompagnée de ses Ménines, de ses suivantes et de son garde du corps. L’artiste est en train de peindre, le couple royal pose, comme nous le confirme le miroir au fond de la pièce qui les reflète; il y a également un homme qui est en train d’observer la scène dans une autre pièce. On peut donc dire que Velasquez se représente lui-même en train de faire un portrait du roi et de la reine, à qui leur fille a rendu une visite.</p>


<p><ins><strong>Une composition riche et unique.</strong></ins>
Tout d’abord, le jeu de miroir, la représentation de tableaux accrochés aux murs qui donnent l’illusion de la profondeur ( ce sont des espaces dans des espaces…), la gestion de l’échelle des plans ( la composition du tableau), la disposition de certains éléments architecturaux ou décoratifs ( tel que la présence de lustres) et la mise en valeur de la porte entre ouverte au fond de la pièce permettent au regard du spectateur d’être guidé vers le point de fuite ( la porte ouverte au fond de la pièce) mais également de l’amener à circuler dans tout l’ensemble de l’espace de la toile, qui est particulièrement construit et réfléchi.</p>


<p><strong><ins>Quel niveau choisir?</ins></strong>
Dans une seconde approche, nous pouvons remarquer trois niveaux. Un premier niveau où se situe le couple royal qui pose, et nous spectateurs. Nous sommes donc dans le contrechamp de l'homme. Effectivement, le peintre a voulu nous intégrer dans le tableau. Ensuite, un second niveau est à analyser: l’artiste s’arrête de peindre et regarde en notre direction soit pour regarder ses modèles,  soit pour montrer que nous le dérangeons dans sa réalisation. Dans ce plan, la princesse est aussi présente accompagnée de ses suivantes, comme si elle était allée demander quelque chose à ses parents ou simplement afin de les montrer. Pour finir, le dernier niveau constitué du dernier plan, nous permet de comprendre que les souverains sont en train de poser, mais aussi de nous amener dans un autre espace qui montre une silhouette d’homme en train d'observer la scène. Il est peut être jaloux du roi, car l’homme pourrait être l’amant de la reine, ou tout simplement un personnage important de la cour espagnole. Alors quel niveau choisiriez-vous?</p>


<p>Nous pouvons donc faire un rapprochement avec l’œuvre de Corneille, <em>L’illusion comique</em>, qui, elle aussi, est composée de trois niveaux. Un niveau où l'on est au théâtre, un deuxième où on est dans une grotte (vie réelle de Clindor) et un troisième niveau où on est sur scène dans le théâtre parisien où joue la troupe de Clindor.</p>


<p><ins><strong>Une histoire, un symbole.</strong></ins>
De plus, nous retrouvons trois points de vue dans le tableau: le réel représenté par la lumière provenant d’une fenêtre hors du cadre  met en valeur Marie-Thérèse; l’imaginaire est mis en abyme par la lumière venant du mur même reflétant les visages des modèles dans le miroir; le symbolique se manifeste par la porte où se situe un homme, qui observe la scène, ce qui montre bien qu’il regarde sans être vu ( comme nous).
Par ailleurs, on peut ajouter que l’imaginaire et le réel sont séparés par la présence de Velasquez au milieu de la pièce.</p>


<p>Nous pouvons donc dire que le tableau est destiné à nous faire réfléchir sur les liens qui unissent toutes les personnes dans cette pièce, à nous demander qui a le pouvoir, et pourquoi l’homme a représenté cet épisode de la vie si particulièrement agencé.</p>


<pre>                             <img src="http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/velazquez/menines.jpg" alt="" /></pre>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/02/07/379-une-histoire-secrete">
  <title>Une Histoire secrete...</title>
  <link>http://www.lpolouhans.com/weblog/index.php?2012/02/07/379-une-histoire-secrete</link>
  <dc:date>2012-02-07T20:07:21+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Thibaut</dc:creator>
  <dc:subject>Le blog de la seconde 1- 2011-2012</dc:subject>
  <description>Comparaison du film Pierre et Jean, réalisé par André Cayatte et de l'oeuvre originale de Maupassant.





Le film de Cayatte et l’œuvre originale de Maupassant ont des ressemblances mais ont aussi des différences. Nous allons nous demander quelles sont ces dernières et répondre à la...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Comparaison du film Pierre et Jean, réalisé par André Cayatte et de l'oeuvre originale de Maupassant.<br />
<br />
<br /></p>



<p>Le film de Cayatte et l’œuvre originale de Maupassant ont des ressemblances mais ont aussi des différences. Nous allons nous demander quelles sont ces dernières et répondre à la question : Qu'est-ce que transposer un roman au cinéma ?<br /></p>



<p>Tout d'abord, dans le film de 83 minutes, le réalisateur va faire de nombreuses transpositions par rapport à l’œuvre de Maupassant. En effet, dès le début du film, dans le générique, on peut entendre une musique des années 1930 ( de Roger Dumas) alors que l'histoire originale de Maupassant se déroule au XIXème siècle. Puis tout le film va être une succession de modifications.
En effet, les prénoms des personnages ont changé puisque le père Roland s’appelait Gérome chez Maupassant et se prénomme Marcel dans le film. De même pour sa femme, elle s’appelle Alice dans l'adaptation cinématographique alors que c'était Louise dans le roman, Pierre, lui n'a pas changé de  nom et il est très jeune car son frère n'est pas encore né puisque,  comme nous l'avons dit dans l'exemple précédent, le réalisateur a fait un bond dans le passé par rapport au livre. On est au moment où Madame Roland va se laisser séduire par un homme charmant appelé « Marchat ».<br />
<br /><img src="http://imworld.aufeminin.com/cinema/pierre-et-jean-7337_L.jpg" alt="" /><br />Affiche du film <em>Pierre et Jean</em> réalisé par André Cayatte (1943)<br /><br />
Le réalisateur semble être en avance dans le temps en ce qui concerne la façon d'éduquer puisqu' il pense que la violence n'est pas un remède contre les bêtises des enfants. Il nous le montre lors de la scène de la pêche, lorsque Pierre remet à l'eau les poissons que son père avait pêchés. Ce dernier lui flanque un gifle sous les regards outrés des passants et du sauveur de Pierre qui semblent regarder d'un mauvais œil le père de famille.<br />
On peut aussi remarquer dans le film un contraste entre le père et la mère car le père nous paraît un homme froid, rigide, ferme, méchant alors que sa femme a l'air sympathique, joyeuse ; elle aime son enfant.  A l'inverse, le père Roland nous paraît aimant et agréable. Dans la deuxième séquence, on peut voir un boxeur, Henri Duvergné,  charmer Alice qui essaye d'en faire abstraction. Mais Marcel entend Henri faire la cour à sa femme. Il vient donc prier Henri d'arrêter et veut lui « donner une bonne correction ». Les deux hommes en viennent aux mains et Henri frappe Marcel qui lui tombe à la renverse.<br /><br />                                                          <img src="http://www.cyranos.ch/sbcayat1.jpg" alt="" /><br />André Cayatte, le réalisateur<br /><br />
Dès le début du film, le thème du secret de famille est abordé puisque lors de la scène de la pêche, Pierre va voir sa mère et lui demande si  les poissons ont mal lorsqu'on les sort de l'eau. Sa mère lui répond : «  Il y a beaucoup de choses qui font mal » : le réalisateur parle ici de l'infidélité de la mère plus tard dans le film. Le spectateur ne le sait pas encore.  Comme dans le roman, le secret va continuer de fasciner les spectateurs car on va être plongé dans une sorte d'enquête policière où Pierre serait le détective et Maréchal et sa mère les coupables. Pierre va essayer de savoir, vers sa majorité, ce qui s'est réellement passé entre sa mère et Maréchal. Il découvrira l'adultère de sa mère qui peu à peu devine que Pierre a découvert la vérité. Elle avouera tout et Pierre peine à lui pardonner ; c'est pour cela qu'il partira en train aux colonies en tant que médecin alors que dans le roman il était parti en tant que médecin sur un paquebot La Lorraine.<br /><br />
Enfin, au niveau du temps des deux œuvres, le film dure 83 minutes et on voit qu'il se passe environ une vingtaine d'années alors que chez Maupassant, l'histoire se déroule pendant la même année. Le réalisateur prend donc des libertés en ce qui concerne la durée. Ce qui nous amène à la question ci-dessous : <br />
Qu'est-ce qu'une adaptation ?<br />
Une adaptation, c'est transcrire au cinéma, une œuvre théâtrale, un roman en ajoutant ou en supprimant des scènes, des dialogues, des décors, des noms de familles aux personnages, des lieux en changeant d'époque et tout cela au gré du réalisateur.<br />
Souvent, le réalisateur supprime des scènes et des séquences ou change l'ordre qu'il y avait dans l’œuvre originale pour que le film soit un produit commercial, il opère un resserrement dramatique de l'action dans ce cas.<br />
Mon point de vue : Je pense tout d'abord que le réalisateur, André Cayatte, a réalisé un film remarquable. On peut remarquer des gros efforts de décors.
Il a décidé de rajouter quelques scènes et d'en supprimer notamment lors du début du film. C'est selon moi une bonne opération car on comprend mieux l'adultère de Mme Roland avec Marchat. En revanche, la femme qui interprète le rôle de Mme Roland ne fait pas assez ressentir ses sentiments. Le fait que le réalisateur change d'époque est très réussi. Ceci ne change pas vraiment l'histoire.<br /></p>]]></content:encoded>
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  <title>Comparaison du roman et du film Pierre et Jean</title>
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  <dc:creator>AmélieB</dc:creator>
  <dc:subject>Le blog de la seconde 1- 2011-2012</dc:subject>
  <description>Pierre et Jean de Guy de Maupassant a été adapté au cinéma par André Cayatte en 1943. Le roman n'est toutefois pas retranscrit dans l'exactitude. En effet, le film commence par une scène de pêche : on y voit alors Pierre lorsqu'il était enfant et ses deux parents, M. et Mme Roland. Jean...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><em>Pierre et Jean</em> de Guy de Maupassant a été adapté au cinéma par André Cayatte en 1943. Le roman n'est toutefois pas retranscrit dans l'exactitude. En effet, le film commence par une scène de pêche&nbsp;: on y voit alors Pierre lorsqu'il était enfant et ses deux parents, M. et Mme Roland. Jean n'est pas encore né. Le père du jeune garçon est montré comme un homme plutôt colérique et strict avec son fils, à l'inverse de sa femme qui est douce et tendre envers Pierre&nbsp;: elle le protège. Hormis cela, M. Roland est au bord de l'eau en train de pêcher et sa femme est un peu plus loin, elle surveille Pierre. Ils sont habillés de la même manière que dans les années 1930&nbsp;: c'est une transposition d'époque. Dans le roman de Maupassant, il y a effectivement une scène de pêche, mais elle est bien différente&nbsp;: tout d'abord, elle se passe sur un bateau. On y trouve également M. et Mme Roland, leur deux fils Pierre et Jean étant déjà adultes, ainsi que Mme Rosémilly, invitée à cette partie de pêche. M. Roland est tout aussi impatient que dans le film mais son côté «&nbsp;strict » est beaucoup moins accentué.<br />
On peut donc s'apercevoir dès le début que le roman et le film ne sont pas exactement identiques&nbsp;; mais il y a encore bien d'autres choses qui nous le confirment. Par exemple, l'histoire du roman s'étend sur seulement quelques mois, alors que celle du film s'étend sur plus de vingt ans puisqu'on y voit Pierre enfant au début, et adulte à la fin. Aussi, il y a des scènes ajoutées au film qui n'apparaissent pas dans le roman. Ainsi, Pierre se jette à l'eau parce que son père l'a violemment disputé. De même, après la partie de pêche, il y a une scène dans la bijouterie de M. Roland qui n'apparaît pas non plus dans le livre de Maupassant&nbsp;: on y voit un client faire la cour à son épouse, ce qui par la suite se transforme en querelle entre ce dernier et le bijoutier. La visite de la maison et la violente bagarre entre Pierre et Jean, devenus adultes, sont toutes deux des scènes ajoutées par André Cayatte également. En revanche, la scène dans le bar et surtout les monologues intérieurs de Pierre (malgré le fait qu'ils prennent une certaine place dans le roman, nous aidant ainsi à mieux le comprendre) ne sont pas retranscrits dans le film.<br />
Après cela, on serait tenté de penser que les deux oeuvres sont tout à fait différentes, mais il y a quand même des points communs&nbsp;: par exemple, les personnages dont il est le plus question sont Pierre et sa mère. Il y a également des scènes identiques, comme celle du portrait de Maréchal, que Mme Roland avait intentionnellement fait disparaître pour que l'on ne surprenne pas la ressemblance flagrante entre ce dernier et Jean, son fils biologique&nbsp;; de même que la scène avec Marowsko, un des personnages qui aura éveillé les soupçons de Pierre quant au secret familial jusqu'ici jamais révélé. Le fait que Jean soit le fiancé de Mme Rosémilly est aussi un point commun.<br />
Enfin, à la fin du roman, on voit Pierre qui part sur un bateau&nbsp;; les adieux avec sa famille, notamment sa mère, sont assez déchirants. A la fin du film, Pierre part également, mais cette fois-ci dans un train, et la tristesse de la famille est beaucoup moins apparente. Le début et la fin du texte de Maupassant et du film d'André Cayatte sont donc toutes deux différents, ce qui montre bien que le réalisateur a retranscrit le film à sa manière.<br />
Le roman <em>Pierre et Jean</em> est agréable à lire et l'histoire est intéressante bien qu'un peu prévisible&nbsp;: on parvient vite à deviner le secret de la famille Roland. Quant au film, il n'est pas étonnant que le regarder est beaucoup moins captivant aujourd'hui, compte tenu du fait qu'il a été réalisé il y a déjà plus de soixante-cinq ans, mais il est néanmoins bien représentatif de l'histoire initiale.</p>]]></content:encoded>
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